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CON'UKXION' DES DEUX NATURES DE L'HOMME. S27 rayons de la beauté spirituelle peuvent loucher son Sine épanouie; le sentiment do l'exercice Je si force le remplit
lumières, l'accroissement des idées lui révèlent enfin toute la dignité des plaisirs de l'esprit : le moyen est devenu le but suprême.
Voilà ce qu'enseigne plus ou moins l'histoire individuelle do tout homme qui a quelque culture, et certes l'éternelle Sagesse no pouvait choisir pour conduira l'iintminr une route meilleure: maintenant encore m; mène-l-on pas h plèbe à 1a lisière comme notre adolescent"; Kt h; propik le de llédine ne nous a-t-il pas montré, par un clair et frappant exemple, coin ment il fallait tenir en bride le sens gros^cr des Sarrasins ï
[Sur ce point on ne saurai! rien dire de mieux <[ue ce qui a été développé de la manière suivante par Garve, dans ses notes sur le chapitre de la philosophie morale de F'erguson qui traite des penchants naturels : ■ C'est l'instinct de la conservation et l'attrait du plaisir physique qui ^cillent d'abord l'activité c ho r. l'homme comme chez l'animal. Il apprend d'abord à apprécier les choses qui appartienne ni aut autres hommes, et ses actions envers eux, par le plaisir qu'elles lui procurent. A mesure que s'étend le nombre des choses dont l'cïpérience lui enseigne les effets, ses idées s'étendent aussi ; h mesure que s'allonge le chemin par lequel il parvient à produire ces eilets, ses désirs deviennent plus rallinés. Là est la première ligne de démarcation entre l'homme et l'animal ; là se manifeste une différence, même entre les animaux d'espèce ditlérente. Ce n'est que chez un petit nombre d'animaux que l'action de manger suit immédiatement la sensation de la faim; l'ardeur de lu chasse ou le soin il 'amasser des provisions précède la satisfaction de l'appétit. Mais chez aucun animal le contentement <iu désir no suit aussi tard que chez l'homme les préparatifs rails pour celte lin; aucun ne parcourt une si longue chaîne de moyens et de combinaisons avant d'arriver à ce dernier résultat. Lien que tous les travaux de l'ouvrier ou de l'agriculteur n'aient pas d'autre but que. le pain ou le vêtement, par quelle distance ces travaux
ne sont-ils pas séparés de ci- luit ? Unis ce n'est pas iqni encore. Dès que les moyens de conservation pour l'homme sesont accrus par l'institution de la ;-oi iété, lorsqu'il jouit d'une abondance qu'il n'es! pas obligé d'acheter au prix de tout son temps et de toute son énergie, lorsqu'ell même temps il est éclairé par l'échange des idées, alors il commence à trouver en lui-même un but final de son activité, alors il remarque nue même pleine-
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de toute sorte, il lui reste cependant quelque chose à faire. 11 fait encore un pas en avant : il s'aperçoit qu'en tant qu'ils résultent de certaines facultés spirituelles et qu'ils exercent ces facultés, les actes par lesquels l'homme s'est procuré la nourriture i'l ]<■> i ■ . . ] r j : j j ■ i i I i 1 1 ■ -s de 'a v.e . ivn le ru i eut un bien plus précieux que les tins extérieures que ces actes atteignent. A dater de ce moment, de concert avec le reste de l'espèce humaine et de tous les êtres vivants, il travaille à se conserver, sans doute, à pourvoir aux besoins de sa vie matérielle et à ceux des personnes qui lui sont chères (comment pourrait-il faire autrement? quelle antre sphère d'nctmié pourrait-if se créer s'il sortait de cell-elà?); mais il sait maintenant que, si la nature a éveillé en lui ces appétits multiple:;, si elle lui a mont ri en perspective l'attrait du plaisir et des avantages qu'il peut trouvera les satisfaire, c'est beaucoup moins pour lui procurer lesdouccurs delà vie que pour fournir n un être pensant la matière des perceptions, à une âme sensible la matière des sentiments, à un esprit bienveillant des moyens de pratiquer la bienfaisance, a un esprit actif l'occasion d 'exercer son activité.... Dès lors, il n'est pas d'être vivant ou inanimé qui ne se présente à lui sous vue face nouvelle. Auparavant les objets et les changements qu'ils sulds.se.nl n'étaient considérés par lui qu'au point de vue des sensations a^rénhles ou pénibles qu'ils lui procuraient; maintenant c'est comme donnant lieu h des actes, a la pleine manifestation de la perfection de son être, qu'il les. envisage. Au premier point de vue, les occurrences étaient tantôt bonnes, tantôt mauvaises; au second, elles sont toutes bonnes sans exception ; car il n'en est aucune qui ne rende possible l'exercice d'uni: vertu ou l'application d'une faculté
particulière. Auparavant il aimait les hommes, parce qu'il