‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 77 sur 102 · ÉCRITES POUR M-1' DE GRANIER · texte numérisé non relu

ÉCRITES POUR M-1' DE GRANIER

de laquelle je donnay n'a guère advis a Vostre Altesse ; n'en demeurant que trois (b) pour l'establissement desquelles je n'ay encor peu (c) treuver les moyens nécessaires, et entre autres pour celle de Thonon, en (d) laquelle Sa Sainteté m'avoit ordonné par son Brief * que Testa- * Vide supra, p. 413,

„ . . ,. not.(i).

blisse nuit praestres avec un cure, outre trois praedicateurs qui devoyent estre communs pour les deux balliages. Et néanmoins, a cause du manquement de moyens (e), j'avois réduit les neuf praestres a cinq, y comprenant le curé, (f) sans y mettre aucun autre prédicateur.

Mays voyant qu'après avoir tant retranché du premier dessein, que je ne pouvois plus restraindre le nombre sans faire grand praejudice au service divin (g), et que non obstant tout cela il ne se trouvoit pas asses de moyens pour (h) assortir ladite église de Thonon, je suis contraint de laisser en arrière cest article particulier au procès verbal que j 'envoyé au Saint Siège Apostolique pour le regard de tout le reste (H ; et cependant recourir a la bonté de Vostre Altesse, la suppliant très humblement de ne vouloir pas abandonner ce bon œuvre en ceste dernière nécessité, a laquelle je ne pense pas qu'on puysse donner remède (J ) que prenant encor le reste de l'abbaye

vos balliages de Chablaix et Ternier, sauf de celle de la ville de Thonon, pour laquelle je n'avoy pas trouvé les moyens selon la nécessité, comme je n'ay pas encor peu trouver despuys.J

Je me suis essayé de faire l'establissement des églises de Chablaix et Ternier; ce que j'ay presque fait

(b) a Vostre Altesse ; — et n'en reste plus que deux

(c) sceu

(d) pour

(e) avec un curé, — et que, pour le reste des deux balliages, je constituasse l'entretenement a trois praedicateurs qui fussent comme les colomnes de tout l'édifice. Et néanmoins, rayant trouvé... rencontré une si grande... J a cause du grand manquement de moyens pour ce faire

(f) le curé, — fet sans praetendre... et laissant en arrière... et avoit laissé en arrière les trois praedicateurs... J

(g) que — sans faire grand préjudice au service de Dieu, je ne pouvois restraindre d'avantage le nombre

( h) pour — Tbien assortir cest'eglise de Thonon, laquelle est en ce besoin. ..j ( i) cest article — au procès verbal que j'en envoyé au S1 Siège Apostolique {')) je ne — pvoys pas meilleur moyen... J pense pas qu'on puisse mieux donner ordre

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♦Videtom.pneced., de Filly *(k) pour l'y appliquer. Attendu mesure qu'aussi bien sera-il requis de procurer vers Sa Sainteté quelque recompense pour la Milice de Saint Maurice, en contrechange des biens qui ont estes appliqués aux 0) autres cures des balliages ; si que, par mesme moyen et avec mesme facilité, on la pourroit obtenir (m) pour ce reste de Filly.

Ce que je représente fort volontier a Vostre Altesse, dautant que comme ça esté par son soin et pieté que la réduction de ces peuples a receu son commencement et progrès, aussi en doit elle recevoir son compliment et perfection (n). Dequoy je supplie Dieu luy faire la grâce, et de la nous conserver longuement en très heureuse santé et prospérité, comm'ayant ce bien d'estre, Monseigneur,

De Vostre Altesse,

Très humble serviteur et orateur.

De Ville en Sala, près Genève, le 9 octobre 1601.

A Son Altesse.

Revu sur l'Autographe conservé à Tévêché de Fribourg.

(k) de Filly — ("lequel pourra suffire a tous ces besoins, J

( 1 ) de Saint Maurice, — des biens qui leur ont esté levés pour l'establissement des

(m) obtenir — encores

(n) Comme ça esté par le soin et pieté de Vostre Altesse que ces peuples ont esté remis en l'Eglise, aussi devons nous attendre d'icelle tout ce qui... que la réduction de ces peuples a receu son commencement et son progrès, aussi en doit elle attendre son compliment et perfection. [Ici se termine la première minute.]

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A U M Ê M E (inédite)

Rien ne s'est fait pour l'emploi des revenus ecclésiastiques du Chablais sans avoir entendu les Chevaliers des Saints Maurice et Lazare. — Force a été de passer outre à leurs protestations, tout en sauvegardant leurs intérêts. — Il est urgent de pourvoir de pasteurs Thonon et deux autres localités.

Gex, 30 novembre 1601.

J'avois des-ja amplement donné advis a Vostre Altesse de tout ce que j'avois fait en Chablais et Ternier pour l'establissement des cures *, quand j'ay receu la lettre quil *Vid.Epist.praeced. luy a pieu m'escrire, du ... octobre I1), par voye du seigneur chevallier Bergeraz (2), par laquelle j'ay conneu que mon action avoit esté bien mal (a) représentée a Vostre Altesse, en ce qu'on luy a dit que j'avois procédé sans ouyr les seigneurs de la Milice de Saint Maurice ; car j'ay trop de bons et irréprochables tesmoins au contraire, qui m'ont veu ouïr fort au long toutes les raysons et allégations que ledit sieur Bergeraz a voulu advancer, comme procureur gênerai de ladite Milice, et, avec luy encores, le sieur juge de Prez (3), conseil ordinaire d'icelle. Il est vray que, n'ayant pas jugé lesdites raysons considérables pour empescher ledit establissement des curés, sans lequel des lhors toutes les églises demeuroyent despourvëues, puysque les pasteurs, entretenuz jusques a l'heure avec tous les artifices possibles, estoyent resoluz d'abandonner silz ne se voyoyent en asseurance de leurs

(a) mon action — Tet information n'avoit encor pas esté bienj

(i) La place de la date est restée en blanc dans l'Autographe. (a) Thomas Bergera (voirie tome précédent, note (a), p. 231). ( 3 ) Claude de Prez (voir ibid., note ( 1 ), p. 162).

444 Lettres de saint François de Sales

provisions, ayant sur ce prins l'advis de b) gens très zeléz au service de Vostre Altesse et qui sont capables de semblables conseilz, sans la présence desquelz je n'ay rien voulu faire, je passay outre a l'exécution du Brief ; en telle sorte néanmoins, que je retranchay de beaucoup son estendue, laquelle si j'eusse voulu suyvre, j'eusse esté contraint de lever tout le bien d'Eglise que ladite Milice tient es balliages : encor ni eut il pas esté suffisant. Mays le respect que je porte aux intentions de Vostre Altesse m'a fait tenir le plus court quil m'a esté possible, et en •Videtom.praeced., telle sorte que, n'ayant du tout rien touché a Ripaille *, p. 252, no . {1). je n'ay prjns dg FiHy et Doveynoz sinon justement ce qui

estoit requis pour les curés des parroisses riere lesquelles ces deux bénéfices prenoyent les diesmes ; et ce, pour autant quil estoyt impossible de faire autrement.

Et avec tout cela, le demeurant de ces deux bénéfices est si bon que, quant a Filly, le revenu de messieurs les Chevalliers y est aussi grand, ou peu s'en faut, quil estoit au paravant (ce que j'ay assigné aux curés n'estant de plus grande valeur que ce qui estoit ci devant assigné aux ministres huguenotz sur laditte Abbaye) ; si que lesdits seigneurs Chevalliers ne sont que peu ou point intéressés pour cest esgard. Et quant a Doveynoz, bien que Vostre Altesse l'avoit entièrement layssé pour estre employé a l'entretenement des pasteurs, si est ce que j'ay laissé au prieuré une bonne pièce de revenu de laquelle je n'ay encor aucunement disposé, attendant la resolution que Vostre Altesse me donneroit pour la dotation de la cure de Thonon et de deux autres qui sont aux chams, lesquelles ne sont pas appointées de ce qui leur est ne- • Epist. pneced. cessaire. Sur quoy j'ay, par une mienne lettre *, demandé très humblement la bonté de Vostre Altesse a secours, affin quil luy pleut me permettre de prendre encor d'avantage sur lesdits bénéfices que j'ay espargnés, ou bien me donner les moyens d'y appliquer quelqu'autre revenu, ne treuvant aucun autre expédient pour éviter le scandale,

(b) Vadvis de — TMonseigneur le Rme de Vienne, des Pères Jésuites et de tous ceux que j'estimay propres....!

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qui sera extrêmement grand si Thonon et les autres deux lieux demeurent destitués de curés.

J'ay bien voulu ainsy particulariser a Vostre Altesse ce que j'ay fait pour, par après, la supplier en toute humilité, comme je fay, quil luy plaise ne point croire ceux qui luy parleront de moy au contraire de ce que je luy en escris. Aussi n'en sçauroient ilz jamais rien prouver, puysque la vérité est que j'ay tous-jours eu en singulière recommandation l'honneur que je dois aux volontés de Vostre Altesse en tout le progrès de cest'œuvre, de laquelle ell'a esté le principal instrument sous la main de Dieu, (c) lequel je prie tous-jours quil luy playse multiplier ses saintes bénédictions sur la personne et les catholiques desseins d'icelle, a laquelle faysant humble révérence je demeure a jamais, Monseigneur,

(d) Très humble serviteur et orateur.

De Gex, ce xxx de novembre 1601.

A Son Altesse.

A Turin.

Revu sur l'Autographe conservé à la Visitation d'Annecy.

(c) de Dieu, — [~et me suis comporté en sorte — I

(d) [La clausule, la date et l'adresse ne sont pas de la main du Saint.]

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