‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 105 sur 228 · yigl. ad llopper. epxsl. Vll · texte numérisé non relu

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.a. Il faut distinguer ce marijuis de Bergues du comte Guillaume de Bergues, qui avait été un des premiers signataires du compromis. Vigl. ad Happer, epist. vu. (.Vole de Cauleur.) k. Strad., 133, 134.

UVHK THÜISIÈME.

blait désormais impossible au prince d’Orange et à ses amis de garder ]ilus longtemps les rapjiorts réservés et les ménagements qu’ils avaient entretenus jusqu’alors entre la république et la cour, et de concilier des devoirs si opposés. Autant il leur en devait coûter de faire violence à leur manière de penser pour ne pas prendre jiarti dans celte lutte, et autant leurs sentiments naturels de liberté, leur amour de la patrie et leurs idées de tolérance, souffraient de la contrainte que leurs charges leur imposaient; autant, d’un autre côté, la défiance de Philippe envers eux, le peu de considération avec lequel on avait depuis longtemps coutume de recevoir leurs avis, et le manque d’égards de la duchesse à leur endroit, devaient refroidir leur empressement, et leur rendre pénible la continuation d’un rôle qu’ils remi)lissaient avec tant de répugnance et dont on leur savait si |X3U de gré. A cela s’ajoutaient différents avis venus d’Espagne, qui mettaient hors de doute le mécontentement du roi au sujet de la requête de la noblesse, ainsi que son peu de satisfaction de leur projire conduite en cette occasion, et faisaient attendre de lui des mesures auxquelles, comme soutiens de la liberté nationale, et, la plupart, comme amis ou parents des confédérés, ils ne pourraient jamais donner la main En somme, du nom qu’on appliquerait en Espagne à l’alliance de la noblesse, dépendait principalement désormais le parti qu’ils auraient à prendre pour l’avenir. Si la requête était appelée une révolte, il ne leur restait d’autre choix que d’en venir, avant le temps, à une explication dangereuse avec la cour, ou de l’aider à traiter en ennemis ceux dont l’intérét était aussi le leur, et qui n’avaient agi que selon les sentiments dont ils étaient eux-mêmes animés. Ils no pouvaient échapper à cette fôcheuse alternative que par une retraite absolue des affaires : résolution qu’une partie d’entre eux avaient déjà prise une fois, et qui, dans les conjonctures présentes, était plus qu’un simple expédient suggéré par la nécessité. Toute la nation avait les yeux fixés sur eux. La confiance illimitée dans leurs sentiments, le respect univer- ’sel dont ils étaient l’objet, et qui touchait à l’adoration, ennoblissaient la cause qu’ils adopteraient, et ruinaient absolument

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