LIVRE PREMIER
Ce premier livre se divise en onze chapitres.
Dans son début, le Saint remarque avec douleur que les occupations du souverain Pontife sont innombrables. 11 manifeste la crainte que ces travaux, si multipliés et tout extérieurs, ne finissent par atteindre son âme, par la dissiper, l'endurcir : et voilà une belle prépara^ tion pour faire accueillir son sujet, le faire désirer, aimer.
Dans le troisième chapitre et dans les sui* vants jusqu'au sixième, il détaille ce qu'il appelle des distractions importunes, indignes mênae d'un Vicaire de Jésus-Christ ; et ce sont les affaires de tout l'univers, qui se traitaient autrefois en Cour romaine. Certes,tout estbien changé ; et l'Église, presque étrangère aujourd'hui sur la terre, n'a plus à s'occuper que des affaires du ciel.
Dans le septième et le huitième chapitres, il démontre que la première occupation doit être toujours, surtout pour un souverain Pon« tife, ajoutons pour tout prêtre, pour tout pas^ teur, la amsidératian^ ou les œuvres de piété et la contemplation des choses éternelles ; il en décrit admirablement les divins avantages, et la présente comme la source infaillible de toutes les vertus.
Dans le neuvième, il répond à une objection qu'il se fait, ou qu'il a prévue , et finit, dans les deux autres, par indiquer au souverain Pontife des abus énormes à réprimer dans tous ceux qui sont employés aux tribunaux ou aux affaires.
Nous ne dirons rien de plus particulier sur la forme, sinon qu'il n'y a qu'à lire, pour juger, goûter et admirer.