L:'i priiii les fleurs; i
Puis, comme une rascade brillants,
Pousse le moulin du village,
Et de la roue bruyante précipite
En poussière ses étincelles er^ontéeal etc.
Mais, lors mi'tne qu'il s'agit pour lui ùV inrltrc sous nos yeux du mùme coup une décoration tout enliùrc, M. Matthisson a le secret de nous rendre l'inû-Ui^i'in/c >li! Lilù-iiii firile et naturelle, par l'heureux enchaînement et la continuité des images : témoin la peinture que voici (p. 54) :
Oti'jîfjuu ces ili!ii ; :vnts traits n'arrivant h notre imagination que l'un âpres l'autre, ils ne laissent pas de se grouper aisément en un seul et même spectacle , parce que chacune de ces imapes prépare et soutient l'autre, la rendant en quelque sorte nécessaire. L'imagination a un peu plus de peine à se bien représenter l'ensemble des objets dans la strophe suivante, où la continuité dont je parlais est moins bien observée :
Les contours des monts hoisi 1 » se perdent 3 ans la lumière rt dans l'or ; l.a prairie, que couvrent comme une rei je (Les Inullcs do fleuri. Eihale de doux parfums; Zéphyrs BOufHo à peine; L'on entend résonner du haut du Jura les clochettes des troupeau! .
De ce contour doré des monts nous ne pouvons passer aui fleurs et aux parfums de la prairie, sans faire un saut assez brusque, et d'autant plus sensible qu'il faut en même temps
mettre enjeu un .mire sens ; mais queilt- sirnptic heureuse vient aussitôt après I
Dan6le»re(letsfl'e n.mrtiro. tfixu-'wnte rivapo, unie oli?».. 0:111 vei l.ii' iii-iiï-o olonil sniUi.il rl'iiml»™^ Sur la mai sonneile, autour de laquelle pendent des Blets.
Si la nature même ne lui offre aucune espèce de mouvement,
le poète enij.i'iiiili- ce iiiniii m rue iit ;'i -mi in i.i r i n.it ii m rt |ieu[.le le monde silencieux d'êtres fantastiques, qui errent parmi le
de vie artificielle. Mais ces associations, dans son esprit, ne sont nullement arbitraires; elles naissent, d'une façon en quelque sorte nécessaire, soit du lieu, de la physionomie du paysage, soit de la disposition où le met le tableau qu'il trace. Ce n'est là, j'en conviens, qu'un a rcom pagne ment subjectif, mais il a un caractère si général que le poète peut tenter hardiment de lut donner une valeur objective.
M, Hatlhisson n'est pas moins habile h produire ces effets musicaux dont j'ai parlé, el qu'on obtient par un heureux choix d'images naturellement assorties les unes aveu les autres, et par une harmonie pleine d'art dans la disposition de ces images. Oui n'éprouve, par exemple, en lisant la petite pièce que voici (p. 91), quelque chose d'analogue à l'impression que ferait sur lui une belle sonate!
Paysnge dit ioir.
Prie lueur d'or
Couvre le bois. Cn éclat mapiquo illumine douromf.nt Nos ruines de la Walrlbourji entourées de bosquets '.
]. Sclliller. dans l.i r.n-.mr. unii-frifdf , fcrii ainsi t? dernier len :
Der umMjtJifM flj Wnldbe'd Trumroer.
L'éptthMe qnll Critique, peut-être comme trop l,nMc. en loin, au rosi",
,J\>l:i; in.!...,-,. ..Ui i: ..1 ]..:.- je ; L. L ! : H | ! i i. Hltj ,'■!■:■ [■■■,;■.:! | . a j- ll.i'.ly. ViHi.HC.
SUK UEB POÉSIES DE M ATTHISSON.
Calme et majestueuse
Resplendit la mer; Là-bas, retournant au pays, glissent, doucement comme des cygnes, Dana le lointain, auprès de l'Ile, des barques de pécheurs.
Un sable argenté
Miroite sur la plage :
Lu Détient, les mis plus routes, L's mires ;.lus jiSIrs, Des fantimes de nuages réfléchi) dans l'onde.
Bordure bruyante,
Dorée de lumière, Les roseaux se balancent autour de la colline du cap, Et tout autour se jouent, en ■arjTBgti essaims, les oiseaui de mer.
Charme pittoresque,
Au milieu du bois Sourit à no> jeox, avec son jardinet, son feuillage, La cellule de l'ermite, tapissée de mousse.
Mais déjà sur l'onde
Meurent les foui ardents; I.V;;Ï [iJlissfnt les lueurs du soir, Sur les ruines de la haute Waldbourg.
La lumière de la pleine lune
Qu'on ne se méprenne pas sur notre pensée : ce n'est pas seulement l'heureuse structure du vers qui donne à cette pièce . une harmonie musicale d'un si grand effet. Sans doute la mélodie durhythrne smitienl cl rehausse cet cllet, niais elle ne suffit poinî à le produire. C'est l'heureus assortiment des images,
r/'i'sl l'amiable iritim: M' : i-ve.r l.ni'ii'ile elles se «iiccéiiiTit, c'esl
la modulation, la belle exécution, si bien soutenue, de tout l'ensemble , qui fait de celte pièce IVspresskiii d'une certaine façon de sentir, et par conséquent, une peinture morale.
l/âme reçoit encore une impression semblable, quoique le sujet soit tout durèrent, à la lecture du Voyageur des Mprs (p. 61), et des Courses alpestres (p. 66) : deui compositions qui unissent à une description très -heureuse de la nature l'expression la plus variée des sentiments de l'Ame. On croit entendre un musicien qui voudrait essayer jusqu'où va son empire sur nos cœurs; et il faut convenir que, pour faire celte épreuve, un
voyage dans les Alpes, où le grand et le beau, l'horrihle et le rianl se succèdent d'une façon si surprenante, était un sujet très-heureusement choisi'.
Enfin, il y a plusieurs île «s l'einlures de paysage qui nous touchent eu tant qu'expression d'un certain esprit, de certaines idées. Telle est, sans aller plus loin , la première pièce de tout le recueil, U Lac de Cmh-r. ilunt lu ina^niliijUi' C.vhwX rmin rvnil sensible, de la façon la plus heureuse, le triomphe de la vie sur la nature inanimée, de la forme sur la masse informe. Le poète ouvre ce lift hcWt peinture par un coup d'œil jeté en arrière sur le passé, sur le temps où celte contrée, ce pa-
l,v n'a j.imni* t'rf j.< ■■infile rte mai.
Ici nul n'Hi nr ;c berce sur la l.r.incho oduriinlo :
Oui s irtcm <!>' rii.iim Kitiragen.
Do la mer do fl»C«, par nno pento inaonsibla,
ï.e ch-iiiin .Iwi-ciul k long .l'un mur .lo Rr.nv.1 1 p>.
i: i r : L : : j ■ ■ : — ■■ .| r il r:i-i: i'-LN!- L v.i.i>:\ .Il :,'
Ces cnlnsMosuo roeheral
souvent, lout en haut, cluaein dos nuages répamliM ;
Dr.; i L 1 ,■ C