Grol., 19. — Kurgund., I.ï
2. Iji première édition a une phrase de plus : « Autant les pensées de ce dernier étaient cachées prorundément, autant les sentiments du plus jeune des deux frères étaient visibles et à uu; autant la passion couvait mjstèricusenient et sans bruit dans le sein de Guillaume, autant elle brillait aniemment sur le vis.ige de louis. » Dans la phrase suivante, il y a naturellement, comme la construction l'exige, « le premier, » au lieu de « celui-ci. »
3. La première édition a enlicarf au lieu de unicrtcarf. C’est évidemment une faute d’impression.
4. la tournure est un peu dilVérente dans la première ésiition : < C'est à une
Louis ne fut jamais qu’un aventurier, un bras sûr et vigoureux lorsqu’une tète sage le dirigeait Louis avait-il donné sa parole, c’était pour jamais; ses liaisons survivaient à toutes les fortunes, parce qu’elles avaient été formées dans l’adversité, et que le malheur attache plus fortement que la joie légère. Il aimait son frère comme sa cause, et pour sa cause il a donné sa vie.
Henri de Bréderode, seigneur de Viane et burgrave d’Utrecht, tirait son origine des anciens comtes de Hollande, qui avaient autrefois gouverné cette province comme princes souverains. Un titre si important le rendait cher k un peuple chez qui le souvenir de ses anciens maîtres vivait encore, préservé de l’oubli, et d’autant plus apprécié qu’on sentait avoir moins gagné au changement. Cet éclat héréditaire servait fort bien la vanité d’un homme qui avait sans cesse à la bouche la gloire de ses ancêtres , et sc promenait d’autant plus volontiers parmi les ruines de son antique magnificence, qu’il trouvait moins de consolations dans les regards qu’il jetait sur sa fortune actuelle. Exclu de toutes les dignités et de toutes les charges, auxquelles la haute opinion qu’il avait de lui-mème et la noblesse de sa race semblaient lui donner des prétentions fondées (un escadron de cavalerie légère était tout ce qu’on lui avait confié), il haïssait le gouvernement*, et se permettait d’attaquer ses mesures par des invectives téméraires. Par là il s’attacha le peuple. Il favorisait aussi secrètement la foi évangélique , mais moins parce qu’une conviction éclairée le décidait pour elle, qu’en général parce que c’était une révolte. Il avait plus de loquacité que-d’éloquence, et plus de témérité que de courage; il était brave, mais plutôt pour ne pas croire au danger que pour s’élever au-dessus. Louis de
fougue téméraire, qui reoTersait tout devant lui , que Louis dut tout ce qu'il fît d'excellent, comme aussi tous ses mauvais succès. >
1. Schiller a supprimé ici deux phrases qui se trouvent dans la première édition : « Opiniâtres et constants, les deux frères demeuraient fîdèlesâ lourpremière haine oomroe à leur premier amour; mais la lionne cause avait une meil* leurc garantie dans la raison convaincue de Guillaume, que dans rinflexihilité de son frère. Ce fut un heureux hasard que la patrie, la vérité et la liberté eusent les premières pris possession du cœur de Louis; mais le cœur de son fréro ne pouvait manquer, fùl-ce plus tard, de leur appartenir. »
« Il haïssait le gouvernement. » Dans la première édition : « Il se croyait autorisé â bouder le gouvernement, s