‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 12 sur 228 · Anderson, 3* partie, 300, 314, 315, 3t · texte numérisé non relu

Anderson, 3* partie, 300, 314, 315, 3t

2. Deux de ces foires duraiênt quarante jours, et toutes les marchandises qui

s’y vendaient étaient eicmptes de droits. (A'ote de l'auleur.)

38 HISTOIKE DE LA RÉVOLTE DES PAYS-BAS. men( de ce siècle, l’industrie des habitants s’était élevée à son état le plus florissant. La culture du blé et du lin, l’élève du bétail, la chasse et la pêche enrichissaient le campagnard; les arts, les manufactures et le commerce, le citadin. Bientôt on vit les produits de l’industrie flamande et brabançonne en Arabie, en Perse et dans l’Inde. Ses vaisseaux couvraient l’Océan, et nous les voyons disputer aux Génois, dans la mer Noire, le droit souverain de protection'. Üiî caractère qui distinguait le marin néerlandais, c’est qu’il faisait voile dans toutes les saisons sads hiverner jamais.

Après la découverte de la nouvelle roule par le cap de Bonne- Espc'rance, et quand le commerce des Portugais avec les Indes orientales eut ruiné celui du Levant, les Pays-Bas ne ressentirent pas la plaie dont étaient frappées les républiques italiennes. Les Portugais établirent leur entrepôt dans le Brabant , et les épiceries de Calicul s’étalèrent sur le marché d’Anvers*. Là affluaient les marcliandises des Indes occidentales, avec lesquelles l’orgueilleuse paresse espagnole payait l’industrie néerlandaise. L’entrepôt des Indes orientales attira les maisons de commerce les plus renommées de Florence, de Lucques et de Gènes, et les Fugger et les Welser d’Augsbourg. La Hanse y porta ses denrées du Nord, et la Compagnie anglaise y avait son magasin. L’art et la nature semblaient y donner en spectacle toutes leurs richesses. C’était une magnifique expositioh des œuvres du Créateur et do l’homme*.

La renommée d’Anvers se répandit bientôt dans le monde entier. A la fin de ce siècle , une société de marchands turcs demanda la permission de s’y établir, et d’y apporter par la Grèce les produits de l’Orient. Avec le commerce des marchandises s’accrut aussi celui'de l’argent. I>;s letti-es do change d'Anvers avaient cours partout jusqu’aux extrémités du monde. On

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