‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 124 sur 228 · Mclereu, 91, 92. — üurgund., 340-3-W · texte numérisé non relu

Mclereu, 91, 92. — üurgund., 340-3-W

battu trop vivement ses mesures; ils l'avaient trop offensé en la personne de son ministre Granvellc, pour que la voie du pardon leur fût encore ouverte. Aucun temps, aucun repentir, aucun dédommagement, si important qu’il fût, ne pouvaient effacer ces torts dans l'esprit de leur maître

(1566.) Philippe II était malade à Ségovie, quand les nouvelles des e.vcès des iconoclastes et de l'arrangement conclu avec les hérétiques arrivèrent jusqu’à lui. La gouvernante, en lui transmettant ce message, renouvelait sa pressante prière que le roi vînt en personne, sujet touché également dans toutes les lettres que le président Viglius échangeait, vers ce temps-là, avec son ami llopper. l’hisicurs seigneurs néerlandais, comme, par exemple, Egmont , Mansfeld, Megen, Aremberg, Noircarmes et Barlaiinont, firent aussi passer au roi des lettres particulières, où ils lui rendaient compte de l’état de leurs provinces et cherchaient à colorer }>ar les meilleurs motifs les règlements qu'ils y avaient établis. Vers ce même temps arriva, en outre, une dépêche de l’empereur, qui lui recommandait une conduite plus douce envers ses .sujets néerlandais, et s'offrait, à cet effet, pour médiateur. Il avait aussi écrit là-dessus directement à la gouvernante ellc-môme, et ajouté pour les chefs de la noblesse des lettres particulières, mais qui ne furent pas remises. Une fois maître do la première indignation que ees odieux événements avaient excitée chez lui , le roi chargea son conseil de délibérer .sur cette nouvelle situation.

Le ]Kirti de Granvellc, qui dominait dans le conseil, prétendait avoir remarqué entre la conduite de la noblesse néerlandaise et les excès des iconoclastes une très-étroite liaison , que faisait ressortir la conformité des prétentions des uns et des autres, et surtout l’époque où ces derniers événenient.s avaient éclaté. C’est dans le môme mois, remarquaient-ils, où la noblesse a présenté ses trois demandes, que les attaques contre les images ont commencé; c’est le soir du même jour où le prince d’Orange a quitté la ville d’Anvers que les églises ont été dé-

1. première édilion ajoute : « Cet esprit n’ôprouvait rien du changement universel des choses de ce monde : les olTcnscs C-taiont imprimées dans l ùmc de I*hilip{>e, comme des (rails de feu dans le bruiuc. »

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