A RICUIN, ÉVÊQUE DE TOUL
Il s*excuse d*avoir reça, sans le savoir, un de se» religieux profés nommé Guillaume.
Au vénérable Ricuin^ par la grâce de Dieu évêqne de Toul, le frère Bernard, dit de Clairvaux, et le petit troupeau conûé à ses soins : le salut et la paix.
Nous rendons grâces à TÂuteur du salut de ce que vous avez daigné nous saluer. Cependant, autant votre salut nous réjouit, autant Tordre que vousy avez joint nous afflige ; mais, malgré notre peine, nous avons exécutéce que vous nous avez commandé. Devant Dieu et devant Votre Sainteté, nous nous justifions, le vénérable frère Guillaume lui-même l'attestera, en ce que nous l'avons reçu sans savoir qu'il fûtvotre profès. Si c'estune faute de l'avoir reçu ainsi, elle vient de lui et non pas de nous. Après cette franche et sincère justification, puissions-nous mériter votre grâce et votre bénédiction 1 Adieu. Nous désirons, saint et trèsrévérend père, que vous passiez tranquillement de la vie à la mort, alors que vous serez aussi plein de jours que de vertus.
LETTRE CCCXCVn.