‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 68 sur 385 · LETTRES DOUTEUSES OU APOCRYPHES · texte numérisé non relu

LETTRES DOUTEUSES OU APOCRYPHES

LETTRE CDLXL

A MATTHIEU, ÉYÊQCE D'ALBAKO.

Snr l'ËTâDgile de saint Luc, ch. xvi, 1-9 : « Il y ayait un iMMnmê riche qui avait un iilendant. »

A son tres-réyérend seigneur Matthieu S pai* 1& grâce de Dieu vénérable évêque d'Âlbano^ le frère Bernard, son tout dévoué : tout ce qu'un serviteur souhaite à son maître^ et un fils à son père.

J'ai reçu ce que Votre Éminente Grandeur a mandé de Rome à ma petitesse par le seigneur Servulus, notre très-cher abbé de Velves, à savoir : que je tous copie ce que Dieu m'a inspiré de dire sur l'Évangile de l'intendant d'iniquité, et je vous le transmets enfin aujourd'hui, bien tardivement et non sans une certaine crainte que vous n'y trouviez quelque chose d'insipide. Je vous demande pour moi à cet égard une surabondance de tendresse et de charité, afin que vous me pardonniez d'avoir

' Mattbien, évèque d*Albano, fat d*abord moine de TOrdre de Clony. De là il devint prieur de Saint-Martin des Champs. Il fot ensnite créé cardinal-évèque d*Atbano, légat du Saintl^ége en France. La lettre xxf lui est adressée. Servolos ou Serioo, dont il est question au commencement de la lettre, était abbé jdu monastère de Saint-Lucien de Beauvais. Ces ' circonstances reportent bien ceUe lettre à l'époque de saint Bernard. Cependant nous tenons son authenticité pour suspecte. Elle parait être de Tan 1133. — Dom Martène.

tardé et que vous rectifiiez ce que je vous présente d'incorrect. J'ai réservé ce travail à votre autorité et à votre prudence, pour que vous le corrigiez ; je vous supplie donc d'accepter, et je vous envoie avec le manuscrit un petit couteau à manche d'ivoire, communément appelé Quinivers^ afin que vous retranchiez avec mon propre glaive les erreurs que vous jugerez dignesde suppression.En outre,je supplie votre grande piété de ne pas m'oublier dans vos prières, parce que chaque jour je me souviens de vous, quand j'implore avec ardeur la miséricorde de Dieu. Portez-vous bien.

LETTRE CDLXII.

Page 1