‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome premier. 5Chapitre 79 sur 228 · Crot., 19. — Burg., 122. — Hopper · texte numérisé non relu

Crot., 19. — Burg., 122. — Hopper

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vivaciti'. « üu’oiit produit, s’écria-l-il, tant de représentations que nous lui avons faites; tant de lettres que nous lui avons écrites ; cette députation , enfin , que nous lui avons récemment envoyée? Rien. Et qu’attendons-nous donc encore? Voulonsiious peut-être, nous ses conseillers, attirer sur nous seuls tout le poids de sa colère, pour lui rendre i nos risques un service dont jamais il ne nous saura gré? » Incertaine et irrésolue, toute l’assemblée garde le silence; personne n’a la hardiesse de se ranger à cet avis, pas plus que de le combattre; mais le prince a appelé à son aide la timidité naturelle de la gouvernante, qui n’a plus le courage de choisir. Les suites de sa malheureuse obéissance frapperont tous les yeui.... Mais, si elle est assez heureuse pour prévenir ces suites par une sage désobéissance, comment prouvera-t-elle qu’elle avait réellement à les craindre? Elle choisit donc entre deux avis le plus triste : quel qu’en doive être le résultat, l’ordoimauce royale est publiée. Ainsi, cette fois, la faction l’emporta, et le seul ami courageux du gouvernement, qui, pour servir son roi avait le courage de lui déplaire, fut vaincu'. Cette séance mit un terme au rejios de la gouvernante ; c’est de ce jour que la Néerlande date tous les orages qui, sans interruption, exercèrent dans son sein leur furie. Quand les conseillers se séparèrent, le prince d’Orange dit à un des membres, qui se tenait auprès de lui : « Eh bien, maintenant on nous donnera bientôt une grande tragédie’. •

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