‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 264 sur 385 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

nu DIXIÂMB DEGRÉ D'ORGUEIL : LA RÉBRMJON * .

48. Â moins que la miséricorde d'en-Haut n'abaisse sur lui un regard qui le porte à accepter en silence le jugement de tous (chose bien difficile pour ces gens-là), il devient impudent, effronté, et il se précipite, avec audace et désespoir, dans le dixième degré, par la rébellion ; et après avoir, en son arrogance, méprisé secrètement ses frères, il jette le masque et sa désobéissance méprise tout maître.

49. 11 faut savoir que ces douze degrés peuvent se réduire à trois. Le mépris de nos frères embrasse les six premiers ; le mépris du maître les quatre qui suivent ; et le mépris de Dieu les deux qui restent. 11 est à remarquer

* A ce degré est opposé lo quatrième degré d'bnmiUté : se soumettre volontiers à soo supérieur, par amour de Dieu.

aussi, que ces deux derniers degrés de l'orgueil, qui se trouvent, quand on les monte, les premiers de l'humilité, et qui doivent être gravis hors de la congrégation, ne peuvent être descendus hors de son sein. Qu'il faille les monter, c'est ce que la règle nous donne clairement à entendre, quand elle ditdu troisième degré : Le troisième degré, c'est que, par amour de Dieu, chacun se soumette en toute obéissance à son supérieur •. Si c'est au troisième degré que se rapporte la soumission pratiquée certainement par le novice agrégé au couvent, la conséquence à tirer c'est que les deux degrés précédents sont déjà franchis. Le moine qui méprise, et l'union fraternelle, et le sentiment du supérieur, qu'apporte-t-il dans le monastère, sinon le scandale?

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