ÉVÉQUE DE PARIS
De la paix entre loi et Etienne de Garlande.
Il y a quelque temps, sur la demande même d*Ëtienne de Garlande, nous vous avons parlé
de rétablir la paix entre lui et vous. Aujourd'hui nous avons appris qu'oubliant certaines choses qu'il paraissait avoir contre vous, il désire une réconciliation avec vous: nous venons donc donner un conseil à la prudence de Votre Sainteté; comme nous vous aimons de tout notre cœur, nous ne pouvons vous rien conseiller qui ne soit utile à votre honneur. Nous vous conseillons, dis-je, et nous vous demandons de lui fixer un délai et un jour convenables pour faire avec lui la paix, qu'il offre de soumettre à la connaissance et à l'examen de vos amis, par exemple, de l'abbé de Clairvaux. 11 ne convient pas que Votre Paternité repousse la paix qu'on vous offre, et que vous devriez -au contraire provoquer de toute façon, si elle ne vous était présentée. Car, à l'exemple du Sauveur notre Maître, vous devez chercher la brebis égarée et la rapporter même sur vos épaules au bercail de la paix. Si, comme le dit l'Apôtre, nous devons être en paix avec tous les hommes, combien ne devons-nous pas l'être avec ceux dont il nous faut répondre envers le Seigneur 1 C'est pourquoi, si, ce qu'à Dieu ne plaise, vous n'acceptez pas de cet homme la satisfaction déterminée par vos amis, il est certain que vous encourrez la colère de Dieu et (|ue vous couvrirez vos amis de honte. Adieu.
LETTRE CDLXXXVIII.
(Écrite l'an 1153.)
D nUGUES, ÉVÊQUE d'oSTIE, AU CHAPITRE DE