AU CARDINAL CÉSAR BARONIUS
(inédite)
L'Evêque de Genève a choisi le Prévôt de son église cathédrale pour coadjuteur avec future succession. — Difficultés qui entravent la poursuite de l'affaire. — Le Cardinal Baronius prié d'obtenir une réduction des frais exigés par la Chambre Apostolique.
Ville-en-Sallaz, io août 1601.
Illustrissime) et Reverendissimo Signor mio osservandissimo,
Supplicai alla Santità di Nostro Signore, sonno circa duoi anni, che si degnasse conferire la coadiutoria di questo mio vescovato, curn futur a successione, nella persona del signor Praevosto délia mia Chiesa * ; et col • Cf. supra, pp. 7afavor di V. S. Illma et Rma, Sua Beatitudine si contentô 74' di gratificarmi, si che, procedendosi a l'essame, fu ritrovato capace et approbato *. Nientedimeno, parte per l' in- * Vide supra, Epist.
cxxn, et tom. prae-
gmna délia guerra che sopragiunse, parte anco perche ced.,p.268,not.(ij.
detto Praevosto non ha le commodità necessarie a tal im-
presa, Tessecutione di quella gratia si è ritardata sin
adesso, che non dubitando punto che quello che una volta
piacque a Sua Santità glie sia anco sempre grato, et
vedendo ogni hora aggravarsi 1' età mia et moltiplicarsi
Mon très honoré, Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Il y a environ deux ans j'ai supplié Sa Sainteté de daigner accorder la coadjutorerie de mon évêché, avec future succession, à M. le Prévôt de mon église cathédrale, et, grâce à la protection de Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime, Sa Béatitude voulut bien me l'accorder ; aussi le candidat, ayant été soumis à l'examen, fut jugé capable et agréé. Néanmoins, soit par le malheur de la guerre qui survint alors, soit encore parce que le Prévôt manque des ressources nécessaires, la concession de cette faveur est restée jusqu'ici sans effet. Je ne doute point, cependant, que ce qui a été une fois trouvé bon par Sa Sainteté ne lui soit toujours agréable ; c'est pourquoi, me voyant accablé sous le poids des années, et les occasions
le occasioni di faticare in questa vigna, ricorro l'altra voira alla bontà di V. S. Illma et Rma, acciô si degni adoprar il suo santo zelo nell' aiuto mio per vincere la difficoltàdel mancamento délia commodità di detto Praevosto, la quai sola ci resta. Et certo, se le fatighe da lui fatte da molti anni in qua nella conversione de gV haeretici et quelle che egli è per fare in questo faticoso campo saranno poste in consideratione, credo che la Santa Sede glie moltiplicarà le gratie et sminuirà le spese che altrimente sarebbono da farsi et che egli non puô fare.
Dal canto mio, è chiaro che alla elettione di tal coadiutore non son mosso da alcun rispetto humano di sangue o parentela, ne da preghiere che me ne siano state fatte ; ma solo da puro desiderio délia maggior gloria d' Iddio et servitio délia santa Chiesa. Onde spero anco nella providentia divina et délia Sede Apostolica che da nessuna humana difficoltà potrà esser impedito questo mio intento, massime si (sic) V. S. Illma et Rma vi concorre col favor délia sua solita carità et benignità, laquai sola mi fa animo di supplicarnela.
de travailler en cette vigne se multipliant de plus en plus, je recours de nouveau à la bonté de Votre Seigneurie, afin qu'Elle daigne employer son saint zèle pour m'aider à triompher de la difficulté que crée la situation gênée dudit Prévôt ; c'est la seule qui nous reste à surmonter. Assurément, si les travaux qu'il a, pendant plusieurs années, soutenus pour la conversion des hérétiques, et ceux qu'il est sur le point d'entreprendre en ce champ laborieux sont pris en considération, je crois que Sa Sainteté lui multipliera ses faveurs et réduira les frais qu'il devrait faire et que, sans cette réduction, il n'est pas en mesure de soutenir.
De mon côté, il est évident que, dans le choix d'un tel coadjuteur, je ne suis poussé par aucune vue personnelle, par aucune considération du sang ou de la parenté, ni par aucune sollicitation étrangère ; mon seul et unique mobile, c'est le désir de la plus grande gloire de Dieu et du service de la sainte Eglise. C'est pourquoi j'espère aussi de la providence divine et de celle du Siège Apostolique qu'aucune difficulté humaine ne pourra entraver l'exécution de mon projet, surtout si Votre Seigneurie veut bien l'appuyer par un effet de sa charité et de sa débonnaireté accoutumées, qui seules m'encouragent à l'en supplier.
ÉCRITES POUR M-r DE GrANIER 433
Et basciandoli humilmente le marri, glie priegho da nostro Signor Iddio ogni vero contento.
Di V. S. Illma et R,na,
Humil servitor.
De Villa in Sala, appressoGeneva, allixdi Agostoiôoi. AIT Illmo et Rmo Sigr mio osservandissimo, Monsigr il Cardinal Baronio.
Rom a.
Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation de Turin.
En vous baisant humblement les mains, je vous souhaite de Dieu notre Seigneur tout vrai contentement.
De Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime, L'humble serviteur.
De Ville-en-Sallaz, près de Genève, le 10 août 1601.
A mon très honoré, Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Msr le Cardinal Baron i us.
Rome.
AU CARDINAL PIERRE ALDOBRANDINO (inédite)
Nouvelles sollicitations pour le rétablissement du culte catholique dans le pays de Gex.
Ville-en-Sallaz, 11 août 1601 .
Illustrissime* et Reverendissimo Signor et Padron mio
colendissimo, * Havendo adesso il Re Christianissimo pigliato il pos- * Cf. supra, pp. 73, sesso et ricevute le fedeltà del paese di Gex, che è di ?6'
Mon très honoré, Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Le roi très chrétien vient de prendre possession du pays de Gex, et il a reçu le serment de fidélité des habitants. Ce pays, qui fait partie
Lettres II 2g
434 Lettres de saint François de Sales
questa diocaesi et sin adesso era occupato da Genevrini,
* Epist. ceux. ho subito scritto a Sua Maestà Christianissima * et al si-
gnor Barone di Lux, suo luogotenente in detto paese (a), domandando che Tessercitio catholico vi fosse stabilito, con restitutione délie chiese et béni ecclesiastici ad uso délia santa religione catholica, si corne si è fatto in tutto il regno di Francia (b). Et per haver questo mio intento con più prontezza et efficacia, ho pregato Monsignor Nuntio Apostolico apresso quella corona(c) che vi vo-
* Vide supra, Epist. iesse concorrere colla sua sollecitatione *. Et perché so che la Santità di Nostro Signore haverà a
caro questo negotio (d), et che V. S. IUma et Rma si adopra sempre con gran zelo in simili disegni (e), io la supplico humilmente che si degni dar ordine a detto Signor Nuntio acciô che faccia quest'officio caldamente et con fervore(f) ;
de mon diocèse, a été jusqu'à présent occupé par les Genevois. J'ai aussitôt écrit à Sa Majesté très Chrétienne et à M. le baron de Lux, son lieutenant dans le susdit pays, pour solliciter le rétablissement du culte catholique, et la réapplication au service religieux des églises et des biens ecclésiastiques, comme il a été fait dans tout le royaume de France. Et pour réussir plus promptement et plus efficacement dans ce dessein, j'ai prié M=r le Nonce Apostolique auprès de cette couronne de vouloir bien joindre ses sollicitations aux nôtres.
Comme je sais que Sa Sainteté agrée fort cette négociation, et que Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime intervient toujours avec beaucoup de zèle en semblables rencontres, je la supplie très humblement de donner ordre audit M. le Nonce de presser vivement et chaleureusement cette poursuite ; car M. le baron de Lux me fait dire
(a) [Les variantes de cette lettre et de la suivante sont tirées de premières minutes autographes conservées à la Visitation d'Annecy.]
questa — mia diocœsi et è stato occupato sin adesso da Genevrini, ho subito mandato dal Sr Barone di Lux, suo luogotenente in detto paese, et anco scritto a Sua Maestà
(b) et béni ecclesiastici — alli pastori et sacerdoti che a tal essercitio saranno destinati.
( c) ho — supplicato Monsig1* il Nuntio Apostolico apresso quella corona accio
(d) a caro — che questo negotio riesca
(e) imprese
(f) dar ordine — al sopradetto Sigr Nuntio accio che in questa occasione faccia ufficii caldissimi et solleciti vivamente
ÉCRITES POUR Ms'r DE GRANIER 435
poichè il signor Barone di Lux mi fa dire che non solamente questa sollecitatione sarà molto fruttuosa, ma che sarà gratissima ad esso signor Ré, il quale ha dichiarato di volerlo fare in ogni modo (g), se ben per certi rispetti soprasede a Tessecutione sin tanto che glie ne sia fatta instantia.
Spero adunque nella Providentia divina et nella bontà et grandessa d'animo di V. S. Illma et Rma di veder presto questo segnalato effetto, a magior gloria di sua divina Maestà, laquale io pregho che la conservi molti anni a beneficio délia santa Chiesa. Et le bascio humilmente le mani. (h)
Di V. S. Illma et Rma,
Humilissimo servitore.
De Villa in Sala, alli xi d1 Agosto 1601.
AU' Illm0 et Rm0 Padron et Signor mio osservandissimo, Il Sigr Cardinale Aldobrandino.
In Roma.
Revu sur le texte inséré dans le Ier Procès de Canonisation.
que non seulement elle sera très fructueuse, mais encore très agréable au roi. Sa Majesté a déclaré être absolument résolue à entériner notre requête, bien que, pour certaines considérations, elle sursoie à l'exécution jusqu'à ce qu'on ait présenté des instances.
J'espère donc de la divine Providence et de la bonté et magnanimité de Votre Seigneurie, que je verrai bientôt aboutir cette négociation à la plus grande gloire de sa divine Majesté. Je la prie vous conserver de longues années pour le bien de la sainte Eglise, et je vous baise humblement les mains.
De Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime, Le très humble serviteur.
De Ville-en-Sallaz, le 11 août 1601.
A mon très honoré, Illustrissime et Révérendissime Seigneur, M. le Cardinal Aldobrandino.
A Rome.
(g) non solamenie — detta sollecitatione sarà fruttuosa, ma che sarà grata al signor Ré, il quale ha fatto dichiaratione di volerlo fare (h) [Ici se termine la minute d'Annecy;]
436 Lettres de saint François de Sales
AU DUC DE SAVOIE, CHARLES-EMMANUEL 1er
Combien il serait nécessaire d'établir à Thonon un collège de Jésuites. — On pourrait en attendant confier à ces Religieux celui d'Annecy. — Intervention de Son Altesse sollicitée à cet effet.
Thonon, 14 septembre 1601.
(a) La multiplication des peuples lesquelz (b) se vont d'heure a autre reduysans au giron de l'Eglise, sous l'heureuse authorité de Vostre Altesse, fait de plus en plus (c) croistre la nécessité d'ouvriers et pasteurs ecclésiastiques ; a laquelle il me sera des ores impossible de bien prouvoir s'il ne se fait (d) quelque collège de Pères Jésuites en ce mien diocaese, duquel, comme d'un Séminaire, je puisse retirer gens capables a cest effect(e). C'est pour cela, Monseigneur, que j'ay ci devant supplié Vostre Altesse pour Vide supra, Epist. l'érection d'un bon collège en ceste ville de Thonon*, a quoy Vostre Altesse avoit libéralement entendu.
Mays voyant maintenant que sa bonne volonté ne pourra pas si tost estre mise en son entier effect (f) pour les difficultés que le tems y a despuis fait naistre, j'ay estimé qu'en attendant de voir sur pied le collège de ceste ville, il seroit fort a propos que lesdits Pères Jésuites entrassent au collège d'Annessi, pour disposer les escoliers qui y sont a ce dessein, et donner advancement a ceux qui se commencent a former (g) en la petite escole
(a) Tje voy tous les jours croistre, par la grâce de Dieu et sous Tauthorité de V. A., la nécessité de bons ouvriers et pasteurs en ce mien diocœse par...J
(b) lesquels — par la grâce de Dieu et sous Tauthorité de V. A.,
(c ) l'Eglise, — rmet tous les jours en plus grand besoin...J fait tous les jours
(d) a laquelle— Tmalaysement pourray-je...J il me sera impossible de prouvoir si l'on ne dresse
[e) retirer — des gens capables et propres a ce dessein.
( f ) de Thonon — Mays voyant maintenant que ce bon œuvre ne pourra pas si tost estre mis a fin
(g) fay ~~ considéré quil seroit fort a propos de loger lesdits Pères Jésuites
ÉCRITES POUR M°r DE GrANIKR 437
quilz ont icy, laquelle il seroit sur tout requis de continuer!11). Et pour ce que tout cecy doit dépendre du bon playsir de Vostre Altesse, je la supplie très humblement d'en escrire au R. P. General de l'Ordre i1), a ce qu'il commande au Provincial de ceste Province (2) de faire i1) entrer quelques Pères audit collège d'Annessi, ou par ce moyen ilz pourront suppléer au besoin U ) que la retardation du collège de ceste ville peut apporter, (k) auquel, par après, ilz pourront estre transférés lhors qu'il sera dressé.
La mesme bonté de Vostre Altesse qui me fait oser l'importuner si souvent pour ces bonnes causes, m'en fait encor espérer favorable issue, laquelle attendant, je continueray mes prières a Dieu tout puissant, (l) quil luy playse donner a Vostre Altesse, Monseigneur, parfaitte et longue prospérité (m) pour le bien et conservation de son peuple (n) et accroissement de la sainte religion (°). De Vostre Altesse,
Très humble serviteur et orateur.
De Thonon, le 14 septembre 1601.
A Son Altesse.
Revu sur une copie conservée à la Visitation d'Annecy.
au collège d'Annessi, lequel est desja tout dressé ; ou, en attendant que celluyci fut sur pied, ilz pourroyent donner advancement aux escoliers qui se commencent a former Ticy a Thonon, ou aussi il ne faudroit pas laisser sans...J
(h) il seroit — requis sur toutes choses de faire continuer.
( i) du bon playsir de — V. M., je supplie très humblement V. A. d'escrire au R. P. General de leur Ordre, a ce qu'il donne ordre que jusques a ce que le collège de Thonon soit érigé, le P. Provincial de ceste province face
(j ) d'Annessi — pour y instruire la jeunesse; et par ce moyen on pourroit suppléer au besoin de pasteurs
(k) [La suite de cette phrase ne se trouve pas dans la première minute.]
( 1 ) ces bonnes — œuvres m'en promet encor favorable succès, lequel attendant je continueray a prier sa divine Majesté
(m) et longue — santé, avec toute félicité et contentement,
(n) ses peuples
(o) foy. [Clausule, date et adresse manquent dans l'Autographe.]
( 1 ) Le T. R. P. Claude Aquaviva, qui gouverna la Compagnie de 1581 à 161 5. (2) Le Provincial de Lyon était alors le P. Christophe Balthazar,
438 Lettres de saint François de Sales
A M. CHARLES d'aLBIGNY
Ordres à donner pour la restitution des revenus ecclésiastiques du bailliage de Gaillard.
Thonon, 15 septembre 1601.
Monsieur,
Je voy qu'il est requis de faire la distribution des diesmes ecclésiastiques qui ont esté saysis au balliage de Galliard par vostre authorité, aux pasteurs qui y sont en charge; et par ce que monsieur de Rovinoz, juge du lieu (*), qui les a saysiz, desireroit avoir vostre commandement pour les lascher, je vous supplie de luy ordonner quil ayt a les délivrer ou faire délivrer entre les mains du sieur chanoyne Gottri, lequel j'y ay député œconome, comme de mesme la rente de Colonge sur l'abbaye de Bellerive (2) et autres revenuz ecclésiastiques, affin que, comme je puys prouvoir de pasteurs aux peuples, je puysse aussy prouvoir d'entretenement aux pasteurs, l'un estant nécessaire a l'autre.
Ce que me promettant de vostre zèle et prudence, je prieray Dieu qu'il accroisse en vous ses saintes grâces, et demeureray,
Monsieur, (3) Vostre bien humble et affectionné serviteur.
A Thonon, le 15 septembre 1601.
A Monsieur
Monsieur d'Albigni, Lieutenant gênerai deçà les montz pour S. A.
Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation d'Annecy.
(1) Claude du Rouvenoz, juge de Gaillard et lieutenant en la judicature mage de Ternier et Gaillard; il mourut vers 1634.
(2) L'abbaye de Bellerive, de l'Ordre de Cîteaux, avait été détruite par les Genevois en 1535. Tous les biens furent saisis par eux, ainsi que ceux de la paroisse voisine, et, afin d'en jouir avec quelque apparence de légalité, ces hérétiques, en percevant les revenus, s'attribuaient le titre de curés de Collonges.
(3) La clausule n'est pas de la main du Saint.
ÉCRITES POUR M*r DE GllANIER 439
AU BARON DE LUX (inédite)
Désir de « voir sous la faucille de la parole de Dieu » la moisson du pays de Gex. — Chanoine mandé pour apprendre ce que Ton peut se promettre à cet égard. — Le Pape « attend de jour a autre les premières nouvelles » de cette évangélisation.
Ville-en-Sallaz, 8 octobre 1601.
Monsieur,
Aiant donné le dernier ordre a Testablissement des églises et pasteurs des balliages de Chablaix et Ternier, et jette des bons commencemens de semblables effectz au balliage de Galliard, je vay m'entretenant en ce voysinage pour attendre le tems d'en pouvoir faire de mesme au balliage de Gex, selon le bon playsir de Sa Majesté très Chrestienne. A ceste intention, j'ay retenu quelques bons hommes d'Eglise, de mes chanoynes et autres *, que * Vide supra, p. 80. je n'ay voulu employer ailleurs, pour les reserver a ceste moisson, laquelle je désire extrêmement voir sous la faucille de la parole de Dieu et instruction catholique. Et par ce que je n'en puis espérer sinon ce que le Roy en ordonnera, je vous envoyé ce chanoyne de mon Eglise pour apprendre de vous ce que je m'en dois promettre ; dequoy je vous prie luy vouloir donner les advis pour me les apporter, et de trouver bonne l'ardeur de mon désir en un affaire qui me doit estre si recommandable, et au succès duquel j'auray l'un de mes plus chers contentemens, et Sa Sainteté encores, laquelle en attend de jour a autre les premières nouvelles.
Je ne vous prieray pas de prester l'ayde de vostre faveur a un si saint souhait, car je sçai que vostre pieté vous y tient tout entièrement dédié ; mays je prieray bien Dieu quil luy plaise vous maintenir et accroistre en
44° Lettres de saint François de Sales
ceste chrestienne et sainte affection, et de me donner le bon heur de pouvoir tesmoigner combien je désire estre, Monsieur,
Vostre bien humble serviteur.
(0 De Ville en Salaz, près Genève, ce 8 octobre 1601.
A Monsieur Monsieur le Baron de Lux, Chevalier des deux Ordres, Lieutenant pour Sa Majesté au duché de Bourgoigne et pays de Bresse, Byeugey, Varromey, etc., etc.
Revu sur l'Autographe conservé à l'évêché de Fribourg. (i) La date et l'adresse ne sont pas de la main du Saint.
AU DUC DE SAVOIE, CHARLES-EMMANUEL Ier (inédite)
Manque de ressources pour assurer le service religieux dans trois paroisses récemment converties, celle de Thonon entre autres. — On pourrait y pourvoir au moyen des revenus de l'abbaye de Filly.
Ville-en-Sallaz, 9 octobre 1601.
Monseigneur,
Je me suis essayé d'establir les églises de Chablaix et Ternier et l'ay presque fait, Dieu merci (a), en la façon
(a) [Les variantes qui suivent sont extraites d'une première minute autographe conservée à la Visitation d'Annecy.]
Monseigneur, Je donnay n'a gueres advis a Vostre Altesse de l'establissement fque j'ay fait en Chablaix... que j'ay ordonné des églises et pasteurs de Chablaix et Ternier, desquelles il en demeure encores deux ou trois a prouvoir; et eusse bien désiré la pouvoir asseurer de...J des églises de Chablaix et Ternier; et eusse bien désiré ppouvoir suivre par tout...j y pouvoir faire, pour l'advancement de lhonneur de Dieu, ce que Sa Sainteté m'avoit très étroittement ordonné par son Brief...
fje donnay n'a gueres advis a V. A. de l'establissement des églises fait en