Le sentiment agréable était nécessaire pour amener
l'homme à la pi.irfi'1'ti Ik son l'tre. et pourquoi d'ailleurs
l'homme est-il parfait, sinon pour éprouver des sentiments agréables?
2. La nature d'un être fini rend inévitable le sentiment désagréable. Le mal n'est pas banni ou meilleur monde : les philosophes ne veulent-ils pas voir en cela une perfection!
3. La nature d'un être composé entraîne nécessairement avec elle l'existence de la douleur, car c'est sur elle qu'en très-grande partie cette nature repose.
Ainsi : la douleur et le plaisir sont nécessaires.
Ï50 mélanges.
Voici qui paraît plus difficile à admettre, mais qui cependant est vrai aussi ;
4, En vertu de sa nature, chaque douleur, et de même chaque plaisir, croit à l'infini.
5. Chaque douleur et cltaijm; plaisir d'un être composé tend à la destruction do cet être.
:i ce que cela veut dire. C'est une loi connue, une loi de n ilrs idée- qu'un sentiment de quelque nature qu'il soit d'ailleurs, s'empare ansMhM d'un seiinmeiii de rm'uii' espèce, et s'accroisse par cette annexion. Plus un sentiment grandit i't devient ronipleve. plus ii éveille de se» lime ois analogues dans toutes les dinMinns du l'organe de la pensée, jusqu'à ce que peu à peu il devienne dominant et occupe la surface entière de l'âme. Ainsi chaque sentiment s'augmente par Jui-méme; chaque état présent de la sensibilité renferme virtuellement un état futur semblable , mais plus intense. Cela est clair de
■!s. Cela n'est pas moins clair. Mais igné qu'un nerf n'est jamais affecté isolément, et que dire : ■ Ici il y a excès de force, ■ revient à dire : ■ Là il y a manque de force. ■ Ainsi, tout mouvement
précédemment ijne les irinuvintieii'.s dn système nerveuv. réagissent sur l'Ame, et renforcent les sentiments spirituels Les sentiments de l'espril devenus plus forts augmentent et renforcent a leur tour les mouvements nerveux. 11 y a donc Ici un cercle : le sentiment doit croitre sans cosse, ut les mouvements des nerfs doivent à chaque instant acquérir plus d'é-