‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 108 sur 228 · LIVRE TROlSTftME · texte numérisé non relu

LIVRE TROlSTftME

ciation, et croyait mettre à couvert sa témérité, en lui donnant asile dans ce rendez-vous du mécontentement général. L'homme vain était flatté qu’on le proclamât une acquisition importante pour la ligue; les peureux étaient séduits par l'idée de se perdre, oubliés et impunis, dans ce vaste courant. Iâi face que la conjuration montrait au peuple était très-diflérente de celle qu'elle avait présentée à la cour. I^rs même que les confédérés eussent eu les vues les plus pures, qu'ils eussent été réellement à l’égard du trùne aussi bien intentionnés qu’ils voulaient le paraître au dehors, cependant la multitude se serait attacliée uniquement au côté illégal de leur conduite, et leur but louable aurait été pour elle comme n’existant pa.s.

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