‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 60 sur 385 · LETTRE CDXLIV · texte numérisé non relu

LETTRE CDXLIV

A ATTON, ÉVÉQUB DE TROTES '.

Au seigneur A., par la grâce de Dieu vénérable évoque de Troyes, le frère B., inutile serviteur des frères de Clairvaux : ce que peut la prière d*un pécheur.

Nous accueillons avec joie les fréquentes visites de Votre Charité, et celle que vous nous faites encore aujourd'hui par le bien -aimé frère G. ; nous admirons la considération qu'il témoigne aux pauvres et son dévouement aux étrangers. Sachez que, si nous ne sommes pas digne de cette bonté, nous n'en sommes pourtant point ingrat. D'ailleurs, demandez-en la rémunération, non pas à nous, mais à Dieu, qui, en vous imposant des devoirs envers les sages et les insensés, se rend par là votre débiteur, puisqu'il accepte comme fait à lui-même tout ce qu'il vous ordonne de faire aux siens pour lui. Au reste, comme, d'après l'Écriture, le fils sage est la gloire de son père, nous souhaitons que votre fils 6., plus haut nommé, mérite toujours bien de votre paternité. S'il est tel au dedans qu'il parait être au dehors, nous croyons que vous tirerez avantage pour vous-même de tout le bien que vous lui aurez fait. Portez-vous bien.

* La lettre publiée dans l'édition latine de M. Migne sons le n* CDXLIV comme adressée « à un abbé, » est la reprodactioa textoeUe de la lettre publiée sons le n» CDXVIl, comme adressée « à l'abbé Troncbin. » Nous Tayons supprimée et remplacée par la troisième des lettres inédites données par M. le baron Reivyn de Lettenbove.

* AttoD, étéque de Troyes, qui distribua tous ses biens aux paufres pour se ret&er à Cluny. .

LETTRE CDXLV.

A UN ABBÉ

Il lui recommande L., qui s'était enfui et qui revenait, et il le prie de le recevoir avec bonté.

Je vous conjure, par la miséricorde de Dieu et par notre mutuelle affection, de recevoir avec bonté le frère L., qui se repent de son erreur, et qui, plein de regret, promet, en revenant, de se corriger. Je vous demande, en le recevant et en le réconciliant, de vous montrer plus clément et plus doux que vous ne Têtes d'ordinaire avec les autres fugitifs ; qu'il sente ainsi l'avantage qu'il retire d'avoir songé à se recommander de nous auprès de vous et d'avoir eu recours à notre intercession.

LETTRE CDXLVI.

A UN AMONYHE.

II lui écrit qu'il est sorti d'une maladie srave, et qn'il est revenu des portes mêmes de la mort.

Tout, comme pour lui-même.

J'ai été moi-même longtemps tourmenté à cause de vos propres inquiétudes, dont votre lettre me laissait voir toute la gravité. Je ne pouvais pas ignorer, en effet, combien vous deviez souffrir, lorsqueje réfléchissais àce que j'étais quand vous m'avez quitté. Mais je n'avais pu trouver le moyen de vous envoyer un messager, pour vous remettre l'esprit en meilleur état, quand mon corps lui-même, par la miséricorde de Dieu, eut commencé à se rétablir. Aujourd'hui donc, ayez bon courage : car le Seigneur m'a châtié et ne m'a pas livré à la mort. Le premier dimanche de l'Avent, j'ai pu pour la première fois m'approcher moi-même de l'autel, et recevoir la sainte communion sans la moindre assistance de personne; c'est également moi qui ai dicté cette lettre : vous pouvez voira ces deux signes combien, grâce à la bonté divine, j'ai le corps et l'esprit en bon état. J'aimerais à vous voir, si cela pouvait se faire commodément et sans dérangement.

LETTRE CDXLVII.

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