Burguiid., 33U, 331. — Hüpper, § 128. lT(u Viol
232 HISTOIRE DE EA RÉVOLTE DES PAYS-RAS. rordor sans rrstriclion à la noblesse liguée la sûreté qu’elle dcluandait. Aussitôt le prince d’Orangc , le comte d'Eginont , le comte de Iloorn et quelques autres sont désignés pour conférer avec les députés de l’alliance. Celle-ci est libérée solennellement, et dans les termes les moins équivoques, de toute responsabilité à raison de la requête qu’elle a présentée, et il est enjoint à tous les ofliciers royaux, à tous les magistrats de se conformer à cette déclaration, et de ne rechercher aucun des confédérés, ni maintenant ni ])lus tard, à cause de cette requête. En retour, les confédérés s’engagent dans une contre- promesse à être .serviteurs lidèles de Sa Majesté, à contribuer de toutes leurs forces au rétablissement du repos et à la punition des iconoclastes, à décider le peuple à poser les armes, et à prêter au roi un secours actif contre les ennemis du dedans et du dehors. I.a promesse et la contre-promesse furent rédigées en forme d'actes authentiques, et signées par les plénipotentiaires de part et d’autre; la lettre de garantie fut de plus signée par la duchesse elle-même et revêtue de son sceau. Elle n’avait fait ce pas douloureux qu’après un pénible combat et les larmes aux yeux, et ce fut eu tremblant qu’elle en lit l’aveu au roi. Elle rejeta toute la faute sur les grands, qui l’avaient tenue à Bruxelles comme prisonnière et l’avaient entraînée par force à cet acte. Elle se plaignit surtout avec amertume du prince d’Orange*.
Cette alTaire étant réglée, tous les gouverneurs s’empressent de se rendre dans leurs provinces : Egmont en Flandre, Guillaume d’Orange à Anvers. Là, les protestants avaient pris possession des églises saccagées, comme d’une chose qui appartient au premier occupant , et s’y étaient établis selon l’usage de la guerre. Le prince les rend à leurs légitimes possesseurs, prend soin qu’on les répare, et y rétablit le service catholique. Trois des iconoclastes, qu’on a pu saisir, expient par la corde leur folle audace; quelques séditieux sont bannis; beaucoup d’autres subissent divers châtiments. Ensuite Guillaume réunit quatre députés de chaque langue, ou, comme on les appelait, • de chaque nation ’, » et convient avec eux que, vu l’approche de
1. Mclcren, F8, 89, 90. — Iloppcr, § 128, 129-134. — liurgiinJ., 333-337. — Mi'iirs., lib. 11, 16, 17.
2. Dans la premiLro édition : « Ou, commo on les apiicEit, les notions. «