A ALBERT, RECLUS
(1 loi conseille de manger une fois par jour et de ne jamais recevoir de femmes.
Le frère Bernard, de Clairvaux^ au frère Albert, reclus : qu'il livre un vaillant combat.
Vous me demandez la permission d'observer je ne sais quel règlement de jeûne, que vous aviez sollicité de moi, dans votre cellule, et d'avoir avec des femmes des entretiens que je vous avais défendus, comme vous vous en souvenez, mais que vous ne pouvez, écrivez- vous, évitera causede votreindigence. Je n^prétends, quanta moi, avoir sur vous aucun pouvoir. Je vous ai donné le conseil, et non pas l'ordre, de manger toujours au moins une fois par jour ; de vous interdire absolument toutes visites de femmes et tout entretien avec elles ; de vivre du travail de vos mains, sans compter beaucoup d'autres points qu'il serait trop long de rappeler maintenant. Que si vous voyiez que vous ne pourriez pas suffire aux frais de cette grande entreprise, vous ne deviez pas commencer ce que vous étiez incapable d'achever. Je vous ai donné un conseil sûr : vous n'êtes pas forcé de vous en tenir à mon règlement; cependant je ne vous engagerai pas à en changer. Adieu.
t Acl, X, 48.
LETFRE CDV.