‹ Œuvres de Saint François de SalesChapitre 66 sur 124 · AU PÈRE ANTOINE POSSETIN, DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS · texte numérisé non relu

AU PÈRE ANTOINE POSSETIN, DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS

(nn&DiTB)

Les fruits des Baercices de saint Ignace. — Progrès des conversions antour de Genève. — Une paysanne missionnaire. — Rétablissement du cnlte catholique à Gex. — Un grand nombre de genevois ébranlés ; obstacles qni s'opposent à lenr retour. — Le Saint raconte comment il a traversé Genève à cheval et Témoi que son passage a suscité dans la ville. — Le mauvais vouloir des ministres à l'égard des propositions de François de Sales. — Comment Vlniroduction à la Vie devott a vu le jour ; cause de son succès. — Offrande d*un exemplaire au destinataire.

Annecy, 10 décembre 1609.

Mio Reverendo Padre,

Il Padre Gîoseffo Alamanni, Rettore del CoUegio di Turino(«), mi ha mandato un aviso de i frutti i quali sono stati fatti in Salamanca per mezo degVEsercitii spiritualii}\ et questo per commissione la quale voi gli

Mon Révérend Père, Le P. Joseph Alamanni, recteur du collège de Turin ( » ), m*a envoyé une relation des fruits qui se sont faits à Salamanque au moyen des Exercices spirituels (3); or, c'est vous qui l'avez chargé de me faire

( X ) Notre texte italien doit être une traduction de VAutographe écrit en français, comme la lettre du 4 octobre 1605 (voir le tome précédent, p. 105).

Quant au destinataire, il ne peut être que le P. Possevin, à n^en juger que par les confidences de la lettre. D*ailleurs cette copie a été trouvée parmi d'autres lettres certainement adressées à ce Religieux. Au revers de cette même pièce, on trouve notées de la main du P. Possevin ces paroles : Dtl Sr Vtscovo di Ginnra ad un Padr* dtlla Compa di Gitsu, Délit cûnvtrsioni fattt di kereiici tt délit cose dtlla città di Gintvra. — Le R. P. van Meurs, S. J., à qui nous devons ces indications et le texte de cette lettre, n'hésite pas à croire qu'elle a été adressée à Tancien directeur du Saint.

(3) Jean-Joseph Alamanni, né à Milan en i^^6, entra dans la Compagnie de Jésus le 35 mai 1573. Profès des quatre vœux le la avril 1593, il mourut à Asti le 3 août 1630, après avoir enseigné, prêché et rempli plusieurs fois la charge de recteur. Il était l'aîné de cinq frères Jésuites.

(3) Il s'agit sans aucun doute de l'apostolat exercé dans cette ville par le P, Guillaume Bathe ou Bath. « Parmi les fruits de son lèle, on compta jusqu'à

aao Lettres de saint François de Sales

havete data per farmi questa comunicatione. lo ve ne rendo gratie, mio Reverendo Padre, et mi rallegro di tutto mio core di sapere per questa occasione che non solamente la Providenza divina vi ha conservato in sanità insino al présente, ma parimente mi ha conservato nella vostra benevolenza, la quale io tengo per una ventura ben cara et pretiosa per me, il quale reciprocamente continuo in honorarvi nella mia anima con un rispetto et amore tutto particolare. Per conseguenza di questo, io vi dira brievemente alcune nuove di questa mia diocèse et come io fo, sentendomi obligato a darvene conto.

Noi non habbiamo più alcun heretico nei balliaggi o signorie di Ternier e Gragliard, ne nel ducato di Chiablès,

cette communication. Je vous en remercie, mon Révérend Père, et de tout mon cœur je me réjouis d'apprendre ainsi que non seulement la divine Providence vous a conservé en santé jusqu'à ce jour, mais que, pareillement, elle m'a conservé en votre bienveillance, faveur que je tiens pour bien chère et précieuse. En retour, je continue à vous honorer dans mon âme avec un respect et un amour tout particulier ; c'est pourquoi je vous dirai brièvement quelques nouvelles de mon diocèse et ce que je fais moi-même, car je me sens obligé de vous en rendre compte.

Nous n'avons plus aucun hérétique dans les bailliages ou seigneuries de Ternier et Gaillard, ni dans le duché de Chablais, où presque

trois cents cooTersions d^insignes pécheurs, dont le changement de vie et les oravres de pénitence et de Tertu tenaient dn prodige. A sa voix, dit un histo> rien (i), les monastères se peuplaient de jeunes gens des plus Ulustres familles. Les Exercices de saint Ignace étaient l'instrument par ezceUence et presque unique des merveilles que Dieu opérait par ses mains. » (Minologe d* la Cm de Jésus f Assist. de Germanie.) Ce généreux apôtre, né à Dublin d'une noble £imiUe irlandaise, avait quitté la cour d'Elisabeth pour la Compagnie de Jésus ; après avoir étudié la théologie à Padoue et exercé dans cette ville un fructueux apostolat, il se rendit en Espagne, séjourna à Salamanque, au collège irlandais, et mourut saintement à Madrid, à TAge de cinquante ans, le 17 juin 1614. Il a laissé un ouvrage fort curieux : Janua linguarum, etc., x6tx, et un travail sur les Exercices : Aparejos para administrar tl Sacramenio di la Pgnittncia, etc., publié à Milan (1614) sous le pseudonyme de Pedro Manrique. (Cf. Dis- Hmguiskêd Irùkmen of tke XVI*b centuty, fy tkt Rtv, Edmund Hogan, S. J, London, Bums and Oates, 1894.)

CO Taim«r, S. J., Socktas Jem Apostohntm iimitatnx, 1694.

Anmbb 1609 â^i

dove erano quasi tutti, già sedici anni ch'io vi fu (sic) mandato. Una signora, la quale non si era giamai potuta ridurre(0, essendo morta questi giorni passati, doppo havere nondimeno fatto professione délia fede catolica il giorno medesimo ch'ella mori, et havendo ricevuto i divini Sacramenti per le rimonstranze fattele da una paesana sua vicina, ha fatto grandemente maravigliare dei segreti délia bontà di Dio, coloro i quali hanno saputo considerargli in questo fatto.

Nel balliagio di Gex, il quai adesso è del Ré di Francia, la più parte sono anchora hughinoti (sic)^ sendo in loro continuata questa maledetta religione da settanta anni in qua che i Bernesi H la piantarono. Con tuttociô, doppo nove anni in qua, noi habbiamo ristabilito Tessercitio catolico in cinque bande (>), et i due ultimi ristabilimenti furono fatti solamente nel mese di settembre passato*; et doppo quel tempo, alcuni si sono ridotti, •Videiopra,p.i96, et specialmente questo mese passato, un gentilhuomo d'importanza (3).

tous Tétaient, lorsque j'y fus envoyé il y a seize ans. Une dame qu'on n'avait jamais pu convertir ( i ), est morte ces jours passés, après avoir, néanmoins, fait profession de la foi catholique le jour même de sa mort et reçu les divins Sacrements, grâce aux exhortations d'une paysanne sa voisine : grand sujet d'admirer les secrets de la bonté de Dieu pour ceux qui ont su les considérer dans cet événement. Dans le bailliage de Gex, qui appartient maintenant au roi de France, la plupart des habitants sont encore huguenots ; car cette maudite religion a persisté parmi eux depuis soixante-dix ans que les Bernois l'y ont implantée. Cependant, après neuf ans, nous avons rétabli l'exercice du culte catholique en cinq endroits (3). Les deux derniers rétablissements furent seulement faits en septembre dernier, et depuis lors, quelques personnes se sont converties ; notamment, ce mois passé, un gentilhomme de marque (5).

( X ) Le nom de cette « dame » s'est dérobé à nos recherches.

( a ) Les m cinq endroits » où le culte cathoUqne fat restauré étaient : Gex, Farges, Asserens, Cessj et Pérou, et en novembre téoz pour les trois premières paroisses. (Cf. tome XII, p. 90.)

(5) Ce «c gentilhomme de marque » serait-il Alexandre de Montcroissant ? (Cf. ci-dessus, note (s), p. 163.)

Quanto alla dttà di Genevra, la consideratione dello Stato la ritiene nella sua infelicità ; ma con tutto questo, mi pare che i primi crepusculi del giorno spirituale cominciano a spandere i raggi fra i suoi habitant!, poichè grande quantità di loro consentono che la religione catolica è migliore. Molti la desiderano e confessano che se la preferirebbono chiaramente, se ella fosse cosi salutare a loro Stato come essa sarebbe aile loro conscienze ; e credo che se il loro edito, il quale chiamano fundamentaie, nel quale è condennato a morte il primo che proporrà la mutatione délia religione, fosse abolito (0, molti intraprenderebbono di par lare per havere Fessercitio catolico in una chiesa délia città.

Qjiiant à la ville de Genève, la raison d'Etat la retient dans son infortune ; mais il me semble que, malgré tout, la première aurore du jour spirituel commence à répandre ses lueurs parmi ses habitants, puisqu'un grand nombre d'entre eux avouent que la religion catholique est la meilleure. Beaucoup la désirent et confessent qu'ils la préféreraient ouvertement à la leur, si elle était aussi salutaire à leur Etat comme elle le serait à leurs consciences. Et je crois que si leur édit (qu'ils appellent fondamental), suivant lequel le premier qui proposera le changement de religion doit être condamné a mort(«), si cet édit était aboli, plusieurs entreraient en pourparlers pour obtenir l'exercice du culte catholique dans une église de la cité.

( I ) Parmi les OrdonnaHets dtla Citédi Genevt^ sus la Reformation, T Estais ti Polie* d'ietlle, rtviuis par nos Tnshonnorés Seigneurs, le XVII de Décent" ère mil cinq cens huictante huict, et publiées le premier de Janvier, i^8^ (Geneye Le Preux, 1 589), on trouve les proiiibitions suivantes :

wi Delà Reformation, Estât, et Liberté de la Ville, — En premier lieu... il est défendu très expressément (conformément à TEdict passé en Conseil gênerai dés Tan 1539) que nul de quelque estât, qualité et condition qu'il soit, n*ait à procurer ni prattiquer secrètement ni ouvertement, directement ou indirectement, et en quelque manière que ce soit, d*abolir et faire cesser le cours de la Parole de Dieu et du sainct Evangile, ici purement annoncé, ni introduire en ceste dite Cité et au territoire dHcelle aucune autre Religion à ce contraire. — II. Pareillement, que nul n'ait à parler, pourchasser, ni avancer aucun moyen quel qu'il soit, tendant à aliéner, accorder, changer ni altérer directement ou indirectement, secrètement ou ouvertement en quelque façon et manière que ce soit la Seigneurie, Estât et Souveraineté de ceste cité de Genève,... ains que chacun soit tenu de tout son pouvoir maintenir la saincte Reformation Evangelique qu'il a pieu à Dieu establir au milieu de nous, ensemble la liberté et estât souverain de ceste dite Cité. Et«st commandé et enjoint à toua

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lo, Taltro giorno, andando a Grex, doppo havere celebrato la santa Messa in un villaggio vicino ( 0, mi venne al core di passar dentro la città di Genevra, il che era il mio camino più diritto ; il che io feci senza alcuna apprehensione, per una certa confidanza più semplice che prudente. Et essendo arrivato alla porta, il sopraintendente di quella dimandando che io era, io feci rispondere pel mio Vicario générale (») che era Monsigfnor il Vescovo. Et sopra la dimanda che fu fatta : « Quai Vescovo? » io feci rispondere : « Monsignore il Vescovo di questa diocèse ; » et allora egli lo scrisse sopra il suo libro di consigrnatione, con queste parole : Mons^^ Francesco di Sales,

Naguère, allant à Gex, il me vint au cœur, après avoir célébré la sainte Messe dans un village voisin ( > ), de passer par Genève : c'était mon chemin le plus direct. Je le fis sans aucune appréhension, par une certaine hardiesse où il entrait plus de simplicité que de prudence. Arrivé à la porte de la ville, le préposé demanda qui j'étais ; je fis répondre par mon vicaire général (») que j'étais Monsieur l'Evêque. Et à cette question : c Quel Evèque ? b je fis répondre : t Monsieur l'Evêque de ce diocèse. » L'homme alors l'écrivit dans son registre d'inscriptions, avec ces mots : Monsieur François de Sales, Evêque

ceux qui ont devoir à iceUe, qui appercevront quelques telles pratticques et menées, de les révéler et rapporter promptement à nosdits Treshonnorés Seigneurs : Le tout de ce que dessus à peine aux contrevenans ou consentans de perdition et confiscation dé corps et biens. •

Cet édit, dont nous soulignons les derniers mots, est sans doute celui dont le Saint souhaitait Tabolition.

Déjà, dans les Cries (i), soit publications £iites le la mars 1^50, on trouve un article ainsi conçu : « 7. Item, que nul ne soit si osé ni si hardi en manière quelconque procurer ni pratiquer, secrettement ni ouvertement, de abolir ou faire cesser la parole, prêche et sermon de Dieu et de son saint Evangile, ni de avancer ni revenir à la loi papisUque, sus peine de perdition de la vie, n

( X ) Saint-Julien en Genevois, d'où il partit, en effet, dans la matinée du ti septembre. (Cf. Charles-Auguste, Histoire, etc. liv. VII.)

(3) Jean Favre (voir le tome précédent, note (i), p. a6^).

(1) Lts Cries dt 1550, inMitts, sâuf eirenr, se trouvent aux Archives de Genève, dans un volume manuscrit intitulé : Nouveau Recueil de Règlemeus ; compilation faite en 1777, en vue de la rédaction d'un Code genevois.

Le même article est reproduit, avec de légères variantes, dans les Cries des a8 février et $ mars i$6o : Lu Cries faita en cette cité de Genève^ Fou mille cinq cem soixante. Avec privilège. Chez Artus Chauvin. — Cette publication a été réimprimée à Montpellier, 1879. (lyt^rès les notes 4e M. B. Rsvoire, de Genève.)

2^4 Lettres de saint François de Sales

Vescovo di questa diocèse. E non sô se egli intese il motto di diocèse; almeno egli mi lasciô entrare, e cosi io passai a cavallo a traverse délia città, salutato dalla piû parte de gli huomini e donne molto honorevolmente. Dapoi, essendo io uscito et essendo sparso fra il popolo il romore délia mia passata, fecero grande diversità di discorsi fra loro. I seditiosi dicevano che dovevo esser ritenuto per costringermi a rinegare il mio grado ; î più honesti, pel contrario, dissero che bisognava ritenermi per carezzarmi in qualità di signore vicino et amico. Ma communemente, hanno preso per un malvagio presaggio ch'io habbia havuto Tassicuranza di passare freddamente fra loro con le mie insigni di Vescovo et dî dire alla loro porta ch' io era il loro Vescovo, il che non è giamai avenuto dapoi che si ribellarono. Io mi sono spesso oflFerto di andare per convincere la loro dottrina di falsità, se mi dessero sicurezza délia n^ia persona e di quei che verrebbono meco, et ho fatto portar loro la parola per gente di qualità, con uno scritto sottoscritto di mia mano et sigillato ; ma giamai non hanno voluto,

de ce diocèse. Je ne sais s'il comprit le mot diocèse ; du moins me laissa-t-il entrer, et ainsi je passai à cheval au milieu de la ville, salué par la plupart des hommes et des femmes avec un grand respect.

Après ma sortie, le bruit de mon passage s'étant répandu parmi le peuple, on tint à ce sujet des propos très différents. Les séditieux disaient qu'on aurait dû me garder pour me contraindre à renier ma dignité ; les plus honnêtes, au contraire, dirent qu'il aurait fallu me retenir pour me traiter avec courtoisie, en qualité de seigneur voisin et ami. Mais en général, ils ont regardé comme un mauvais présage l'assurance que j'ai eue de passer froidement parmi eux avec mes insignes d'Evèque, et de dire à leur porte que j'étais leur Evêque ; jamais pareille chose n'était arrivée depuis leur révolte. Souvent je leur ai offert de me rendre auprès d'eux pour convaincre leur doctrine de fausseté, à la condition d'en recevoir quelque garantie pour ma personne et pour ceux qui viendraient avec moi ; je leur ai même fait porter la parole par des gens de qualité, avec un écrit signé de ma main et cacheté : jamais ils ne l'ont voulu ; ils en ont été empêchés par les

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essendo stati impediti da i ministri ( » ). Hor io ho voluto dirvi questa particolarità perciochè mi è stato scrittod'Italia che in Turino hanno raccontato il fatto altrimente circa la mia passata per Genevra ; et io sarô ben allegro che voi Io sappiate nel modo che veramente è passato.

Nel restante, una virtuosissima et devota gentildonna di questa città(>) dove io fo la residenza, essendo andata a Chiamberi e trattando délie cose spirituali col Padre Forerio, Rettore del CoUegio, gli mostrô certi avisi i quali io le haveva dati. Et egli havendoli veduti, mi costrinse molto ch'io volessi fargli stampare, il che in nissun modo havevo deliberato; e finalmente io fui costretto di farlo Tanno passato. Sono poi stati ristampati la seconda volta e ben tosto gli ristamparanno la terza. Il libro è stato ben ricevuto in Francia, per rispetto délia novità deir argomento, il quale non ha la mira ad altro che ad aiutare i mondani.

Io ho creduto che voi gradireste se io ve ne mandassi

ministres ( ï ). J'ai voulu vous raconter cette aventure parce qu'on m'a écrit d'Italie qu'à Turin le fait de mon passage par Genève a été présenté autrement ; je serai donc bien aise que vous sachiez comment la chose s'est réellement passée.

Au demeurant, une très vertueuse et dévote dame de cette ville ( ^ ) où je fais ma résidence, s'étant rendue à Chambéry et traitant de choses spirituelles avec le P. Fourier, recteur du collège, lui montra certains avis que je lui avais remis. Le Père les ayant vus, me pressa fort de les faire imprimer ; ce à quoi je n'avais nullement pensé. Enfin je fus contraint de le faire l'année passée ; depuis ils ont été réimprimés une seconde fois et bientôt ils le seront de nouveau pour la troisième. L'ouvrage a été bien accueilli en France à cause de la nouveauté de son contenu qui ne vise qu'à aider les gens du monde.

J'ai cru que si je vous en envoyais un exemplaire, à titre de

( X ) François de Sales fait aUusion aux tentatives qu'il fit pour entrer en discussion publique avec les ministres genevois ; ceux-ci se dérobèrent. V m écrit de sa main » qu'il leur adressa pour leur proposer la conférence est daté du 6 août 1605 ; il trouvera place dans les Opuscules, (Cf. Charles- Auguste, Histoire^ etc., liv. VI, et les Lettres dxli, dxuv.)

( s ) M** de Charmoisy.

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un essemplare per modo di novîtà; questo è perché îo Tho fatto con questa occasione, supplicandovi di riceverlo corne cosa che viene da celui che vi honora, vi rîverisce et ama di tutto il suo core, et prega Dio che vi empisca di ogni santa prosperità.

Vostro humile et affettionatissimo servitore, Francesco, Vcscovo di Ginevra.

A Neci, i dieci di Décembre 1609.

publication nouvelle, vous l'auriez pour agréable ; voilà pourquoi je vous l'adresse par cette occasion. Je vous supplie de le recevoir comme venant de quelqu'un qui vous honore, vous révère et vous aime de tout son cœur, et qui prie Dieu de vous combler de toute sainte prospérité.

Votre humble et très affectionné serviteur,

François, Evêque de Genève.

Annecy, le 10 décembre 1609.

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