‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 86 sur 385 · AVERTISSEMENT DE J. MERLON UORSTIUS AUX LECTEURS · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE J. MERLON UORSTIUS AUX LECTEURS

Ce tome renferme quatre traités divers de saint Bernard, quatre traités qui sont indubitablement de lui : car, pour les autres, ils auront leur place ailleurs. Parmi ces traités , tient la première place par le rang et par l'excellence le Livre de la CoMÎdération au pape Eugène III, livre souverainement utile et néces^aire,s'ilen fuf, aux évcques et aux prélais

de l'Église. Dans la Vie de saint Bernard *, vous trouverez ce que je conseille de lire entièrement avant de faire la lecture de ces livres. Ajoutez-y ce qui suit : Gérard Vossius, préposé de Tongres, éditaces livres séparément à Rome, en 1594, d'après la bibliothèque du Vatican, et les dédia au souverain-pontife Clément VllI.

* Uv. n. r. VIII, elliv. Hl, c. Mm.

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DE LA CONSIDÉRATION. — AVERTISSEMENT

Or, pour les recommander, il dit entre autres choses : « Ce qui montre quelle grande estime, a entre autres SouTerains-Pontifes, Nicolas V X accordait à ces liyres, c'est que, ayant Tin- < yention de l'imprimerie, il eut soin de faire Qc transcrire ces même livres séparément pour « son usage et celui des autres, en un caractère « tout à fait beau et magnifique. Brûlant d'àa mour et de goût pour ces liyres, Pie V, pieux « de nom et d'effet, les employait volontiers à « la lecture de sa table, les pesait et en faisait a grand cas ; comme fit, je le sais, son succèsa seur dans le Pontificat, Grégoire XIII. Urbain a Vn, pendant son épiscopat et ensuite pendant a son cardinalat, les eut, dit-on, pour trèsa familiers, et les emporta avec lui au conclave a dans lequel il fut proclamé Souverain-Pon- 0 tife. Grégoire XIV, qui lui succéda bientôt a après dans le Pontificat, avait accoutumé « d'accorder beaucoup à ces mêmes livres de 9 Bernard : il les avait souvent à la bouche, a et il souhaitait qu'ils existassent à part pour a que tous les ecclésiastiques, et surtout les a prélats, pussent les porter et les lire plus a commodément: ainsi ai-je appris de lui, lorsa qu'il était encore cardinal, de personnages a vraiment dignes de foi, et je l'ai entendu plus « d'une fois de sa propre bouche.» Ainsi parle Vossius dans sa Dédicace à Clément VIII.

Parmi les Traités^ vous en trouverez deux transférés ici du milieu des Lettres^ et cela non sans raison, je pense • La longueur et le genre mêmedel'argumentation, ainsi que la manière de traiter le sujet, semblaient réclamer le nom de Traité. Il est assez fréquent que les pieux travaux et les traités des Pères portent le nom de Lettres^ remarque ÉphrœmiusdansPhotius, cod. 229 ; et Baronius le montre par divers exemples, à l'année du Christ 584, en parlant

de la lettre de saint Grégoire écrite au nom de Pelage II contre les trois Chapitres. Parmi les Lettres de saint Jérôme et de saint Augustin, il s'en rencontre plusieurs que les auteurs euxmêmes qualifient du nom de Livres. Ceux qui dans la suite entreprirent d'éditer les Pères, eussent rapporté, au jugement de plusieurs, les élucubrations de cette espèce plus convenablement au rang et à la table des Traités ou des Livres qu'à ceux des Lettres .Cependant ils ne doivent pas paraître formellement dépourvus d'autorité, surtout lorsque l'exemple est venu, des Apôtres de confier à des lettres les sujets les plus sérieux. Mais de telles lettres sont véritablementdestraités surdes choses nullement familières. Aussi il nous a paru bon de retirer ces deux lettres, la 42* et la 590% comme trop prolixes, du nombre des autres, et de les adjoindre aux Traités^ avec la division par cha« pitrespour la commoditédu lecteur. Rien n'empêche que, comme elles sont adressées à une seule personne, elles ne la touchent plus spécialement. Certes, si les vrais traités sur quelque sujet, par là même qu'ils sont adressés à quelqu'un, doivent être qualifiés du nom d€\ Lettres^ il n'y aura presqu'aucun livre auquel ne soit dû ce nom de Lettres^ puisque presque tous emploient cette forme solennellede dédier leurs élucubrations à quelqu'un, à ce pointque de même VApologieàVabbéGuilhumeeXiB'rnèïae et plusieurs autres opuscules de saint Bernard devraient être rangés parmi les Lettres. Nous avons cependant conservé le nombre et l'ordre reçu des Lettres^ pour que notre travail ne trompât personne, si les citationsdespremières éditions différaient de la nôtre. De plus, s'il y avait quelques autres choses dont le lecteur dût être averti, il les trouvera en leur lieu, et longuement, dans la Préface de tout l'ouvrage.

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