‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 317 sur 385 · DU PÈRE · texte numérisé non relu

DU PÈRE

a Comme et le Fils et l'tsprit-Saint viennent du Père, l'un par voie de génération, l'autre de procession, la génération diffère de la pro-

cession, en ce que celui qui est engendré est de la substance même du Père, puisqu'il est, comme nous l'avons dit, la Sagesse même ; or la sagesse est une certaine puissance; » Et un peu après : a Mais l'Esprit, bien qu'il soit de la même substance que le Père et le Fils (ce qui fait que la Trinité est appelée ofAoou<no;, c'est-à-dire de même substance), n'est pas cependant de la substance du Père ou du Fils, ce qui serait être engendré du Père ou du Fils: il procède plutôt d'eux ; et la procession consiste, en ce que Dieu, par la charité, s'étend à un autre être. En effet, par l'amour, chacun procède, en une certaine manière, de soi à un autre, puisqu'à parler proprement, on ne peut avoir de la charité pour soi-même ; on n'est pas bon pour soi mais pour un autre; mais Dieu surtout, qui n'a besoin de rien, ne peut être touché à l'égard de lui-même d'un sentiment de bonté qui le porte à s'accorder quelque chose : il n'éprouve ce sentiment que pour les créatures

DIEU NE PEUT RIEN FAIRE NI LAISSER FAIRE QUE DE LA MANIÈRE ET DANS LE TEMPS QU'lL AGIT OU LAISSE FAIRE.

« La raison qui prouve que Dieu le Père a engendré un Fils aussi bon qu'il la pu, puisque autrement il serait coupable de jalousie, établit aussi qu'à tous les êtres qu'il fait, il communique la bonté dans toute la mesure qui lui est possible, et qu'il ne veut leur refu-

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