‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 116 sur 228 · Hopper, $ 117. — Burguml., 252-2G · texte numérisé non relu

Hopper, $ 117. — Burguml., 252-2G

216 UISTOIIIE DE I.A HÉVOI.TE IlES PAYS-BAS.

sif^nalcr au roi une assemblf'e générale des élats comme l'unique moyen de remédier aux dé.sordres passés, ajoutant que ce moyen rendrait tous les autres superüus. 11 lui démontra également qu’une amnistie générale et absolue pour tout le passé pourrait seule dissijjer la méliance qui était la source de tous ces griefs et qui ne cesserait de contrarier les mesures les plus sages. Se fondant sur sa science profonde des affaires et son exacte connaissance du caractère de ses compatriotes, il osa se porter envers le roi garant de leur inviolable fidélité, aussitôt que, par une conduite franche, le souverain les aurait convaincus de la loyauté de ses intentions; tandis qu’au contraire, guidé par cette même connaissance, il ne voyait pour le roi nulle espérance de réussir, aussi longtemps que ces peuples ne seraient pas guéris de la crainte d’étre opprimés par lui et sacrifiés à la jalousie des grands d’Espagne. Le collègue de Montigny parut enfin, et l'objet de leur ambassade fut soumis à de nombreuses délibérations *.

(1566.) Le roi était alors au Bois de Ségovie, et il y assembla son conseil d'État, dont les membres étaient le duc d'Albe, don Goinez de Figueroa, le comte de Féria, don .Antoine de 'folède, grand commandeur de l’ordre de Saint-Jean, don Jean Manriquez de Lara, grand maître d’hôtel de la reine, Buy Gomez, prince d’Ëboli et comte de Mélito, Louis de Quixada, grand écuyer du prince, Charles Tyssenacque, président du conseil des Pays-Bas , le conseiller d’État et garde des sceaux llopper ’, et le conseiller d’État de Corteville ’. La session dura ]ilusieurs jours; les deux députés y assistèrent , mais le roi lui-méme n’y parut point. La conduite des nobles néerlandais y fut examinée par des juges espagnols; on la suivit pas à pas jusqu’à la première origine; on établit entre des incidents fortuits des rapports qui n’avaient jamais existé, et l’on vit un plan mûri et d’une vaste portée dans des événements que le moment avait fait naître. Toutes ces diverses démarches et tentatives de la noblesse, que le hasard seul avait liées entre elles et que la suite

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