‹ Œuvres de Schiller Mélanges de Schiller preécédés du Visionnaire. 7Chapitre 48 sur 95 · CONNEXION DES DEUX NATURES DE [.'HOMME · texte numérisé non relu

CONNEXION DES DEUX NATURES DE [.'HOMME

tendue el de violence. D'un autre cûté, nous savons que les mouvements de la machine qui occasionnent le sentiment de la

ladie. Mais la maladie ne peut croître k l'infini ; donc ces mouvements finissent par la destruction totale de la machine. A l'égard de la douleur, il est donc démontré qu'elle tend à la mort du sujet.

Mais, dira-t-on, sous l'influence d'un sentiment agréable, les itiouvi'iiiMtti (les nerfs mii:I si l];inn<ii:i([U(-s, si favorables à ht dnriV de h matin ne ' l'ita: nii l'imii Éprouve le plus grand plaisir, est aussi pour le corps l'état de santé le plus parfait. D'après cela, le sentiment agréable ne devrait-il pas, réciproquement, prolonger a i'infitii Jïtat ilnrissanl du corps? Cette conséquence est bien hasardée. Dans un certain degré de modération, ces mouvements nerveux sont salutaires et constituent la santé véritable. S'ils dépassent rette limite, ils peuvent bien être momentanément l'activité la plus élevée. la perfection de l'existence; mais alors ils sont un excès de santé, alors ils ne sont plus la santé. Nous ne nommons santé que cette bonne constitution des actions naturelles qui renferme le germe d'actions futures analogues, c'est-à-dire qui garantit la perfection des actions suivantes : ainsi l'idée de permanence entre nécessairement dans celle de santé. Au moment de ses excès, par exemple, le corps du voluptueux le plus affaibli a atteint sa plus haute harmonie; mais celte harmonie n'est que momentanée, et une défaillance, d'autant plus profonde montre suffisamment que la surcvcitiiiinii n'était pas la santé. On peut donc affirmer avec raison que la vigueur exagérée des actes physiques bille la mort tout autant que la plus grande discordance ou la maladie la plus violante. En conséquence, la douleur et le plaisir nous entraînent tous deux à une mort inévitable, s'il n'est rien uni vienne limiter leur progrès.

Avant;iee.H £<:■■ 'l'i'.i II.iii.l's .iii ccns-

fl'cst la précisément te rôle que remplissant ces défaillances de la nature animal.*. Celle limitation (le r.airc frêle machine qui paraissait avoir prêté à nos adversaires un argument si péremptoire contre sa perfection, est justement ce qui devait servir ù corriger les conséquences fâcheuses que, d'autre part, le mécanisme entraîne nécessairement. Cette atonie, ce relâchement des ornai i<;s dont les piiisi.airs.st' plaignent tant, est justement ce qui empêche que notre propre énergie ne nous détruise en peu de temps , et qui ne permet pas que nos sentiments croissent pour notre ruine dans une proportion de plus en plus grande. La mesure do noâ forces- assigne à chaque sentiment la période de sa cruissancu , de son apogée, de sa défervescence, si même il ne s'éldut pas complètement dans une relaxation totale du corps, et celte défervescence laisse aux esprits sure\i ili's lu imip- de reprendre leur ton harmonique et aux organes de se reposer. C'est pour cela que le plus haut degré de l'eut liousias me, de la terreur, di- la colère, est une mémo chose, à savoir, lassitude, faiblesse ou évanouissement.

« Alors il fallut, esi-î I dit, on qu'il InmtjSt évanoui, ou..,. i

Le sommeil fait plus encore, le sommeil qui. comme le dit notre Shakspeare, ■ démêle lerlieve;iu einhruuillê des soucis, rt r j 1 1 ï rs! li' li.iill s:iliit.ïiri' du Ir.iï.iil l'iidfduri . I ' ■ - c i tV i iH.'IiiitiI de la vie de chaque jour, le second service à la table do la grande nature 1 . • flans le sommeil, les esprits animaux reprennent cet heureux équilibre -si nécessaire à la persistance de notre être; toutes ces idées et ces sentiments convulsifs, toutes ces forces surexcitées qui nous ont tourmentés le jour durant, s'éteignent dans le relâchement général du sensorium;

1, voy. StuutsjHUre, KaOtlh. scie II, «. 3. - Schiller paraît citer de mimaire; dan! ruiglii», w lieu crmfaMrmrnr il ji mon.

CONNEXION DES DEUX NATURES DE L'HOMME. 2S3 l'harmonie des opérations de l'âme est rétablie, et, plus paisible, l'homme, A son tvveil , salin 1 le rcd'nir de l'aurore.

lliîmc au point de vue de l'organisation sociale, nous ne saunons trop admirer la valeur et l'importance de ce relâchement du corps, L'ne conséquence nécessaire de cette organisalioi) était qu'un certain nombre d'hommes qui avaient les mêmes droits au bonheur fussent sacrifies à l'ordre général, si m.xWil l'-i|-f<rrtJi--ii m pjfLi.-i \ l'-'jr. uir tin*.*- ti mbreuse , que d'ordinaire nous unvions, à tort peut-être, fut réduite i lorturer par de coniinui'ls eiforts son énergie morale et physique, afin que le repos de la société entière fût conservé. Ajoutez à cela les malades, ajoutez les bâtes sans raison. Le sommeil scelle en quelque sorte l'œil de la douleur; il décharge le prince et l'homme d'i'tat du lourd fardeau du gouvernement; il répand la force vitale dans les veines du malade, et le repos dans son âme ilécliit-.'e; de smi oW-, le manœuvre n'entend plus la voix impérieuse de relui qui le presse, et la béte maltraitée échappe 1 la tyrannie du l'humilie. Le sommeil ensevelit fous les soucis et les fardeaux des créatures, met tout en équilibre, et donne à chacun des forces nouvelles pour supporter les joies et les douleurs du jour suivant.

S si-

Dissulut™ de lime ei du corps.

Enfin . qnanil le moment est venu où l'esprit a atteint dans cette sphère le but dp son existence, un mécanisme interne, incompréhensible, a aussi rendu le corps incapable d'être plus longtemps son instrument. Toutes les disposions prises pour maintenir le corps dans un état fhri.u.im. paraissent ne s'étendre que jusqu'à cette époque. La sagesse suprême, en posant les fondements de notre nature physique , a observé, à

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peusalions constantes , la consomption doit toujours avoir le dessus; que la liberté abuse du mécanisme, et qm la mort doit sortir dp. la rie arni'iv. de son germi, La matière se décompose

de nouveau en ses derniers éléments, qui se répandent sous

(Ir'S iVirmcs cl ;mr des rclali: ms nouvelles dniis les règnes de la

nature, pour servir à d'autres vues. L'aine continue à exercer son intelligence dans d'autres sphères, et à contempler l'univers sous de nouveaux aspects. On peut dire, sans doute, qu'elle est loin d'avoir épuise 1 cette splière, qu'elle aurait pu ne l'abandonner qu'après y être parvenue ù une plus haute perfection; mais qui donc sait que cette sphère soit perdue pour elle? Nous mettons aujourd'hui de coté te! livre que nous ne comprenons pas ; peut être le comprendrons -nous- mieui dans quelques années.

De même que cet univers, par rinfloencc ton le -puissante de la force divine, a jailli de la conception dans la réalité, et que toutes ses forces airi^ont, et a;ris>e!i! de ameert. réunissant, pareilles auï cordes d'un instrument, leurs mille sons divers en une seule mélodie , de même l'e^nt di' l'homme, ennobli par de divines facultés, doit par ks effets parlirl. découvrir la cause et le dessein, par la connexion dus nuises et des desseins, tout 1q vaste plan de l'ensemble ; a ce plan reconnaître le Créateur, l'aimer, le glorifier :ou, pour le dire e:t moins de mots, mais avec des paroles qui résonnent plus noblement h nos oreilles, i'bommc est là pour aspirer àla grandeur de son Créateur, pour embrasser le monde du même regard dont l'embrasse le Créateur.... la ressemblance avec Dieu rsl la il.-^tinaiion de l'homme. A la vérité, cet idéal est infini , niais l'esprit est éternel. L'éternité est la mesure de l'infinité, c'est- i-dii'e, l'esprit croîtra sans cesse, mais n'atteindra jamais à cet idéal.

Lue âme, dit un sage de noire siècle, éclairée au point d'avoir devant les jeux, dans son ensemble, le plan de la divine Providence, est l'unie la plus heureuse, rue loi éternelle, grande e( belle, a attaché la perfection au plaisir et le déplaisir h l'imperfection. Tout ce qui rapproche l'homme , directement ou indirectement, de la destination que nous avons dite, le réjouira. Ce qui l'en éloigne, lui causera de la douleur. Ce qui lui cause de la douleur, il l'évitera , et il recherchera ce qui le réjouit. Il cherchera la perfection parce que 1'iinpertèction le fait souffrir; il la cherchera, parce qu'clle-niè.uie elle le réjouit. La somme des plus grandes perfections avec le moins possible d'imperfections, est la somme des plus hautes jouissances avec le moins possible de douleurs. C'est là la félicité, Quand donc je dis ; - L'homme existe pour être heureux, . cela revient à dire : « Il existe pour être parfait. » Il n'est parfait que lorsqu'il estheu-

première, a lié la perfection de l'ensemble à la félicité de l'individu; elle a, par les liens de l'amour universel, attaché les hommes aux hommes , et même les hommes aux bétes. Ainsi l'amour, le plus beau, le plus noble penchant de l'âme humaine, la grande chaîne de la nature sensible, n'est rien autre

PHILOSOPHIE DE I,A PHYSIOLOGIE. Î59 chose que la confusion de mon propre moi avec l'êlre de mon prochain. Et cette confusion est volupté. L'amour donc fait du plaisir de mon produin mon plaisir, de sa douleur ma douleur. Mais cette douleur aussi est perfection et ne peut pas être sans plaisir. Que serait la pitié , si ce n'est une affection mêlée de volupté et do douleur ï Do douleur, parce que le prochain soutire; de volupté, [ianv que je partage avec lui sa souffrance,

parce que je l'aime. Douleur et plaisir, parce que je détourne de lui sa souffrance.

VA pourquoi l'ameur universel'.' pourquoi tontes les jouissances de tfunour universel?... Pour une seule raison, une raison dernière et fondamentale : pour favoriser ia perfection du prochain. Et cette priTerLion es! l'élude, la contemplation, l'admiration du grand dessein de la nature. Oui, en dernier résultat, toutes les jouissances des sens, dont il sera pari* en leur lieu, aboutissent par maints détours, et malgré d'apparentes contradictions, à ce yrand dessein, C'est une vérité qui demeurera toujours invariablement semblable à elle-même: L'homme est destiné ,ï l'étude, & la contemplation, à l'admiration du grand dessein de la nature.

Influence de 11 matière sur l'april.

Ceci posé pour fondement, je continue. Si l'on veut que l'homme découvre l'ensemble au moyen du particulier, il faut qu'il éprouve chaque effet particulier. H faut que le monde agisse sur lui. Or le monde est en partie hors de lui, en partie dans lui. Ce qui se prisse dans le labi rintlie de mou propre être est plutôt l'objet d'une psychologie, que d'une physiologie générale. Nous en supposerons la connaissance chez le lecteur, et nous n'empiéterons sur ce domaine que lorsque ta liaison de l'ensemble l'exigera.

Les effets qui ont lieu en dehors de mon moi sont des mouvements de la matière. Tout mouvement de la matière est fondé sur l'impénétrabilité , qualité propre h cette substance , qui principalement la distingue de l'esprit, autant que nous

connaissons ce dernier. Mais si l'esprit n'est pas impénétrable, comment la matière agira-l-el'e sur lui, elle qui n'agit que sur l'impénétrable? Elle doit être morte pour lui, la vivante beauté de la citation ; la force aclin: de l'esprit doit sommeiller morte dans cette, sphère 'f'aelion infiniment faconde.... Et cependant elle ne sommeille pas moite dans cette sphère d'action infiniment féconde, lille n'est pas morte pour lut, la vivante beauté de la création. Il est heureux , il est actif. Il faut [bmr : nu que l'esprit pisisse '"'iiv impénélrnii!.: suis i'i:v madère. Iijns en ras. le piriisiT serait murAc-nient. L'immortalité serait une illusion. Il faudrait que l'esprit pi-ril. Cette opinion, violemment iinajîiiitV pour déprimer la sublimité de l'esprit et endormir la crainte d'une éternité future, ne peut égarer que des fous et des méchants : le sage la dédaigne.... Ou bien encore, toute cette notion que uous avons d'un monde serait-elle uniquement une fiction tirée de notre propre moiï Nous nous

trompons . nous réunis , quand unus ii'umiiis ri'ivvnir du dehors nos idées et nos sentiments. Nous sommes indépendants du monde , il est indépendant de noue. En vertu d'une harmonie préétablie de toute éternité, nous marquons, nous et lui, comme deux nioiitri.'.i l'jialeinHil ivdres, la tuéine seconde.,.. Le inonde

existerait donc sans dessein. La liberté et la culture morale seraient des fantômes Ma félicité est un rêve.... Celle opinion n'est autre chose que la saillie plaisante d'une tète ingénieuse , qui elle-même n'y a jamais cru.

Iiiihiim est -ri' : 'iiMh!'']ii , r iiimii'iliaîc île la lente-puissance divine qui dnuiH' à la ru rit ïe'j( : lii fei'i'i' li'a^ir sur ri mi '.' Ai'irs chacune de mes idées sensibles est un miracle qui contredit les premières lois de la nature.... Si l'on a voulu par là représenter le Créateur plus puissant, on s'est étrangement trompé. De constan'tsmiracles trahissent un défaut ilansle planûu monde. Faible comme un artiste humain , il faut que le Créateur vienne en tous lieux au secours de son œuvre. Il serait grand encore, mais je puis me le figurer plus grand ; je puis me figurer son œuvre encore meilleure. Il est excellent, mais non parfait; il est grand, mais il n'esl pas l'être infini.

PHILOSOPHIE DE I.A PHYSIOLOGIE. SB1 Ou bien enlin il faut qu'il y ail une force qui intervienne entre l'esprit et la matière et qui les unisse : une force qui puisse être modiliéc pur la matière et mndilier l'esprit. Ce serait donc là une force qui d'une part serait spirituelle, et de l'autre matérielle ; un être qui d'une part serait pénctrable, et de l'autre impénétrable, tir un tel être se peut-il imaginer î Assuré-

Quoi qu'il en soit, entre l'esprit et la matière (celle a savoir dont l'esprit doit se représenter les eltcls J il existe réellement une force. Cette force est toute différente du monde et de l'esprit. Je la supprime : aussitôt toute influence du monde sur l'esprit cesse. Et pourtant l'esprit existe encore. La suppression de cette force a produit une rupture entre le monde et l'esprit. Son existence, au contraire, éclaire, éveille, anime toutes choses autour ih ce dernier.. . Je la nomme force intermédiaire.

(Jue cette force soit ou non un être distinct de l'esprit et de la matière, ou qu'elle soit pluloi le principe simple de la matière : cela est ici tout à fait indifférent. (Jn'elle suit mémo une série et une chaîne de diverses forces qui s'éloignent de plus en plus de la nature des corps et qui aient tint: ;d'!Î!i:;é [otijmtrs ,:r, , is-nn ; ,■ avec l'esprit : ceci encore m'est inriilférent. J'avoue en outre volonuers qu'une force intermédiaire est peut-être inconcevable; je vois même pourquoi elle l'est. Si à chaque idée je me représente, non la force intermédiaire elle-même, mais seulement ses modifications, comme signe des modifications extérieures, alors elle se trouve d'elle-même exclue do la sphère de mc3 idées. Alors toutes nies idées sont à un df^ré au-desscus d'elle, et toutes par conséquent iEi.iléricll"s. Je puis nie représenter la matière, parce qu'elle ngit médiatement sur moi. Je puis me représenter un esprit, plus facilement encore ; je peux même avoir ries idées du Créateur, parce que je les puis déduire des opérations de mon ditic. Mais la force intermédiaire , je ne me

une raison suffisante pour qu'elle fût impossible?... Je ne suis pas en état de nie représenter une modification sans mouvement; el pourtant je suis convaincu que la pensée n'est pas un mouvement. Oui serait assez injuste pour ne pas admettre la même chose de la force iiuiTJiii'Jiaiiv '.' tille n'est donc pas absolument impossible philosophiquement, el elle n'a pas besoin d'être vraisemblable, pourvu qu'elle soit réelle.

] / 1 ■ i [ i ■ '- 1- i t - ] 1 1 ■ i ■ lii ili'-tmilativ Ciinilrii'iil la théorie peut-elle h rejeter?

Force inlfrmillali-e. - Fore* mécanique. — Ot^itic

Mais en m me il y a tant d'espiYes différentes de forces matérielles, dont chacune n.Lri I d'après d'autres lois, il fallait que chaque espèce en particulier eût, par rapport à la force intermédiaire, une direction propre, répondant aux lois propres à l'espèce. Et comme . d'autre part , la force intermédiaire se comporte différemment envers chaque es|ièi:p . il fallait qu'elle eût aussi par rapport il chaque espère une direction propre. Entre le monde i't l;i I' iiti' iuli'i'iiK'iiiairc fil ivul dulu: platé,.. des forces mécaniques, que je nomme les sous-forces mécaniques. Et ■■.■tiiui- iv M- t-*i, ■?! m^ni» tiii f-w >nl. n. ■ ilmr. * .1,1 -i,-... . i fi l'influence constauirncnl destructrice des forces extérieures, . et même 'd celle de l'excès qu'il peut y avoir dans l'objet a. percevoir, d'autres forces mécaniques leur furent en quelque sorte associées, qui les proté^ern. Ce sont les forces protectrices. Toutes ces forces iiu'ca niques et sous-forces et forces protectrices, réunies nous lus rn.nuni 11s iastruclure. La slruelureet la force intermédiaire, réunies nous les nommons organes. 11 s'entendra donc de soi-même que la diversité des organes ne réside pas dans la force, mais dans la structure. Les modifications dans le monde ont donc deux routes a parcourir, avant d'être communiquées à l'esprit. C'est-.'!- dire que de la nature matérielle part, se dirigeant au dedans vers l'esprit, cette chaîne de forces qui est absolument nécessaire à celui-ci pour avoir des idées.

Sans la force intermédiaire aucune idée n'arrive à l'âme. Sans la structure, il ne lui eu arriva pas de déterminée toutaumoins.

Nous nommons sensation toute l'opération de la perception ; la modification dans la structure, direction; la modification dans la force intermédiaire, idée matérielle; la modification de l'esprit à l'occasion de celle-ci, idée dans le sens le plus rigoureux.

Les organes de la perception ou les sens se partagent en deux classes principales. Dons la première, l'objet est modifié par la structure; dans la seconde, il se présente, non modifié, à la force intermédiaire. Nous rangeons les organes dans la première classe, selon la diversiié des forées extérieures. A la lumière agitée correspond l'œil ; à l'air agité, l'oreille; aux plus délicates surfacesdes corps, l'organe du goût. La seconde classe, de son cûté , contient deux organes. A l'atmosphère délicate des corps correspond l'organe de l'odorat ou le nez. Aux surraces plus grandes des corps , le sens du toucher ou toute la machine. La somme de tous ces organes Corme le système de la perception sensible.

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