‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 29 sur 91 · A UNE PERSONNE INCONNUE · texte numérisé non relu

A UNE PERSONNE INCONNUE

(fragment inédit) Douceur de la main divine. — Affliction et consolation.

Annecy, [septembre-novembre] 161 7 ( 1 ).

Il est vray, Dieu a affligé nostre mayson en la mort de mon frère et de ma seur de Thorens ; mais sa main divinement paternelle nous force d'adorer sa suave bonté qui ne nous a touchés que doucement, puisque mon frère est mort saint entre les soldatz, ou il se treuve si peu de saintz,, et ma seur, sa chère espouse et mon unique fille, est morte sainte entre les servantes de Dieu et dans le cloistre, qui est ordinairement un séminaire de sainteté. Elle a fait profession, et est enterrée dans l'habit de la Visitation. Le médecin qui la servoit en sa dernière maladie'2) disoit que si les Anges pouvoyent mourir, ilz voudroyent mourir de la sorte.

Revu sur le texte inséré dans YHistoire de la Fondation du ier Monastère de la Visitation d'Annecy.

( 1 ) Ces lignes ont été vraisemblablement écrites avant la fin de l'année 1617, mais il est impossible de préciser davantage la date et d'en désigner le destinataire.

(2) Jean Grandis, médecin de la Visitation d'Annecy. (Voir tome XV, note ( 1 ), p. 20.)

ii2 Lettres de saint François de Sales

MCCCLXXI

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