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A LA BARONNE DE CHANTAL
A une journée de Monthelon, le Saint prévient la Baronne qu'il va arriver. — Il demande « un petit bain de sauge » pour son pied à peine guéri d'une chute récente.
Vers le 10 octobre 1609(1).
Ma chère Seur,
Nous allons a la Messe, pour disner par après et partir. Mais qu'il me tarde que je sois vers vous ! Je n'y seray néanmoins qu'un peu tard, car nos chevaux sont recreuz
( I ) Comme le mariage de Marie-Aimée de Chantai avec Bernard de Sales fut béni le 13 octobre, ce billet a dû être écrit peu de jours avant.
Anmee 1609 20J
des grandes journées que nous avons faites. Si nous treuvons monsieur de Chantai couché, nous ne laisserons pas de luy aller donner le bonsoir. Mais il faut que je prie ma bonne nièce (0, si elle [est] auprès de vous, de me faire la charité d'un petit bain de sauge pour mon pied, que je vous porte un peu boiteux *. 'Cf. supra, p. 20a.
Bon soir, ma chère Seur, ma Fille ; vostre filz (»), vostre neveu(3) et la Thuille(4) vous baysent les mains. Nous avons pensé amener monsieur de Charmoysi, mais la venue de Monsieur de Nemours nous a osté cette bonne compaignie.
Nostre Seigneur soit avec vous.
ReTU sur TÂntographe conservé à la Visitation de Rennes.
(i) M»« de Bréchard.
(a) Bernard de Sales.
( 3 ) Serait-ce Jacques de Neufchèzes ? La Baronne, en effet, dut envoyer quelqn*un des siens au-devant de François de Sales. ( 4 ) Louis de Sales accompagnait son bienheureux frère.