‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 201 sur 385 · CHAPITRE XIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIL

IL RÉFUTB LES MOINES QUI EXAGÂRENT LA DIFFI- CULTÉ DE l'obéissance RELIGIEUSE OU QUI MÊME L'A DISENT IMPOSSIBLE.

31. Trouvez-vous encore ce sentiment trop, rigoureux? Car si je m'en souviens bien, ce sont vos propres termes, lorsque considérant la difficulté, ou comme il vous semble, l'impossibilité de garder l'obéissance ou d'éviter la désobéissance, vous poussez sur la vie monastique cette exclamation : a Est-ce là cette voie pour « aller à Dieu , d'autant plus avantageuse .«qu'elle est plus étroite; et d'autant plus (( assuréer qu'elle est plus difficile, dans la- « quelle le religieux, que l'infirmité corna muiie à tous les hommes rend à peine a assez fort pour faire le bien et fuir le mal « qu'il connaît par la lumière naturelle, est «obligé de prendre encore autant de soin a pour éviter que pour accomplir ce qu'il « plaira à son supérieur de lui défendre ou de « lui commander? Car plusieurs des inférieurs a tenant cette maxime, mais peu l'observant a entièrement, quel autre effet produit-elle que • « l'effet causé par la liberté que prenaient ceux « qui mangeaient des viandes immolées aux , (( idoles, liberté si fort blâmée par l'Apôtre ' ». . Certainement, ce serait la même chose, si ce , que vous dites était véritable. Car celui qui ne croit pas accomplir tout ce qu'il se croit obligé . de faire, n'est point en sûreté de conscience. Pour réduire donc en peu de mots toute la substance de votre discours, vous croyez très-difficile d'accomplir entièrement tous les commandements de Dieu, et impossible de garder tous ceux de l'abbé : quoique la Vérité même déclare, qu'ils seront accomplis jusqu'au dernier point *. Hais vous me pardonnerez

» ICor. vui,7.^«MaUh ,v,8.

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