‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 31 sur 228 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

gouvernomcnt. De tous les privilèges des provinces , aucun ne choquait autant les Espagnols que celui qui excluait les étrangers des oflices, et il n’en était point qu’ils eussent cherché avec plus d’ardeur à saper'. L’Italie, les deux Indes et toutes les provinces de cette immense monarchie étaient ouvertes à leur cupidité et à leur ambition : il n’y en avait qu’une, la plus riche entre toutes , d’où ils fussent exclus par une loi fondamentale inexorable. On persuada au monarque que la puissance royale ne pourrait jamais s’alfermir dans ces provinces, aussi longtemps qu’elle n’aurait pas le droit de se servir pour cela d’instruments étrangers. Déjà l’évêque d’.Vrras, Bourguignon de naissance, avait été illégalement imposé aux Flamands, et maintenant un Castillan, le comte de Féria, était sur le point d’obtenir séance et voix dans le conseil d’État. Mais cette entreprise rencontra une résistance plus courageuse que les flatteurs du roi ne le lui avaient fait attendre , et sa toute-puissance despotique échoua cette fois contre l’adresse de Guillaume d’Orange et ta fermeté des états*.

Page 1