‹ ŒuvresChapitre 3 sur 272 · II, c. ci\\(al. cvi · texte numérisé non relu

II, c. ci\\(al. cvi

Anst., de Hist. aisles*, amsy peut une ame vigoureuse et constante

anim., 1. V, c. xix ; . . . , .

Plin., Hist. nat., vivre au monde sans recevoir aucune humeur mondaine,

(al. xlii).C* XXXVI treuver des sources d'une douce pieté au milieu des ondes ameres de ce siècle, et voler entre les flammes des convoitises terrestres sans brusler les aisles des sacrés désirs de la vie dévote. Il est vray que cela est malaysé, et c'est pourquoy je desirerois que plusieurs y employassent leur soin avec plus d'ardeur qu'on n'a pas fait jusques a présent; comme, tout foible que je suis, je m'essaye par cet escrit de contribuer quelque

(i) Les données fantaisistes des anciens, et notamment de Pline [Historia naturalisa lib. IX, cap. xxxv), sur les huîtres à perles, demeurèrent accréditées pendant de longs siècles. Mattioli les soutenait encore dans ses Commentaria in VI Libros Dioscoridis ( Venetiis , Valgrisi , 1565), lib. II, cap. iv.

Préface

secours a ceux qui d'un cœur généreux feront cette digne entreprise.

Mais ce n'a toutefois pas esté par mon élection ou inclination que cette Introduction sort en public : une ame vrayement pleine d'honneur et de vertu ayant, il y a quelque tems, receu de Dieu la grâce de vouloir aspirer a la vie dévote, désira ma particulière assistance pour ce regard!1); et moy qui luy avois plusieurs sortes de devoirs , et qui avois long tems auparavant remarqué en elle beaucoup de disposition pour ce dessein, je me rendis fort soigneux de la bien instruire , et l'ayant conduitte par tous les exercices convenables a son désir et sa (c) condition , je luy en laissay des mémoires par escrit, affin qu'elle y eust recours a son besoin. Elle, despuis, les communiqua a un grand, docte et dévot Religieux!2), lequel estimant que plusieurs en pourroyent tirer du prouffit, m'exhorta fort de les faire publier : ce qui luy fut aysé de me persuader, parce que son amitié avoit beaucoup de pouvoir sur ma volonté, et son jugement, une grande authorité sur le mien.

Or, affin que le tout fust plus utile et aggreable, je l'ay reveu et y ay mis quelque sorte d'entresuite, adjoustant plusieurs advis et enseignemens propres a mon intention. Mais tout cela je l'ay fait sans nulle sorte presque de loysir; c'est pourquoy tu ne verras rien icy d'exacte, ains seulement un amas d'advertissemens de bonne foy que j'explique par des paroles claires et intelligibles , au moins ay-je désiré de le faire. Et quant au reste des ornemens du langage, je n'y ay pas seulement voulu penser, comme ayant asses d'autres choses a faire.

(c) et — a sa (A-B)

(i) Voir à la Préface de cette nouvelle Edition, les détails donnés sur Mrae de Charmoisy et l'origine de YIntroduction a la Vie Dévote.

(2) « Ce fut au R. P. Jean Forier, théologien de la Compagnie de Jésus, lors Recteur du Collège de Chambery. » [Note marginale de Vèdition de 161p.)

8 Introduction a la Vie Dévote

J'addresse mes paroles a Philothee, parce que, voulant réduire a l'utilité commune de plusieurs âmes ce que j'avois premièrement escrit pour une seule, je l'appelle du nom commun a toutes celles qui veulent estre dévotes ; car Philothee veut dire amatrice ou amoureuse de Dieu (d).

Regardant donq en tout ceci une ame qui, par le désir de la dévotion, aspire a l'amour de Dieu, j'ay fait cette Introduction de cinq Parties , en la première desquelles je m'essaye, par quelques remonstrances et exercices, de convertir le simple désir de Philothee en une entière resolution, qu'elle fait a la parfin après sa confession générale par une solide protestation , suivie de la tressainte Communion, en laquelle , se donnant a son Sauveur et le recevant, elle entre heureusement en son saint amour. Cela fait , pour la conduire plus avant, je luy monstre deux grans moyens de (e) s'unir de plus en plus a sa divine Majesté : l'usage des Sacremens par lesquelz ce bon Dieu vient a nous, et la sainte oraison par laquelle il nous tire a soy ; et en ceci j'employe la seconde Partie. En la troisiesme, je luy fay voir comme elle se doit exercer en plusieurs

(d) amoureuse de Dieu — et l'âme qui désire d'aymer Dieu commence des-ja d'en estre amoureuse. (Ms.)

(e) Je regarde par tout mon dessein, qui est de conduire a la vie dévote un'ame qui est liée par sa vocation au commerce du monde; et pour cela, bien que je m'essaye de la retirer du péché, si est ce néanmoins que je...

Je regarde par tout une r bonne J ame qui a des-ja un bon désir de servir Dieu...

Regardant donq par tout un'ame de cette sorte-la, c'est a dire désireuse d'aymer Dieu, ["je la prens comme par la main, et la conduis le plus avant que je puis en la vie dévote et en cet amour divin, jusques au point auquel, parles advis et exercices que je luy propose... J j'ay fayt mon Introduction de cinq Parties, en la première desquelles je fia fay entièrement J m'essaye de convertir son simple désir en une [ parfaitte J entière resolution, a laquelle je la conduis par plusieurs exercices et advis propres a cela, et la luy fay faire en fin par une confession générale [et] protestation fort authentique et solemnelle, confirmée par la Ste Communion, en laquelle elle se donne a Dieu et entr'en son amour. Cela fait, je luy monstre en la seconde Partie les moyens par lesquelz [elle peut] (Ms.)

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