‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 81 sur 385 · BERNARD · texte numérisé non relu

BERNARD

£ur la fondation da monastère de Mores, diocèse de Langres.

Samson, par la grâce de Dieu archevêque de Reims, à son très-cher et cordial ami Bernard, vénérable abbé du monastère de Clairvaux ; salut et heureuse persévérance dans les vœux de la sainte règle.

Accédant avec une légitime sollicitude aux demandes de Votre Sainteté, nous avons beaucoup et longtemps travaillé auprès des abbés et chanoines de Saint- Denys pour qu'ils nous donnent l'église qui est près de Mores avec toutes ses dépendances, afin de faire là une abbaye de l'Ordre de Clairvaux ; nous venons à peine de pouvoir l'obtenir. Enfin, avec l'aide de Dieu, ils nous ont donné cette église avec toutes ses dépendances, à la condition qu'une abbaye de l'Ordre de Clairvaux s'y fonderait. C'est pourquoi nous vous concédons et nous vous donnons, à vous et à la sainte congrégation de Clairvaux, cette église avec toutes ses dépendances, à savoir pour que vous fassiez là, sans plus de retard ni d'obstacle, une abbaye de rOrdre de Clairvaux. Que Votre Sainteté se porte bien dans le Seigneur, et prie toujours le Seigneur pour nous et pour les églises qui nous sont confiées.

LETTRE CDLXXXVI.

(Écrite vers l'an 1152.) D'hENRI, ÉVÊQUE de TROYES, a saint BERNARD,

SUR l'abbaye de BOULANGOUR.

Au vénérable et très-révérend père Bernard, abbé de Claii*vaux, et à ses successeurs régulièrement institués, moi Henri, évoque de Troyes : le salut éternel.

i. Si nous donnons nos soins et notre vigi-! lance aux monastères et aux églises institués

dans notre évéché, pour qu'ils progressent vers le bien, c'est de Celui qui prend soin de tout que nous espérons le secours et que nous Attendons la récompense. Il y avait dans notre évêché une église de chanoines, du nom da Boulancour, ayant un abbé, des chanoines, des convers et des femmes, qui tous avaient fait vœu de sainteté : comme la discipline s'y était complètement perdue, que l'insolence y régnait, que l'honnêteté en avait disparu, nous nous y sommes rendu, appelé par les habitants de cette maison, qui ne pouvaient plus se soutenir par eux-mêmes. Là, l'abbé du lieu et tous, tant chanoines que convers et femmes, nous ont demandé avec d'abondantes prières de concéder à toujours cette église et toutes ses possessions, qui ne pouvaient plus se soutenir par elles-mêmes, à Dieu et à l'Ordre de Citeaux, et spécialement à la maison de Clairvaux et à son vénérable père, pour qu'il la réformât et la possédât selon les coutumes de l'Ordre de Cîteaux. Et l'abbé du susdit lieu s'est démis de son abbaye entre nos mains et nous l'a rendue pour l'œuvre de Clairvaux.

â. Voyant donc que le Dieu tout-puissant avait éclairé et réformé le monde presque entier par vos soins, par votre sagesse et par votre religion, nous donnons à perpétuité cette église avec toutes ses possessions à l'Ordre de Citeaux, à votre Paternité et à la maison de Clairvaux. Voici les dépendances que nous croyons devoir désigner par leurs propres noms : la terre attenante à l'Abbaye, la grange de Froide -Font, Perte - en - Rôterie, Perte- Haymon, Perte-Sèche, Dom-Pérucle, Brûlée, avec toutes les fermes qui y tiennent et en dépendent, et tout ce que la susdite église possédait en propriété. Pour que cette donation, par vétusté ou par la méchanceté des hommes, ne vienne pas à être changée ou détruite, nous la confirmons de notre sceau. Fait cette année de l'Incarnation du Seigneur 1152, sous le règne de Louis le Jeune, roi de France.

LETTRE CDLXXXVll,

(Écrite vers Tan 1126 )

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