‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 170 sur 228 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

suprême était l’approbation de son roi ; son plus grand malheur était de lui déplaire. Avec tous les avantages de son esprit, elle reste une personne ordinaire, parce que son cœur manquait de noblesse. Elle exerça avec beaucoup de modération un pouvoir sinistre, elle ne souilla son gouvernement par aucune cruauté arbitraire, et même, si elle en avait été la mattresse, elle aurait agi constamment avec humanité. Longtemps après que Philippe II, son idole, l’eut oubliée, le peuple néerlandais honorait encore sa mémoire; mais elle était bien loin de mériter l’auréole dont l’environna l’inhumanité de son successeur. Elle quitta Druxelles vers la fin de décembre 1567, et fut accompagnée jusqu’aux frontières du Brabant par le duc d’Albe , qui de là, l’ayant laissée sous la protection du comté de Mansfeld, retourna bien vite dans sa capitale, pour se montrer désormais au peuple néerlandais comme le seul gouverneur.

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SUPPLÉMENT

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