XXII. Pour le xvne Dimanche après la Pentecôte
fassions de rnesme à l'endroit de nos frères, ne nous
lassant jamais de les supporter *, prenant bien garde * Coioss., m, 13.
toutefois de ne favoriser ni aymer leurs imperfections,
ains d'en rechercher l'extermination tant qu'il nous sera
possible, ainsy que fait la divine Bonté. Mais Dieu nous
ayme pour le Ciel, partant il ayme plus l'ame que le
corps; de mesme devons-nous faire nous autres. Aymer
le prochain pour le Ciel c'est luy procurer des grâces
et des bénédictions par le moyen de nos prières, voire
encores l'encourageant à l'exercice des vrayes vertus,
tant par paroles que par exemples. Ainsy faisant, nous
nous resjouirons davantage des dons que Dieu fera à
leurs âmes, de sa grâce, des vertus et bénédictions
célestes, que non pas des honneurs, richesses et biens
caducs et périssables qui leur pourroyent arriver.