ADRESSÉES A SAINT FRANÇOIS DE SALES PAR QUELQUES CORRESPONDANTS
Vive f Jésus Monseigneur,
* Ce mot est pour vous saluer en toute humilité et nous plaindre * vide P. 215, not. o) de ce que nous n'aurons point l'honneur de vous voir selon que nous le croyions, ma sœur Barbe Marie (2 ) nous assurant que vous n'allez pas à Paris, ains à Grenoble *. Nous voilà donc privée de cette incom- * Vide EPist- seciparable consolation que nous attendions avec tant d'ardeur et d'affection : Dieu en soit béni, et nous fasse la grâce de ne jamais rien désirer que l'accomplissement de sa très sainte et adorable volonté.
Il faut avouer, mon très honoré Père, que nous sommes mortifiée tout à fait, bien que de l'autre côté nous soyons consolée d'avoir de quoi offrir à Notre-Seigneur la privation du bonheur de vous entretenir, selon que nous nous étions promis de le faire amplement, et en ayant nécessité. Oh ! Dieu soit béni de rechef de tout ce qu'il permet.
Nous serons toujours contente en l'assurance que nous avons,
( 1 ) Voir tome XV, note ( 1 ), p. 178. — L'orthographe moderne est substituée à celle de la Mère Favre.
( 1 ) La présidente Le Blanc de Mions (voir le tome précédent, note (1), p. 366).
422 Appendice
Monseigneur, d'avoir part en vos saintes prières, en qualité de celle qui est et sera éternellement, Monseigneur.
Votre très humble et plus obéissante fille et servante en Notre-Seigneur,
M. J. Favre de la Visitation.
Dieu soit béni.
De Lyon, ce 26 septembre 16 17.
A Monseigneur Monseigneur le Rme Evesque et Prince de Genesve.
A Nicy.
Revu sur l'Autographe inédit, conservé à la Visitation d'Annecy.
LETTRE DE CHARLES-EMMANUEL Ier DUC DE SAVOIE (»)
Très Révérend, très cher, bien amé et féal Conseiller et devost Orateur,
loi^noMa)*' PP' 65' * Monseigneur le Mareschal des Diguieres ** nous a faict instance
noyidet)0rxv!!'P 'so' ^e vous Perme^tre d'aller prescher le Caresme prochain a Grenoble.
not <2)- Nous la luy avons volontiers accordée pour le fruict que Nous espérons
♦ vide Epist. mccclxvi. que ce lieu la en tirera *. Vous vous y disposerez donc de bonne heure,
sans attendre plus expresse licence de nostre part.
Et Dieu vous ayt en sa saincte garde.
De Thurin, ce 14e d'octobre 1617.
Le Duc de Savoye,