A M. NICOLAS DE SANCY
Violences exercées contre les Catholiques en l'absence de M. de Sancy. — Recours à l'autorité de celui-ci pour obtenir la répression définitive des protestants.
Annecy, [janvier] i6oj.
Monsieur,
Soudain que je me suis apperceu de vostre retour es balliages desquelz vous aves le gouvernement, je me suis délibéré de vous faire les plaintes lesquelles pendant vostre absence j'ay esté contraint addresser ailleurs. Les huguenotz, sachans bien quilz n'oseroyent en vostre prœsence user de la violence quilz ont accoustumé d'employer a l'advancement de leur hseresie, ne vous eurent pas si tost perdu de vëue qu'ilz font sortir de Genève des ministres et autres telles gens, non seulement pour prêcher publiquement , mais aussi pour honnir et profaner nos églises, renverser nos autelz et desrobber les cloches et autres meubles sacrés, comm'ilz ont fait a Veyri, Saint Julien et en deux lieux de Chablais, injurians et menaçans les personnes (0. Au moyen dequoy, ayans contrains quelques uns des pasteurs catholiques d'absenter, sur tout en Ternier, ilz veulent maintenant usurper leurs places*. 'Cf.Epist.cxxxvm.
Or, Monsieur, je sçai ce que Sa Majesté en a résolu (»), car elle m'en a donné sa parole qui doit servir de mille asseurances. Je sçai ce que vous m'en aves escrit, en quoy
(a) en a résolu — ("comme très Chrestienne qu'ell'estj
(i) MM. de Sancy et de Montglat (voir ci-dessus, note ( i ), p. 58) avaient pris possession du fort des Allinges, au nom du roi de France (18 décembre 1600), avec promesse de maintenir la religion catholique, rétablie depuis peu dans le Chablais. Presque aussitôt M. de Sancy dut s'éloigner (le 22 décembre il se trouvait à Nantua). Sûrs de la tolérance de M. de Montglat leur coreligionnaire, les hérétiques mandèrent aux Allinges le ministre Jacquemot, qui prêcha publiquement la veille de Noël, et des déprédations de tous genres furent commises par eux dans diverses localités.
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je prens toute confiance. Il reste, Monsieur, qu'estant maintenant sur les lieux, vous faciès prendre une finale resolution ausditz huguenotz et ministres de ne plus nous troubler ni attaquer l'Eglise, soit en ses personnes ou en ses choses. Je vous en supplie et conjure par lhonneur et fidélité que vous deves a Jesuschrist, et encor de me donner advis s'il sera besoin que je recoure derechef pour cest effect au Roy, de la bonté et parole duquel je me prometz toute justice, mesmement estant appuyé sur le crédit de Sa Sainteté que j'imploreray, résolu que je suis de ne m'espargner en rien pour la bergerie qui m'a esté confiée. Je me tiens asseuré de vostre faveur en ceste occasion, laquelle attendant je prie Dieu quil vous doint, Monsieur, le comble de ses grâces et bénédictions. A Monsr de Sancy.
Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation d'Annecy.
A SA SAINTETÉ CLEMENT VIII (inédite)
Les Jésuites en Chablais : toute la province bénéficie de leur apostolat. — Avec le concours de quelques auxiliaires, ils ont évangélisé le bailliage de Gaillard. — Un collège de la Compagnie de Jésus à Thonon serait une puissante citadelle opposée à l'hérésie. — Reste la conversion plus difficile du pays de Gex. — Il faudra y employer les mêmes Religieux, secondés par une élite de missionnaires séculiers.
Ville-en-Sallaz, mi-juillet 1601.
Beatissime Pater,
Etsi rem Christianam quae in hac provincia fcelicissime promovebatur bellorum nuper grassantium sevitia non
Très Saint Père, La cause chrétienne faisait dans cette province de consolants progrès, lorsque les guerres récentes lui occasionnèrent par leur
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mediocriter turbaverit, tamen (a) quamprimum, Beatitudinis Vestrae Apostolicis auspiciis, tôt malorum hiems et imber abiit et recessit, vinea haec longe suavius dedit odorem suum, ficusque uberiores protulit grossos suos *. Sunt enim in oppido Tononiensi sex e Societate *Cant.,n, u, 13. Jesu Religiosorum (0, qui populum concionibus docent, excipiendis confessionibus instant, et pueros, cum litterarum primordiis tum fidei rudimentis, ingenti totius provincial bono et laetitia instituunt. Ex iis duo, ipso Pentecostes sacro die, adjunctis aliquot ex secularibus sacerdotibus qui jamdudum in agro Tononiensi operi evangelico incubuerant, in loca Genevae viciniora (quae omnia balliagii de Gagliard nomine veniunt), non minus opportuno quam fœlici ausu irruptionem fecerunt, tanta
violence de sérieuses entraves ; soudain Votre Béatitude Apostolique nous ménagea son intervention, et aussitôt, comme par enchantement, l'hiver et les pluies, cause de tant de désastres, s'enfuirent et prirent fin ; cette vigne répandit son parfum, mais il était bien plus doux; le figuier poussa ses premières figues, mais elles étaient beaucoup plus belles. La cité de Thonon possède en effet six Religieux de la Compagnie dejésus (0. Ils instruisent le peuple par leurs prédications, s'adonnent au ministère des confessions, et forment les enfants aux éléments des belles-lettres aussi bien qu'aux principes de la foi. C'est là un bienfait immense pour toute la province ; c'est pour elle un grand sujet de consolation. Deux d'entre eux, le jour même de la solennité de la Pentecôte, prirent quelques aides parmi les prêtres séculiers qui depuis longtemps se sont voués dans le champ des âmes de Thonon aux labeurs évangéliques, puis, ensemble, ils entrèrent soudainement dans les localités les plus voisines de Genève, comprises sous le nom de bailliage de Gaillard. C'était un coup d'audace dont le succès égala l'à-propos, car il y eut du côté de Dieu très
(a) tamen — f~...ea pax quae, postea ejus a Deo per summara Sedis Apostolicae solicitudinem processit, operis tarditatem longe lsetiore successu compensavit. Quamprimum namque hiems... tôt malorum hiems transiit et imber récessif, et Smus Sabaudiae Dux suam ditionem a Genevensibus...J
( 1 ) Ces six Jésuites étaient les PP. Antoine Colombat, Gérard Portail, Grégoire Guyard, Claude Nicolas, Gabriel Félix, et le Frère coadjuteur Matthieu Salan,
422 Lettres de saint François de Sales
Dei optimi maximi voluntate et animorum contentione ut quinque hebdomadarum spatio plus quam quingenti utriusque sexus hominibus ex hseresis horrendo baratro
* Cf. supra, pp. 64, sint erepti et in album Catholicorum restituti *.
Pro quibus sane successibus, tibi in primis, secundum Deum, gratias quantas possum maximas agere debeo, Pater Beatissime ; quandoquidem non tua tantum cura, quae semper erga hanc diœcesim magna fuit, sed etiam tua liberalitate et Apostolica charitate tuisque impensis manipulum illum Societatis Jesu, [quem] Missionem appellant, habemus, illiusque opère biennio integro fruimur et gaudemus. Verum quia in dies, quae Salvatoris est
♦Tit.,111, 4. benignitas*, messis haec fit latior (b), nec plures ex illo
Jesuitarum manipulo, vinea Tononiensi avocari possunt quin grave sentiat damnum, Beatitudinem Vestram, quse Domini messis vices in terris gerit, enixe rogo ut rursum
*Matt., ix, ult. mittat operarios in messem*. Et quidem, si quo modo fieri queat, nihil utilius huic provinciœ contingere potest
bon, très grand, une si particulière assistance, et parmi les âmes, un tel élan, qu'en l'espace de cinq semaines, plus de cinq cents personnes des deux sexes furent arrachées à l'horrible gouffre de l'hérésie, et leurs noms rétablis sur les registres de la catholicité.
Pour toutes ces bonnes fortunes, après Dieu, c'est à vous assurément, Très Saint Père, c'est à vous que reviennent mes très profondes actions de grâces. "Ce n'est pas seulement à votre bienveillance, laquelle a toujours été insigne envers ce diocèse, c'est encore à votre libéralité, à votre charité apostolique, c'est à vos largesses personnelles que nous devons de posséder parmi nous cette poignée de braves de la Compagnie de Jésus, qu'on appelle « la Mission. » C'est grâce à votre médiation que, depuis deux années entières, nous avons le bonheur de jouir de leurs travaux. Cependant, par la bénignité du Sauveur, le champ de la moisson s'agrandit de jour en jour; d'autre part, sur cette petite troupe de Jésuites quelques hommes de plus ne peuvent être enlevés à la vigne de Thonon sans qu'elle en reçoive un grave préjudice. Je supplie donc instamment Votre Béatitude, qui remplace sur terre le Maître de la moisson, d'envoyer de nouveaux ouvriers au champ de la récolte; car le plus grand service qu'on puisse
(b) est benignitas, — in hanc messem quam latissimus patet aditus
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quam si collegium Societatis Jesu in oppido ipso Tononiensi construatur et erigatur ; ex eo namque, non modo nunc aliquot Religiosi in omnes hujus diocsesis partes excurrere possent, sed etiam deinceps plerique et sacerdotes et juvenes veluti ex Seminario prodirent, qui circum circa per vicos et oppida Evangelium inferrent ; atque ita validam haberemus (c) arcem ex qua veluti ex opposito contra Genevensis et Lausanensis collegiorum insanos impetus dimicaremus. Est enim oppidum Tononiense inter utramque (d) civitatem situm, ut si qui sit in eo ambidexter miles, utramque possit impetere.
At vero, quia ut collegium hujusmodi erigatur, nec tam cito, nec tam facile fieri, forsitan fieri potest, et segetesjam sant albce ad messem*, intérim dum majora *Joan., iv, 35. Sanctitas Vestra moliatur (e), satis huic operi fieri posset ut in duplicatum campum duplicatum deinceps mittat operariorum numerum, et Missionem hanc ad Apostolicum duodenarium numerum conférât. Quod quam e re
rendre à cette province, ce serait, si la chose est possible, de construire et d'ériger à Thonon même un collège de la Compagnie de Jésus. Dès maintenant il fournirait quelques Religieux qui s'occuperaient à parcourir tous les quartiers du diocèse. Dans la suite, la maison serait comme un Séminaire, d'où bon nombre de prêtres et de jeunes gens se répandraient de ci de là, à travers les bourgades et les villes pour y implanter l'Evangile. Nous aurions ainsi une puissante citadelle, d'où prenant l'offensive contre les communautés de Genève et de Lausanne, nous pourrions soutenir leurs furieuses attaques. Notre ville de Thonon est en effet placée de telle sorte entre ces deux dernières, qu'un soldat, s'il pouvait combattre des deux mains, pourrait les attaquer toutes deux en même temps.
Toutefois, la fondation d'un collège de ce genre ne serait peut-être pas si prompte ni si facile à faire; et pourtant les champs blanchissent déjà pour la moisson. Aussi, tandis que Votre Sainteté prépare de plus grands projets, il suffirait, en attendant, que dans ces deux chantiers Elle doublât les ouvriers, ce qui porterait la Mission au
(c) haberemus — ppropugnaculumj
(d) utramque — ppaludemj
(e) moliatur — pper Christum illam quam humillirae obtestor...J
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hac Christiana futurum sit, (f) ex eo satis manifestum est quod non modo parta tueri, sed pedetentim perdita quaerere neque jam quaesitas arces tantum propugnare, sed quaerendas expugnare hoc tempore debemus. Nam praeter (g) balliaggia Tononiense, Ternense et Gagliardense, quae jam plurimo labore parta tueri sane sit aequissimum, superest balliagium Gaianum, quod ut est valde latum, ita difficillimae est expugnationis ; est enim inter Bernensium et Genevensium ditiones situm, veluti inter letiferas paludes, quarum pestilentibus aquis ita alluitur ut vix sanari posse videatur, nisi prius injecto in aquas ipsas Cf. Exod.,xv, 23- salutifero Crucis ligno *. Et nihilominus Francorum Rex cui ea pars hujus diaecaesis cum reliqua quae ultra Rodanum est ex pacis conditionibus obtigit, Catholicae fidei ritus ibi restitui omnino quantum audio decrevit ea tamen lege (Intérim [ut] appellant) ut haeresi quoque suus supersit locus (h). Qua sane unicuique maie sentiendi
nombre apostolique de douze. L'avantage qui en résulterait pour la cause chrétienne est assez évident. Non seulement, en effet, nous devons en ce moment garder les positions acquises, mais chercher à regagner pied à pied le terrain perdu ; non seulement défendre les citadelles conquises, mais tâcher d'en enlever de nouvelles. Pour conquérir les bailliages de Thonon, de Ternier et de Gaillard il a fallu des labeurs extraordinaires ; c'est donc un devoir strict de les défendre. Mais il en reste un autre, celui de Gex, lequel, à cause de sa grande étendue, sera d'une conquête très difficile. Situé entre les gouvernements de Berne et de Genève, comme entre deux marais pestilentiels, il s'abreuve à leurs eaux empoisonnées. Aussi semblet-il presque impossible de l'assainir, si tout d'abord on ne jette dans les eaux elles-mêmes le bois salutaire de la Croix. Cette portion de mon diocèse, avec ce qu'il en reste au delà du Rhône, est échue au roi de France, en vertu du traité de paix. Il y a ordonné l'entier rétablissement du culte catholique, je l'entends dire du moins, mais sous la réserve (l' Intérim, comme on l'appelle,) qui tolère une place à l'hérésie. C'est, au fond, la liberté laissée à chacun de mal penser et d'agir
(f ) futurum sit, — |~non facile est dictu nisi qui cognoverit...J
(g) prceter — Tagros Tononienses...J
(h) locus. — fQuare sane conscientiae libertate, ut appellant. ,.J
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faciendive libertate concessa, mirum in modum crescit Evangelii promulgandi difficultas, cui ferendae viribus opus est et viris egregie cordatis. Quare si aliquot mihi e Societate Jesu suppetant homines docti, ut esse soient, quibus adjungam Ecclesiae hujus meae Praepositum ac item nonnullos alios ex canonicis aliisque sacerdotibus quos ad id aptiores existimaverim, operae praetium etiam in tanta difficultate spero sane te facturum, Pater Beatissime, te, inquam, quem mihi authoritate Apostolica, generali veluti concursu, cooperantem agnosco. Ita etiam, ne liberalitate et ope destitui patiaris Tuam Beatitudinem precor quam humillime et obtestor in Christo Domino, quem canis et votis tuis sanctissimis propitium totis visceribus exopto.
Pedes Apostolicos osculor.
Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation de Rennes.
de même ; voilà ce qui multiplie étrangement les difficultés de propager l'Evangile. Pour y faire face, il faut des trésors d'énergie et des âmes intrépides. Si j'avais sous la main quelques hommes de la Compagnie de Jésus, instruits comme ils le sont d'ordinaire, je leur adjoindrais le Prévôt de mon Eglise, et aussi quelques chanoines et autres ecclésiastiques qui me sembleront le plus capables pour ce ministère. Je me plais à espérer, Très Saint Père, que, malgré de si délicates difficultés, l'importance de l'entreprise sera de vous justement appréciée, de vous, dis-je, dont l'autorité apostolique collabore en quelque sorte à mon œuvre par une providence générale. En reconnaissant ce précieux concours, j'ose aussi prier très humblement Votre Béatitude de ne pas nous priver de ses libéralités et de son assistance ; je l'en conjure dans le Christ Notre-Seigneur, à qui je demande, du fond de mon âme, d'être propice à votre vieillesse et à vos très saints désirs.
Je baise vos pieds apostoliques.
426 Lettres de saint François de Sales
AU DUC DE SAVOIE, CHARLES-EMMANUEL 1er
(inédite)
Plaintes contre les syndics de Thonon qui refusent de remettre aux Jésuites le prieuré de Saint-Hippolyte ; combien il est urgent d'obtenir cette cession.
Ville-en-Sallaz, 30 juillet 1 60 1 .
Monseigneur,
Ce pendant que par l'heureuse reprise que Vostre Altesse fait de la possession de son balliage de Galliard, l'Eglise va regaignant (a) sous son authorité les âmes lesquelles (b) y estoyent perdues par l'heresie, l'ennemi sousleve des secrettes embusches aux desseins qui furent si saintement faitz a Thonon. Vostre Altesse, qui jugea bien que pour restablir la foy catholique en ce balliage un collège de Jésuites en devoit estre l'un des fondemens, avoyt commandé aux scindiques de Thonon de vuider leurs mains du prieuré qui est en ladite ville (c), et le remettre aux Pères Jésuites pour le commencement dudit collège, avec intention néanmoins de rembourser ladite ville de l'argent qu'elle avoit délivré a l'achapt de ce bénéfice, par de bonnes (d) assignations qu'elle leur avoyt •Cf. supra, pp. 25, accordées *. A quoy personne n'avoit apporté de la difficulté pendant que les scindiques y ont esté catholiques ;
( a ) [Les variantes qui suivent sont tirées d'une première minute autographe conservée à la Visitation de Rennes.] V Eglise — regaigne
(b) qui
(c) Vostre Altesse, — laquelle avoit bien jugé que pour bien establir la religion en ce balliage un collège de Pères Jésuites estoit extrêmement requis, avoyt, selon son zèle, commandé a ceux de la ville de Thonon de vuider leurs mains du prieuré qui y est
(d) de rembourser — la ville de l'argent délivré pour l'achapt dudit prieuré, par des légitimes
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mais des Tannée passée, que la guerre ouvrit la porte a ceste poignée d'heretiques qui y est pour faire entrer ceux de leur secte au scindicat et maniement de la ville, les ditz Pères Jésuites y ont receu plusieurs empechemens, et sur tout n'agueres que (e) lesditz scindiques se sont opposés a leur (f) jouissance, sous praetexte que les assignations n'ont pas eu effect ; ce que la guerre a causé. Si que, par ces menées, le dessein du collège est presque anéanti ; dont les Pères Jésuites se fussent retirés (g), silz n'eussent esté retenuz par les offices que ceux ausquelz ilz ont de l'amitié y ont apporté (h).
C'est cela, Monseigneur, qui me fait importuner Vostre Altesse pour la supplier humblement, comme je fais, d'apporter a ce des-ordre le remède qu'elle connoistra bien y estre propre ; et je prieray tous-jours Dieu pour sa longue et (0 heureuse santé, demeurant, Monseigneur,
(j) De Ville en Sala, près de Genève, le 30 julliet 1601.
Revu sur le texte inséré dans le Ier Procès de Canonisation.
(e) que la guerre — bailla le cœur a ceste poignée d'heretiques, laquelle y est de reste, de faire des scindiques de leur ligue, les Pères Jésuites y ont receu plusieurs empechemens, et particulièrement maintenant que, par escrit,
(f) la
(g) n'ont pas — couru a leur prouffit depuis le recommencement de la guerre; Çce qui n'a pu estre fait...J Ce qui a réduit le dessein du collège presque a néant, et eut esté cause de la retraitte des Jésuites qui y sont
(h) fait
( i ) Vostre Altesse — de ce mot de requeste, par laquelle je la supplie d'apporter le remède qu'elle sçaura bien reconnoistre propre a ce des-ordre; et je supplieray Dieu, comme je fais tous-jours, pour son
(j ) [La minute de Rennes n'est pas datée.]
not. i).
42^ Lettres de saint François de Sales