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Middelbourg, Pierre Haak, des intelligences secrètes qui devaient lui fournir l’occasion de jeter des garnisons dans Middelbourg et Flessingue; mais les enrôlements qu’on faisait à Anvers pour celte entreprise ne pouvaient avoir lieu si mystérieusement que les magistrats n’en conçussent des soupçons. Pour les tranquilliser, et pour favoriser en même temps son projet, le prince lit ordonner publiquement par le héraut à tous les étrangers, soldats et autres, qui n’étaient pas au service de l’iitat, ou n’avaient du reste pas d’affaires dans la ville , qu’ils eussent A la quitter sans délai. Il aurait pu, disent ses adversaires, en fermant les portes, s’emparer aisément de tous ces soldats suspects, mais il les chassa hors de la ville, afin de les pousser d’autant plus vite au lieu de leur destination. Ils furent incontinent embarqués sur l’Escaut, et transportés jusque devant Rammekens; mais, comme on fut prévenu de leur entreprise à Flessingue, par le coche d’eau d’Anvers, qui arriva peu de temps avant eux, on leur refusa l’entrée du port. Ils trouvèrent les mêmes difficultés à Arnemuiden, non loin de .Middelbourg, où les sectaires s’efforcèrent vainement d’exciter une sédition en leur faveur. Ainsi Thoulouse vira de bord sans avoir rien fait, et remonta l’Escaut jusqu’à Osterweel, à un quart de lieue d’Anvers, où il débarqua son monde, et établit un càmp sur la rive, dans le dessein d’y attendre des renforts d’Anvers, et de soutenir par son voisinage le courage de son parti, qui était opprimé par les magistrats. Avec l’assistance du clergé réformé , qui recrutait pour lui dans la ville d’Anvers, sa petite armée croissait de jour en jour, en sorte qu’il finit par devenir redoutable aux habitants, dont il désolait tout le territoire. lx:s magistrats irrités voulurent le faire surprendre dans son camp par la milice urbaine; mais le prince d’Orange sut y mettre obstacle, sous prétexte qu’on ne pouvait alors dégarnir la ville de soldats.
Cependant la gouvernante avait rassemblé à la hâte contre Thoulouse une petite-armée, qui s’avança de Bruxelles, à marches forcées, sous les ordres de Philij)pe de Liunoy. En même temps, le comte de .Megen sut si bien envelojiper et occuper l’armée des Gueux, près de Viane, qu’elle ne put rien apprendre de ces mouvements ni courir à l’aide de ses confédérés. Launoy
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