SYSTÈME 1 DE [.A PERCEPTION SENSIBLE
Lci neifj. — L'eipril nsneyi.
. La force intermédiaire réside dans le nerf; car lorsque je blesse celui-ci, le lien entre le monde et l'âme est rompu. Mais ce nerf est-il une (Ml* éla ? lr|ui.' Kiss:mt des vibrations, on h: canal d'un être spirituel i^InVueiueiit subtil et nui seul agit dans le nerf, ou bien encore un agrégat de globules agissant je ne sais
comment? C'est précisément là la question. Je me trouve sur un terrain où maint don Quichotte médirai et métaphysique s'est déjà violemment démené et su démène maintenant .encore. Dois-je maintenant avec les vieilles otijeclions inquiéter dans leurs tombes les esprits des morts , ou exciter contre moi les âmes irritables de ceux qui sont littérairement défunts, ou mettre en avant une nouvelle théorie et jouer le Deus ex machina? Je ne veux faire aucune île ces trois choses, mais je veux nie cmili nier d'éMliSir un w-m nombre lie points dont je lit puis nie passer pour étajer toute ma thèse et auxquels je crois avec conviction. Je suppose donc que chacun de mes lecteurs •coiuiail Iniilcs le.- ilieorios qu'on a in infiltres jusqu'iri pour l'explication des phénomènes nerveux; j'o-qiere qu'il les a toutes examinées et toutes pesées dans la balance de la raison et de l'impartialité ; je ne doute pas non plus que déjà il n'incline vers l'une ou vers l'autre. Moi-même, à travers mille doutes, je suis a la lin parvenu à la ferme couvirlinu que la force intermédiaire réside .Unis un être iiiliniment subtil, simple, mobile, qui coule dans le nerf, son canal, et que j'appelle, non pas feu élémentaire, ni lumière ou éther, ni matière électrique ou ma-
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de la force intermédiaire. Une loi éternelle a fait des modilications de l'esprit nerveux les signes de la modification des
L'esprit nerveux est le même dans tous les organes , et il n'y a de divers dans charnu d'eux qir 1 la direction de cet esprit a l'égard des objets. Cette direction il ['obtient par le nerf, son canal , et l'œil même, au moins l'ieil armé d'un verre, peut aisément découvrir la ditlérence, Autres sont pour l'observateur les extrémités den nerfs dans IVil, autres dans l'oreille, autres sur la langue. Mais en quoi consiste relie diliérenceï Dans le nombre plus ou moins grand des esprits , en ce qu'ils sont plus ou moins a nu, -ou dans leur mouvement plus prompt ou plus faibleî Ce sont l.'i des questions que la plus délicate analomie est encore loin de Miflire à résoudre.
A ce peu de mots sur la direction de la force intermédiaire à l'égard des objets , je vais ajouter encore quelques détails sur la direction des objets il l'égard de la toree intermédiaire.
La direction.
Parmi les organes qui modififut l'objet, l'util est le plus étendu, le plus beau , 1g plus noble. Je vois les corps , quand j'aperçois le treilildeiiienl do l;i lumière .sur leurs surfaces. El, comme mes esprit» nervem ne peuvent exister sur. !cs surfaces de ces corps, il faut que les sous-forces de l'a-il fassent trembler la lumière sur ces esprits mêmes, rumine elle a tremble sur les surfaces des corps. C'est l,î ce qu'on appelle peindre l'objet. Cela a lieu par les humeurs de l'œil. Les forces qui déterminent et conservent ces humeurs sont nommées furets auxiliaires. Ce sont les membranes. Les forces pnili-rtrices sont les paupières, lessuiiiiits , lui cils, les larme-- , la chassie, l'iris, etc. C'est par l'œil que j'apprends originairement la distribution de ia lumière* et de l'ombre sur les corps, la couleur des corps, leur forme ;par la comparaison avec d'autres perceptions des autres sens , leur grandeur et leur distance.
J'entends un son lorsque j'éprouve le tremblement de l'air; mais, comme les vitirations de l'air s'nlbilil Lisent de plus en plus, à mesure qu'elles sV-ini^in'iit des i-'irdes qui tremblent, de fa-
prits nerveux. A cela sérient l"s os , les cartilages, les membranes tendues, les canaux coniques de l'oreille, etc. Les forces protectrices de l'oreille sont encore les os, les petits poils, le cérumen, la vapeur. Cette vapeur condensée dans un corps glacé par la mort , et n'étant plus pompée par suite de la paralysie des vaisseaux résorbants, se voit sous forme de liquide dans les chambres de l'oreille , et elle avait amené Cotunni a cette hypothèse erronée, que l'a'ru'aejssait pas immédiatement sur l'esprit nerveux , mais médiaternent par les liquides de l'oreille. Qui croira que le son , le plus grand produit de l'élasticité, soit indiqué à l'ûmc par l'eau, la substance la moins
élastique? Par l'oreille j'apprends originairement le son avec ses divers degrés d'élévation ; par la comparaison avec d'autres perceptions do* sens , j'apprends l'élasticité , la dureté, la distance ilns corps.
Le goût me fait connaître les plus fines surfaces des corps : c'est ce qui se conclu! surtout de la ressemblance de sa structure avec celle de l'organe du toucher. Ses perceptions m'informent de la saveur et du l'insipidité , du goût ficre, doux, sur, amer, etc. Nais ce sens appartient à un tout autre chapitre, de sçrte que je ne puis ici l'analyser. On verra aussi en son lieu pourquoi il a été rangé dans la première classe des sens.
L'odorat me donne la perception des plus délicates atmosphères de certains corps. Ces atmosphères des corps parviennent, il est vrai, sans modification, aux esprits nerveux de l'organe de l'odorat ; malgré cela cependant, des forces mécaniques étaient encore nécessaires pour les leur amener. Ce sont les forces de la respiration. Les os, les cartilages, la membrane du nez et le mucus sont les forces protectrices. Les perceptions que nous obtenons par l'odorat n'ont pas de noms qui leur soient propres, et sont désignées par les noms de celles du goût. Ce sens a également un plus grand rapport fi moi , dont il sera parlé ailleurs.
Le (act me représente lus surfaces pins grossières des corps. L'organe du touctier est le plus simple do tous; sa structure n'a d'autre objet que de mettre les esprits nerveux dans une relation convenable avec les objet? et de li s prntéger contre l'influence perturbatrice des forces extérieures. Il y a plusieurs sortes de toucher. Ou bien c'est un toucher généra!, plus obtus, ayant pour organe toute la surface de la peau ; ou bien un toucher plus vif et particulier , ayant pour organe les pointes des doigts. Il n'est nullement ici question de la perception du sentiment et de ses organes particuliers '. Le mot Gtfùhl, dans le sens où nous le prenons ici, est de la vie animale; dans son autre sens, il est de la vie spirituelle. Les perceptions que j'ob-
1. r.tr mol GefM. de f!Mrn. • sentir, . siguifle à ti fois, en allemand. • tact ■ et . MTiiillon. «Miment. .
PHILOSOPHIE DE LA PHYSIOLOGIE. Î67 tiens par le tac! son! celles do froid et de chaud, de finesse et de rudesse , de dure t fi et de mollesse.