‹ Œuvres de Schiller Mélanges de Schiller preécédés du Visionnaire. 7Chapitre 29 sur 95 · L'HOMME DEVENU CRIMINEL, ETC. 1SG · texte numérisé non relu

L'HOMME DEVENU CRIMINEL, ETC. 1SG

étendue autour d'un feu do chardon. - Le voila, camarades,, dit mon conducteur, et i] me plaça au milieu du cercle; • voili'i

• notre cher hélc du Sideil ! srnihanez-lui la bienvenue ! »

■ L'hôte du Soleil I ■ crieront-ils tous ensemble; et ils se levèrent précipitamment, i't se pressèrent, hommes et femmes, autour de moi. Faut-il l'avouer? La joie élaitsiucèro et cordiale. La confiance, la considération même, se lisaient sur chaque TÏSflge; l'un me serrait la main, l'autre me tirait familièrement par mon habit; toute la scène était comme la fête du retour

interrompu le festin qui mmmeiiçait justement alors. On le reprit aussitôt , et l'on m'obligea à boire à ma bienvenue. Le repas consistait en fiibier de toute sorte; la bouteille passait infatigable d'un voisin à l'autre. La bonne chère el l'intimité paraissaient animer toute la troupe, et tous rivalisaient à qui témoignerait à mon sujet la joie la plus effrénée.

■ On m'avait fait asseoir entre deux femmes ; c'était la place d'honneur de la table. Je m'attendais ît trouver en elles le rebut de leur sexe; uuiis i.i.ii ni; jeu fut grande ma surprise quand je découvris, au milii il de ivttc hrunle inlàme, le- riens plusbelles personnes qui eussent jamais paru devant mes jeux! Marguerite, la plus âgée et la plus belle des deux, se faisait appeler mademoiselle, et pouvait avoir vioixt-einq ans à peine. Elle parlait avec beaucoup d'effronterie , et ses gestes en disaient plus encore. Marie, la plus jeune, était mariée, mais elle avait fui son mari, qui l'avait maltraitée. Elle avait les traits plus fins, mais elle était pâle et mince, et frappait moins les yeux que son ardente voisine. Ces deux femmes rivalisèrent pour exciter mes désirs; la belle Marque rite .ilJiiil au-devant lie ma timidité par d'audacieuses plaisanteries; mais toute sa personne me répugnait , et la modeste Marie avait pour toujours conquis mon cœur.

« Tu vois, hote du S<->]c<j|,dit alors mon introducteur, tu vois, - frère, comment nous vivons entre nous; et tous les jours sont « semblables à celui-ci. Vest-ce pas, camarades?

« — Tous les jours comme celui-ci. répéta toute la bande.

■ — Eh bien ! si tu peux te décider a prendre goût à notre

• manière de vivre, touche là el sois notre chef. C'est moi qui

. l'ai Été jusqu'ici, mais je vous te céder ce rang. Éics-vous sa-

• tisl'ails, camarades? °

désirs faisaient bouillir mon sang. Lu monde m'avait rejeté rumine mi pestiféré.... ici, je trouvais mi aerneil l'rateruel , la bonne chère, l'honneur. Que] que fut mon choix, la mort m'attendait ; mais ici je pouvais au moins vendre plus chèrement ma vie. La volupté était ma passion la plus ardente : leseie ne m'avait témoigné jusque-laque du mépris; ici m'attendaient sa laveur et des plaisirs effrénés. Ma résolution me routa peu.

• Je reste avec vous, camarades, . criai-je d'une voix haute et résolue, en m'avançant au milieu de la bande; < je reste avec

• vous, criai-jc une seconde fois, si vous me cédez ma belle ■ voisine.... » Ils m'accordèrent tout d'une voix ma demande ; j'étais le possesseur liuiilaru d'une prostituée , et le chef d'une bande de voleurs. .

mettre tout ce qui révolte l'humilité.... mais il ne commit pas un second meurtre, comme lui-même le déclara à laquestion.

La renommée de cet boumic s'étendit promptetiienl dans toute la province. Les grandes imites n'étaient plus sûres, des irruptions nocturnes inquiétèrent les habitants dos villes, le nom de l'hflle du Soleil dei iut lïtt'roi des paysans, la justice le poursuivit, et sa léle fut mise à prix. Il lut assez heureux pour déjouer toute frntatiie dirigée contre sa liberté, et assez habile pour faire servir à sa sûreté ] u superstition des campagnards, ami- du mcneilteuv. Ses m.:i ij:;yis. uis eurent ordre de répandre le bruit qu'il avait fait un pacte avec le diable, ctqu'ilopérait des malélices. Le district où il jouait sou rôle appartenait alors moins encore qu'à présent aux pays éclairés de l'Allemagne; on croyait à ce bruit, et par là il était en sûreté. Personne ne se souciait de se jouer à un ibiriiinvus eailkird qui avait le diable à ses ordres.

Il y avait déjà un an qu'il exerçait ce triste métier, lorsqu'il commença à lui devenir insupportable. La bande à la têle de

L'HOMME DEVENU CRIMINEL , ETC. IBL laquelle il s'était placé ne remplissait point ses brillantes espérances. Une appat-ruee séduisante Tirai! d'abord aveuglé dans le vertige de l'ivresse; mais il s';iprrtvvnil maintenant avec

il lui fallait risquer sa vie pour un repas, qui suffisait a peine à l'empEkherdc luoiirirde fiiiui. La vaine ombre de concorde (raternclle s'était évanouie; l'envie, la drlianrc et la jalousie étaient déchaînées au cœur du cette han<lc de rrpriiu\és. La justice avait pl'i.nii.-i nue i ■( ■ni! i ![.!(' iim' a le !n niai' vivant, et cil outre, si

sait le danger qu'il courait. La probité de gens qui trahissaient Dieu et les hommes, était une triste garantie pour sa vie. Désormais, plus de sommeil pour lui ; une crainte continuelle de la mort lui était tout re["js ; If spei'it-e alti r ux du soupçon s'agitait avec un bruit sourd derrière lui en quelque lieu qu'il se réfugitlt, le tourmentait quand il veillait, se glissait dans son lit lorsqu'il se couchait, et l'efïrayait dans des rêves épouvantables. En mémo temps, sa coiisriiiive. quelque temps lunette,

avait retrouvé la voix, et, dans cette tempête intérieure, le serpent assoupi du remords se réveilla. Sa haine cessait maintenant de s'en prendre à l'iimnaiiiti': . pour s 'ncliarncr impitoyablement sur lui-même. 11 pardonnait à toute la nature, et ne trouvait plus personne à maudire, que lui.

Le vice avait terminé l'éducation de ce malheureux:; son bon sens naturel triompha rnliu d'une funeste illusion. Maintenant, il sentait dans quel piviiorni abime il était tombé : une mélancolie plus ralnir rrnipiara Us j,'rinn:mr nts du désespoir. 11 regrettait sa vie passée, avec des larmes unières ; maintenant, il savait, h n'en point douter, qu'il l'eut recommencée d'une tout autre façon. Il se prit à espérer qu'il lui serai I encore donné de redevenir un honnête homme, car tl sentait en lui-même qu'il le pourrait. Au plus haut degré de sa perversité, il était peutêtre plus près du bien qu'il ne l'avait été avant son premier faux pas.

C'est précisément vers cette époque que la guerre de sept ans éclata, et le recrutement était fort actif. Le malheureux

conçu! de l'espoir de cette circonstance, et écrivit à son souverain une lettre, dont je cite ici un extrait :

■ Si votre auguste faveur ne répugne point !i descendre jusqu'à moi, si des criminels tels que moi ne sont point en dehors de votre pi lii' 1 , daigne/ tii'i'iiieiidtv, très-illustre souverain 1 Je suis meurtrier et voleur, la loi me condamne à mort, la justice me cherche.... et j'offre de me livrer moi-même. Mais, en même temps, je dépose une étrange prière an pied de votre trône. Je déteste ma vie et je ne crains point la morl, mais il m'est aliraii de mourir sans avoir vécu. Je voudrais vivre pour réparer en partie le passe ; je voudrais vivre pour mériter mon pardon de la Mn:it : !- ; que j'ai offensée • , i°" supplice sera un exemple pour lu monde, mais non une réparation de mes crimes. Je liais le mal, el j'aspire ardemment à l'honnêteté et a la vertu. J'ai fait preuve de talents quand il s'est agi de me rendre redoutable à ma pairie; j'espère qu'il m'en restera pour lui être utile.

. Je sais ']"'■ je ilijriKiîiiU; ijuidipe' elf'sr d'inouï. -Ma vie n'est plus ù moi ; il ne m'appartient pas d'entrer en négociation avec la justice. Mais je ne comparais pas devant vous lié et enchaîné.... je suis encore libre.... et la peur est le sentiment qui a le moins de part a ma prière.

■ C'est une grâce que j'implore. Les droits à la justice, en eussé-je même, je n'ose plus les faire valoir.... Et pourtant il m'est permis de rappeler une chose à mon juge. Mes crimes datent de la sentence qui me priva a tout jamais de mon honneur. Si alors on eût été moins rigoureux envers moi, peutêtre aujourd'hui ii'nurais-jc pas li. soin de grice.

i Faites grâce , au lieu de jusiico , (non prince ! S'il dépend de votre souverain pouvoir de fléchir pour moi la loi, faitesmoi don de la vie. Cette vie, !t partir de ce moment, sera dévouée à votre service. Si vous pouvez ce que je demande, faites-moi savoir votre gracieuse volonté par les feuilles publiques, et, sur la foi de votre parole souveraine, je me présenlurai daus la capitale. Si imis avez autrement décidé de

Cette requête demeura sans réponse, ainsi qu'une seconde

L'HOMME DEVENU CMHINBL, ETU. 193 et une troisième, où le sufipli.nl demandai! m être admis dans lit cavalerie ou service du prince. Son espoir de pardon s'éteignit complètement : il prit alors la résolution Je s'enfuir du pays, el du mourir, comme un "brave solrint, au service du roi lit Prusse.

Il s' échappa heureusement de sa bande, et commença son

comptait passer la nuit, l'eu de temps auparavant, on avait publié dans tout le [>a>s du sévères erdiuuiauees, prescrivant d'examiner ri goure use ment les voyageurs, parce que îfi souverain, qui Était un prince de l'Empire, avait pris parti dans la guerre. L'n ordre de ce genre avait aussi été donné au commis de la porte de cette petite ville, lequel était assis sur un banc devant la barrière lorsque l'hôte du .Soleil arriva à cheval. L'accoutrement de celui-ci avait quelque chose de comique, et, eu mfmc temps, d'effrayant et de sauvage. Le maigre bidet qu'il montait, el le choix burlesque des diverses pièces de sa toilette, lequel marquait moins son goût que la date de ses soustractions, contrastaient d'une façon passable- ! m 1 ut étrange ai ef un visage sur lerjiie] s'i'lalideul , corn nu 1 des

cadavres mutilés sur un champ de bataille , tant de passions violentes. A la vue de ce singulier voyageur, le commis de barrière s'étonna. Il avait blanchi à la garde de la porte , et une pratique di- r j 1 1 ■■ l i ; 1 1 1 1 • : ans avait l'ait iir lai un paysiunoiiii-te infaillible a l'endroit de tous lis vagabonds. En cette occasion, le regard perçant de ce limier ne manqua pas non plus son homme. Il ferma sans retard la porte de la ville, et demanda au cavalier son passe-port, tout en s'assurant de la bride de son cheval. Wolf était préparé aux accident' de cette nature, et il avait sur lui un vrai passe-port, qu'il avait pris, peu de temps auparavant , en dévalisant un marchand. Mais ce témoignage unique ne suffisait point pour dépister une expérience de quarante ans et pour forcer à rétractation l'oracle de la barrière. Le commis en crut ses yeux plus que ce papier, et Wolf fut obligé de le suivre au bailliage.

Le bailli du iieu examina ie passe-port et le déclara en règle. C'était un grand amateur de nouvelles, et il aimait particulièrement à caujer, prés, d'une bouteille, sur les événements du

►.UlLLEh. — son. il mi; 13 -

MÉI.AN0E3.

jour. Le passe-port lui disait que son possesseur arrivait directement de. 1 - pajs ennemis, où était le tliMtrc du la guerre. 11 espéra lirt'i'de 1 VlraiiL'er lies nr.iiiv ('Iles iiiirtiailiere- . e! envoya vers lui un secrétaire avec le passe-port, pour l'inviter à

venir hoin: imv knleillc île vin.

Cependant l'hôte du Soleil est demeuré devant le bailliage; son plaisant aspect a rassemblé en foule autour de lui la populace de la petite ville. On se parle a l'oreille, on se montre alternativement le cheval et le cavalier : la gaieté moqueuse du peuple finit par dégénérer en un bruyant tumulte. Malheureusement, la monture, que [eut le monde alors indiquait du doigt, était un cheval voir ; WolIVi marine que ce cheval a été décrit dans quelque signalement, e! qu'on le reconnaît. La politesse luatu-ntlLu: tuiiii met le cornhle à sf;s soupçons. Il lui pareil évident que la fraude de son passc-port est découverte, et que cette invitation [['est qu'un piège pour le prendre vivant el sans résistance. Sa mauvaise conscience lui fait faire une sottise : il pique des deux, et part au galop sans donner de réponse.

Cette fuite soudaine est le signal d'un soulèvement général.

■ Un coquin! ■ s'écrie la foule, et tous se précipitent sur ses pas. Il y vn , pour le cavalier, de la vie ou de la mort ; il a déjà de l'avahce , ceux qui le poursuivent courent derrière lui hors d'haleine, il est presque sauvé; mais une main invisible s'appesantit sur lui, son heure a sonné, l'impitoyable .Némésis arrête son débiteur. La rue où il s'est engagé se termine en cul-de-sac : ii faut qu'il se retourne vers ceux qui le pour-

Cependant le tumulte de cette aventure a soulevé toute In petite ville, les groupes se joignent aux groupes, toutes les

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chemin par la force a travers la foule. ■ Ce coup, s'écrie-t-il, • pour le téméraire qui oserait m' arrêter! * La crainte commande une halte générale.... EnGn, un hardi compagnon serrurier se Jette par derrière sur son bras, saisit le doigt avec lequel le furieux veut presser la détente, et le serre i le déboiter. Le pistolet tombe, l'homme sans défense est arraché de dessus son cheval , et i.'iiiié en triomphe au bailliage.

Dlïliioa Cy

■ Quies-tu 'demande lenia^istiald'uiiioii [i.ï.-iSiMemeMbrutal. . — L'n homme décidé li ne répondre à aucune question, tant i;u'on ne lui parlera pas plus poliment.

— Oui ètes-vousT

— Je suis ce que j'ai dit. J'ai voyagé à travers toute l'Allemagne, et je n'ai trouvé aucun lien où régnât l'impudence comme die fait ici.

— Votre prompte fuite vous rend fort suspect. Pourquoi fuyiez-vous?

— Parce que j'étais las d'être la risée de votre populace.

— Vous menaciez de faire feu.

— Mon pistolet n'était point chargé. >

On examina l'arme , on n'y trouva point de balle.

■ Pourquoi portez-vous des armes cachées?

— Parce que j'ai sur moi des objets de priï , et que l'on m'a >;:i.i;;f.:r- ,'i mi; garder d'un certain liùle du Soleil , qui doit rôder

— Vos réponses prouvent beaucoup votre audace, mais nullement la bonté de votre cause. Je vous donne jusqu'à demain pour me découvrir la vérité.

— Je m'en tiendrai a ce que j'ai dit.

— Qu'on le mène à In tour.

— A la tour?... Monsieur le bailli , j'espère qu'il y a encore de la justice dans ce pays.... Je demanderai satisfaction.

— Je vous la donnerai aussilùt que vous serez justifié. ■

[,e lendemain matin, le bailli n'Ilérliil que l'étranger pourrait pourtant bien être innocent; que le ton impériaux n'obtiendrait rien de son opiniâtreté, qu'il ferait peut-être mieux de le traiter avec modération et convenance. Il rassembla les jurés de l'endroit, et lit amener le prisonnier.

« Pardonnez, monsieur, il un premier mouvement d'irritation, si je vous ai paru hier un peu dur.

— Tri s- vo Ion tiers , si vous me prenez ainsi.

— Nos lois sont sévères, et votre aventure a fait du bruil. Je ne puis vous rendre la liberté, mus manquer à mon devoir. L'apparence est contre vous. Je souhaiterais que vous dissiez quelque chose qui la démentit.

— Et si je n'ai rien h dire;...

— Alors, il me faudra informer lu iiouvcrnemunl du eu qui s us! passé, et ions resterez jusque-là en lieu sûr.

— Et ensuite?...

— Ensuite, vous courez risque d'être chassé à coups de fouet du pays, comme un v.i^abiiiul , ou, si l'on est indulgent, de tomber entre les mains des eurdleurs. •

Wolfse lut quelques inimités, et punit soutenir au dedans de luiun rude coin bal ; puis il se tourna vivement vers le magistrat.

■ Puis-jc être un quart d'tietlre seul avec vous? ■

Les jurés se regardèrent d'un air équivoque, mais ils s'éloignèrent sur un geste impératif de leur supérieur.

■ Maintenant, que voulez-vous?

— Votre conduit!: d'hier, monsieur le liailli, ne m'aurait jamais amené à un aveu, car je brave la violence. L amodératïon avec laquelle vous me traitez airjourd'hui m'a donné pour vous de la confiance et du respect. Je crois que vous avez un noble cœur.

— Qu'avez-vous à me dire?

— Je vois que vous avez ut) noble cœur. J'ai longtemps désiré rencontrer un homme comme vous, l'ermettez-moi de toucher votre main droite.

— Où en voulez-vous venirï

— Votre tète est grise et vénérable. Vous êtes depuis longtemps dans le monde.... vous avez sans doute beaucoup souffert.... n'est-ce pas? et vous êtes devenu plus humain?

— Monsieur.... où tend tout cela?

— Vous n'êtes plus qu'à un pas de l'éternité; bientôt.... bientôt, vous aurez besoin de la miséricorde de Dieu. Vous ne refuserez point la votre aux hommes.... Ne devinez-vous rien? Avec qui croyez-vous parler?

— Qu'est-ce que cela'' Vous m'effrayez.

— Vous ne devinez pas encore?... Écrivez à votre prince comment yous m'avez pris , dites-lui que moi-même , par un libre choix, je me suis livré.... que Dieu lui sera un jour miséricordieux comme lui-même me le sera aujourd'hui.... Priez pour moi, vieillard, et sur votre rapport laissez tomber une larme : je suis l'hote du Soleil. ■

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