Strad., 193-200. — Meteren, t
2. Dans U rremiJre édition : . De Sicile, de Naples, do Sardaigne et de Milan. •
3. Meleron, 104. — Buigund., 412. — Strad., 106. i. Strad., 198, 199.
LIVHE yUATIUfeME.
nots, les Génevois, les Suisses et les Grisons. Ix jirince de Coudé et l’amiral de Coligny pressèrent le roi Charles IX de ne pas laisser échapper une occasion si favorable, où il était en son pouvoir de porter un coup mortel à l’ennemi héréditaire de la France. Avec le secours des Suisses, des Génevois et de ses propres sujets protestants, il lui serait facile d’écraser, dans les étroits défilés des Alpes, l’élite des troupes espagnoles, et ils promettaient de le soutenir avec une armée de cinquante mille huguenots. Mais cette offre, dont l’intention dangereuse ne pouvait être méconnue, fut, sous un prétexte plausible, refusée par Charles IX, et il se chargea de veiller lui-même, pendant cette marche, à la sûreté de son royaume. 11 se hâta en effet de lever des troupes pour couvrir les frontières françaises; les républiques de Genève, de Berne, de Zurich et des Grisons en firent autant, toutes prêtes à opposer la plus valeureuse résistance au redoutable ennemi de leur religion et de leur liberté
Le 5 mai 1567, le duc mit à la voile à Carthagène, avec trente galères qu’.\ndré Üoria et le duc Gôme de Florence avaient fournies, et il aborda huit jours après à Gênes, où il reçut les quatre régiments qui lui étaient destinés. Mais une lièvre tierce , dont il fut atteint aussitôt après son arrivée , le força de rester quelques jours inactif en Lombaixlie : retard dont les puissances voisines profitèrent pour se mettre en défense. Aussitôt qu’il se vit rétabli, il passa, près d’Asti dans le Montferrat, une revue générale de ses troupes, qui étaient plus braves que nombreuses, et ne se montaient pas à beaucoup plus de dix mille hommes, infanterie et cavalerie. Il ne voulut pas , pour une marche si longue et si périlleuse, s’embarrasser d’un ramas inutile qui n’eût été propre qu’à retarder sa marche et à augmenter les difficultés de l’entretien. Ces dix mille vétérans ne devaient être, pour ainsi dire, que le noyau solide’ d’une armée plus considérable qu’il pourrait aisément réunir dans les Pays-Bas même, selon le besoin du temps et des conjonctures.
Mais cette troupe était aussi choisie quelle était peu nom-