U PAPE INNOCENT
Il dérend l'ionoceDce d'Àlvise, évè4|ue d'Arras, contre ses jh>> cusa leurs.
Ason très-tendre père et seigneur, à Innocent, par la grâce de Dieu Souverain Pontife, Ucrnard, dit abbé de Clairvaux : le peu qu*il est.
Il n'est ni extraordinaire ni nouveau de voir Tespritde l'homme tromper ou être trompé. Il
» Eccl. xiï, 4. — * Luc I, 31, — « Lnc xxiii, 43. — * Luc XXIV, 25. — » Luc i, 20.
• Voyez la lettre 189.
fitit évHer Tun et l'autre, car il y a péril des deux côtés. L'ABge du grand conseil vous a mis eu gdîde coatre ce doubte danger, quand il ¥0us a dit : Soyez prudents comme des serpents et $mples c^mme des colombes ^ La prudence yous évitera d'être trompés, la simplicité vous empêchera d'être trompeurs. Les moines de Marchiennes * sont allés tous trouver dans un esprit d'erreur et de mensonge contre le Seigneur et contre son Christ. Ils ont élevé une. accusation inique contre l'évêque d'Arras, dont la conduite et la vie ont répandu jusqu'ici en tous lieux un excellent parfum. Quels sont ces hommes, qui mordent comme des chiens, qui appellent bien le mal, et qui donnent les îé- Bcbrespourlalumière? Quels sont ces hommes qui', contrairement à la loi, maudissent le sourd et mettent des obstacles devant les pieds de l'aveuglfe'? Pourquoi, seigneur, vous irritez-vous contre votre fils? Pourquoi avez-vous fait la joie de ses ennemis? Que devient cette parole de l'Apôtre : Ne vous fiez pas à tout esprit^ mais éprouvez si ks esprits sont de Dieu ^. J'ai la confiance que le Seigneur dissipera leur ^esseii); et, lorsque la vérité apparaîtra, ce qui vient, de mensonge s'évanouira, de sorte que rîniquité aura menti à elle-même. Nous avons appris de nos propres oreilles avec quelle fidélité, avec epieUe constance, ce prélat a élevé la voix devant le roi et devant les princes, pour défendre l'Eglise romaine. Il se présentera à vx)us dans son innocence, au jour où vous le ferez appeler. Il a envoyé en avant son fils, Pjarchidiacre porteur des présentes. Nous recommandons à votre mansuétude sa personne et ses mœurs. Du reste, l'abbé de Saint-Vaast • est allé vous trouver : c'est un homme ennemi de lui-même, ennemi des siens et de son Eglise, et qui a reçu en vain le nom d'abbé; car il cherche ses intérêts et non ceux de Jésus- Christ. Tel est le père, tel est le fils qui est avec lui, et qui n'épargne ni sa réputation ni sa conscience. Il est la raillerie et le mépris de ceux qui l'entourent. Je veux parler de G. son religieux. Que l'Esprit de vérité vous donne la
: Maitti. X, 16.
* Marchiennes était nn célëbre monastère de l'Ordre de saint Benoit, situé sur la Scarpe, dans le diocèse de Tournai : il avait été fondé par sainte Riclrude, au VI1« siècle.
• Levit xix, U. — » 1 Jean iv, l.
> Il s'appelait Gualler. II eut pour successeur, en i f 47, Giierricy dont il est question dans la lettre 284. U est établi, dans le Gallia Oirittiana^ que Innocent ne prit aucune mesure contre lui.
grâce de distinguer la lumière des ténèbres, de repousser le mal et de choisir le bien.