‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 193 sur 228 · Metcren, 49C · texte numérisé non relu

Metcren, 49C

dévastation, et, quoique le pont ne fût rétabli qu'en apparence, ce coup d'œil troin|Kiit les espions et l'attaque n'avait pas lieu. Cependant le duc gagnait du temps pour consolider la réparation, et même apporter à la structure du pont quelques changements essentiels. Pour le préserver à l’avenir de semblables désastres , il rendit mobile une partie du pont de bateaux , en sorte qu’on pût l’enlever en cas de nécessité et ouvrir un passage aux brûlots. 11 répara la perte qu’il avait faite en hommes, avec les garnisons des places voisines et un régiment allemand, qui lui fut amené fort à propos de Gueldre. 11 remplaça les ofûciers tués, et, dans ces nominations, l’enseigne espagnol qui lui avait sauvé la vie ne fut pas oublié'.

lorsque les .Vnversois eurent appris l’heureux succès de leur brûlot, ils célébrèrent l’inventeur aussi ardemment qu’ils l’avaient i>eu auparavant maltraité , et demandèrent à son génie de nouveaux e.ssais. Gianibelli obtint alors en effet le nombre de playtes qu'il avait d'abord inutilement demandées, et il les disposa de telle sorte qu’elles heurtèrent le pont avec une force irrésistible et le brisèrent derechef. Mais cette fois le vent était contraire à la flotte de Zélande : elle ne put a|>pareiller, et le duc eut encore le temps nécessaire pour réparer le dommage. L’Archimède d’Anvers ne se laissa nullement décourager par tous CCS échecs. 11 équipa de nouveau deux grands bâtiments, armés de crochets de fer et d’autres instruments pareils, pour traverser de force le pont. Mais, lorsqu’il s’agit de les faire partir, il ne se trouva personne qui voulût les monter. L’ingénieur dut chercher jiar conséquent un moyen de donner à ses machines une telle direction que, par elles-mêmes, sans pilote, elles tinssent le milieu du fleuve, et ne fussent pas, comme les précédentes, }K)ussées par le vent vers le rivage. Un de ses ouvriers (c’était un Allemand) s’avisa alors d’une singulière invention, si du moins il est permis de la rapporter d’après riiislorien .Strada*. 11 adapta sous le navire une voile, qui devait être enflée par l’eau, comme les voiles ordinaires le sont par le vent, et qui pouvait ainsi entraîner le bâtiment avec toute la

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