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A LA MARE DE CHANTAL
(billbt imbdit) Sollicitude pour la santé de la Mère de Chantai.
Annecy, [fin i6 10-16 ii (i).]
Je VOUS souhaite une bonne, douce et salutaire purgation, ma très chère Fille, et prie Nostre Seigneur quil vous comble de bénédictions. Ce soir, Dieu aydant, j'iray voir comme vous vous seres portée, et ce pendant, bon jour, ma très chère Fille.
Rêva sur TAutographe conservé à la Visitation de Nancy.
( I ) L'appellation de « Fille » fait croire que ce billet et le suivant ont été écrits entre z6io et 1613, peut-être pendant Tune des maladies de la Mère de Chantai, fin 1610 (cf. ci-dessus, p. 394); fin janvier-mars 1611.
DCLI
A LA MÊME Souci charitable que prend le Saint pour la santé de la Fondatrice.
Annecy, [fin i6io-i6it.]
Je vous souhaite infiniment le bon soir, ma très chère Fille toute mienne ( O, et sur tout craignant que Tevacuation ne vous laisse quelqu'incommodité de lassitude, altération et chaleur. Mais je sçai bien pourtant que vous souffriries tout cela bien doucement, car vous estes bien sage, ma chère Fille, et ne treuveres jamais rien de trop dur de ce que Nostre Seigneur vous envoyera.
(t) L*Autographe porte ici et plus bas (lig. ;, 7 de la page suivante) /. m. Ces deux abréviations signifient sans doute : « toute mienne. »
Année i6io 401
O je supplie ce Sauveur qu'il rende nostre cœur tout sien par effect, comm'il Test, il y a long tems, par affection ! Ouy certes, ma toute mienne très chère Fille, nous n'avons point d'affection en nostre cœur que pour sa divine Bonté et ne voudrions pas en souffrir aucune, pour petite qu'elle fut.
Bonsoir, ma toute mienne chère Fille. Demeures en paix, et vive Jésus ! La chère nièce ( ^ ) me dira comme vous aves fait.
Revu sur TAotographe consenré à Chambéry, chez les PP. Capucins.
( I ) Saint François de Sales appelait « nièces » les Sœors Favre et de Bréchard, mais c'est la dernière qui devait soigner la Mère de Chantai et qui parait être désignée ici.
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