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I.E RÈGNE DE HENRI IV

par le sang de leurs adversaires. On égorgeait avec une froide cruauté celui qui posait les armes et demandait quartier. Le souvenir d’une semblable barbarie que les huguenots avaient montrée envers les papistes, rendait ces derniers implacables.

Iæ découragement fut alors général, et I’od crut tout perdu. Beaucoup parlaient déjà de fuir entièrement du royaume et voulaient se chercher une nouvelle patrie en Hollande, en Angleterre, dans les royaumes du Nord. Une grande partie de la noblesse abandonna* l'amiral, qui manquait d'argent, d'hommes, d’autorité, de tout, excepté d’héroïsme. Son beau château avait été, à peu près vers ce temps-là, surpris parles royalistes, ainsi que la ville voisine de Châtillon, et était devenu, avec tout ce qui y était déposé, la proie des flammes. Cependant, lui seul entre tous, dans cette situation alarmante, ne laissait point abattre son espérance. Les moyens de salut qui demeuraient encore ouverts au parti réformé n’échappaient point à son regard pénétrant, et il sut les faire valoir avec grand succès auprès de ses partisans. Un chef huguenot, Montgommery, avait combattu heureusement dans la province de Béarn et était prêt à lui amener son armée victorieuse. L’Allemagne était toujours une riche pépinière de soldats, et de l’Angleterre aussi on pouvait attendre du secours. A cela se joignait que les royalistes, au lieu de profiter avec une rapide activité de leur victoire , et de poursuivre l'ennemi battu jusque dans ses dernières retraites, perdaient un temps précieux en sièges inutiles, et laissaient à l’amiral , pour se refaire, le délai désiré.

La mauvaise intelligence qui régnait entre les catholiques eux-mêmes ne contribua pas peu à son salut. Les gouverneurs de province ne faisaient pas tous leur devoir; on accusa principalement Damville, gouverneur du Languedoc, fils du célèbre connétable de Montmorency, d'avoir favorisé la fuite de l'amiral à travers son gouvernement. Cet orgueilleux vassal de la couronne, autrefois ennemi acharné des huguenots, se croyait négfigé de la cour, et son ambition était sensiblement blessée que d'autres cueillissent des lauriers dans celte guerre, que d’aulres portassent le bâton de commandement qu'il regardait comme un héritage de sa maison. Même dans le cœur du jeune roi et des grands les plus proches de sa personne, les succès brillants

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du duc d’Anjou, qui pourtant ne pouvaient être mis en aucune façon sur le compte de ce prince, avaient allumé la rivalité et l’envie. Le monarque, avide de gloire, se souvenait avec chagrin qu’il n’avait encore rien fait lui-même pour sa renommée; la partialité de la reine mère pour le duc d’Anjou et l’éloge de ce favori préféré, qu’il entendait sortir de la bouche des courtisans, offensaient son orgueil. Comme il ne pouvait convenablement éloigner le duc d’Anjou de l'armée, il se mit lui-même à la tète, pour s’approprier en commun avec lui la gloire des victoires, auxquelles ils avaient aussi peu de part l’un que l’autre. Les mauvaises mesures que cet esprit de jalousie et d’intrigue lit prendre aux chefs catholiques, rendirent vains tous les fruits des victoires remportées. Le maréchal de Tavanncs, à l’expérience duquel on devait les succès obtenus jusque -là, insista inutilement pour qu’on poursuivit l'ennemi. Son avis était do donner lâchasse à l’amiral fugitif, avec la plus grande partie de l'armée, jusqu'à ce qu’on l’eût ou fait sortir de France, ou forcé de se jeter dans quelque place forte, qui alors serait devenue infailliblement le tombeau de tout le parti. Comme ces représentations ne trouvaient point d'accueil , Tavannes déposa son commandement et se retira dans son gouvernement de Bourgogne.

Alors on attaqua sans retard les places des huguenots. Le commencement de l'entreprise fut heureux, et déjà l’on se flattait de détruire avec aussi peu de peine tous les boulevards de la Rochelle et de s’emparer ensuite d'autant plus aisément de ce centre de toute la puissance des Bourbons. Mais la vaillante résistance qu'opposa Saint-Jean-d’Angély , rabaissa fort cette orgueilleuse attente. La ville tint deux mois , défendue par son intrépide commandant de Piles > et, lorsque enfin, réduite à l’extrémité, elle fut forcée de se rendre, l'hiver était venu et la campagne était terminée. La possession de quelques villes fut donc, l’unique fruit d’une victoire qui, mise sagement à profit, eût pu terminer peut-être à jamais la guerre civile.

Cependant Coligny n’avait rien négligé pour tourner à son avantage la mauvaise politique de l'ennemi. Son infanterie avait été presque entièrement détruite dans la bataille de Moncontour , et les trois mille chevaux qui faisaient toute sa force

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pouvaient à peine tenir tète au peuple des campagnes qui les poursuivait. Mais cette petite troupe se renforça en Languedoc et en Dauphiné de nouvelles levées et de l'armée victorieuse de Montgommery qu’elle s’adjoignit. Les nombreux adhérents que la réformation comptait dans cette partie de la France , favorisaient aussi bien le recrutement que l'entretien des troupes, et l'affabilité des princes Bourbons, qui partageaient toutes les peines de cette campagne et donnaient des preuves précoces d'héroïsme, attira maint volontaire sous leurs drapeaux. Quelque modiques que fussent les contributions d’argent qui arrivaient à l’armée, cette insuffisance était, jusqu’il un certain point, comblée par la ville de la Rochelle. De son port sortaient de nombreux bâtiments corsaires, qui faisaient beaucoup de bonnes prises et étaient obligés de remettre à l’amiral la dime de toute proie. A l'aide de tous ces moyens, les huguenots, durant l'hiver, se relevèrent si complètement de leur défaite, qu’au printemps de 1570 ils s’élancèrent du Languedoc comme un torrent impétueux, et purent entrer en campagne plus redoutables que jamais.

On n’avait eu pour eux aucun ménagement , et ils n’en montrèrent aucun. Irrités de tant de mauvais traitements soufferts , exaspérés par une longue -suite de revers , ils firent couler è grands flots, le sang de leurs ennemis, accablèrent de lourdes contributions de guerre tous les districts qu'ils traversèrent, ou les mirent à feu et à sang. Leur marche se dirigeait sur la capitale du royaume, où ils espéraient arracher, l'épée à la main, une paix équitable, l'ne armée royale qui s’opposa à eux , forte de treize mille hommes, dans le duché de Bourgogne, sous le maréchal de Cossé, ne put arrêter leur marche. On en vint à un engagement, où les protestants remportèrent divers avantages sur un ennemi bien supérieur en nombre. Répandus le long de la Loire, ils menaçaient l’Orléanais et l’Ile-de-France de leur prochaine apparition, et la rapidité de leur course inquiétait déjà Paris.

Cette résolution eut son effet, et la cour commença enfin à parler de paix. On redoutait d’en venir aux mains avec une troupe, peu nombreuse, il est vrai , mais animée par le désespoir, qui n’avait plus rien à perdre et était prête à vendre chère-

494 HISTOIRE DES TROUBLES OUI PRÉCÉDÈRENT ment sa vie. Le trésor royal était épuisé, l’armée très-amoindrie par le départ des auxiliaires italiens, allemands et espagnols, et dans les provinces la fortune s’était déclarée presque partout en faveur des rebelles. Si dur qu’il parût aux catholiques de céder aux sectaires qui les défiaient, et avec quelque répugnance que plusieurs de ces derniers consentissent à déposer les armes, et à renoncera leurs espérances de butin, à leur liberté anarchique, cependant la nécessité, de plus en plus impérieuse , fit taire toute contradiction , et l’avis des chefs se prononça si sérieusement pour la paix ; qu’elle fut enfin conclue, au mois d’août de cette année, aux conditions suivantes :

La cour accorda aux réformés une amnistie générale du passé; le libre exercice de leur religion dans toutes les parties du royaume, la cour seule exceptée; la restitution de tous les biens confisqués pour cause de religion, et un droit égal à toutes les fonctions publiques. Outre cela , on leur laissa encore pour deux ans quatre places de sûreté, qu’ils étaient autorisés à occuper avec leurs propres troupes et à confier à des commandants de leur religion. Les princes dé Bourbon et vingt seigneurs de la première noblesse durent s'obliger par serment à rendre ces quatre places (on avait Choisi la Rochelle, Montauban, Cognac et la Charité), à l’expiration du temps fixé. Ainsi, ce fut encore une fois la cour qui céda, et qui, bien loin de mériter, par des concessions qu’elle ne pouvait faire de bon cœur, la reconnaissance des réformés, fit un humiliant aveu de Son impuissance.

Alors tout rentra de nouveau dans l’ordre, et les protestants se mirent à jouir, avec leur insouciance antérieure, de leur liberté de religion péniblement conquise. Plus ils devaient être convaincus qu’il ne fallait pas attribuer les avantages récemment obtenus à la bonne volonté , mais à la faiblesse de leurs ennemis et à leur propre force, plus il leur était nécessaire de se maintenir vis-à-vis d’eux dans cet état de puissance, et de surveiller les démarches de la cour. I.a condescendance de celle-ci était en effet beaucoup trop grande pour que l’on pût y avoir confiance, et sans vouloir précisément raisonner d’après le résultat, on peut soutenir avec assez de vraisemblance que le

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premier projet de l'horrible attentat qui fut exécuté deux ans plus tard doit remonter à ce temps-là.

Tant 4’échecs, tant de retours surprenants de la fortune de la guerre, tant de sources inattendues de secours ouvertes aux huguenots, avaient enlin dû persuader la cour que c’était une vaine entreprise de vouloir vaincre de vive force ce parti qui toujours ressuscitait et toujours se fortifiait, et obtenir sur lui un avantage décidé par la voie suivie jusque-là. Répandu dans toute la France, il était sûr de ne jamais éprouver une entière défaite, et l'expérience avait appris que tous les coups partiels qu’on lui portait ne pouvaient mettre en danger sa vie même. Accablé sur une des frontières du royaume, il se relevait d'autant plus redoutable sur une autre , et chaque nouvelle perte éprouvée semblait ranimer uniquement son courage et augmenter le nombre de ses adhérents. Ce qui au fond lui manquait quant aux forces réelles était compensé par la fermeté , l'habileté et le courage de ses chefs , que nul revers ne lassait, nulle ruse n’endormait, nul danger n’ébranlait. A lui seul déjà, Coligny valait toute une armée. « Si l’amiral devait mourir aujourd'hui, déclarèrent les délégués de la cour, quand ils entrèrent en négociation pour la paix avec les huguenots, demain nous ne vous ollririons pas un verre d’eau. Croyez bien que son seul nom vous donne plus d’importance que toute votre armée, quand on la doublerait. » Tant que la cause des réformés était dans de telles mains, toutes les tentatives faites pour les accabler devaient être vaines. Ce n'était que lui qui tenait uni en un seul tout le parti dispersé , lui apprenait à connaître et à employer ses forces, lui procurait de la considération et de l'appui du dehors, le relevait de toute chute, et le retenait d'un bras ferme au bord de l'abîme.

Convaincu que la perte de tout le parti dépendait de la mort de cet homme, on avait déjà, l'année précédente, fait prononcer contre lui par le parlement de Paris cette honteuse sentence de proscription qui devait armer contre sa vie le poignard des assassins. Mais, comme ce but n’avait pas été atteint et que la paix nouvellement conclue annulait cet arrêt du parlement , il ' fallut tendre à la même fin par une autre voie. Fatigué des obstacles que l’esprit de liberté des huguenots avait opposés

depuis si longtemps à raffermissement de l’autorité royale, provoqué en même temps par la cour de Home , qui ne voyait de salut pour l'Église que dans la ruine entière de la secte, excité par un sombre et cruel fanatisme, on résolut enfin de se débarrasser, par un seul coup décisif, de ce dangereux parti. Si l’on réussissait à lui enlever d’un coup tous ses chefs, et à diminuer rapidement et notablement le nombre des sectaires par un commun massacre, on l’aurait rejeté à tout jamais, l’on s’en flattait du moins, dans son néant, on aurait retranché d’un corps sain un membre gangrené, étouffé pour toujours la flamme de la guerre, et sauvé l’État et l’Église par un seul dur sacrifice. Par de telles raisons décevantes, la haine religieuse, l’ambition et la soif de vengeance se mirent d’accord avec la conscience et l'humanité, et imputèrent à la religion la responsabilité d'une action pour laquelle la nature sauvage elle-même n'a point d’excuse.

Mais, pour porter ce coup décisif, il fallait d’abord s'être assuré des victimes qu’il devait frapper, et là se présentait une difficulté presque invincible. Une longue suite de perfidies avait étouffé la mutuelle confiance , et, du côté des catholiques, on avait trop souvent appliqué, et d’une manière non équivoque, la maxime « qu’envers les hérétiques nul serment ne lie, nulle promesse n’est sacrée. » Les chefs des huguenots ne comptaient sur aucune autre sûreté que celle que leur donnaient leur éloignement et la force de leurs châteaux. Même après la conclusion de la paix, ils augmentèrent les garnisons dans leurs villes, et montrèrent par la prompte réparation des fortifications, combien peu ils se fiaient à la parole royale. Quelle possibilité y avait-il de les attirer hors de leurs remparts et de les mener au-devant du couteau du sacrifice? Quelle vraisemblance de s'emparer de tous à la fois, supposé même que quelques-uns en particulier se laissassent prendre à la ruse? Depuis longtemps déjà ils avaient recours à la précaution de se diviser, et, lors même que l'un d’eux se confiait à la loyauté de la cour, l’autre se tenait d'autant plus sûrement à l’écart, pour conserver un vengeur à son ami. Et pourtant l’on n'avait rien fait, rien, si l’on ne pouvait tout faire; il fallait absolument que le coup fût mortel , général et décisif, ou qu’on y renonçât entièrement.

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Il s’agissait donc d'effacer complètement l’impresSion des anciennes perfidies et de regagner, quelque prix qu'elle dût coûter, la confiance perdue des réformés, Pour arriver à cetfe fin , la cour changea tout le système de conduite qu’elle avait suivi jusque-là. Au lieu de la partialité dans les jugements dont les religionnaires , même au milieu de la paix , avaient eu tant de raisons de se plaindre, on observa, à partir de ce moment, la plus uniforme justice; on cessa tous les empiétements que jusqu'alors, du côté des catholiques, on se permettait impunément contre eux ; on châtia , avec la plus grande rigueur , toutes les violations de la paix; on satisfit sans difficulté à toutes leurs demandes équitables. En peu de temps, toute différence de religion parut oubliée, et la monarchie entière pareille à une paisible famille, dont Charles IX , comme un père commun , gouvernait tous les membres avec une égale justice, les embrassant tous d’un même amour. Au milieu des tempêtes qui ébranlaient les royaumes voisins, qui troublaient l’Allemagne, menaçaient de renverser la puissance espagnole dans les Pays-Bas, ravageaient l’Ecosse, et faisaient chanceler en Angleterre le trône de la reine Élisabeth, la France jouissait d’un repos profond, inaccoutumé, qui semblait témoigner d’une révolution complète dans les sentiments et d'un changement total de maximes, bien que ce changement n’eût été précédé d'aucun combat décisif, sur lequel il pût être fondé.

Marguerite de Valois, la plus jeune fille de Henri II, n'était pas encore mariée, et l’ambition du jeune duc de Guise osait élever ses espérances jusqu’à cette sœur de son roi. Le roi de Portugal avait déjà demandé la main de cette princesse, mais sans succès, parce que le cardinal de Lorraine, toujours puissant, l’enviait à tout autre qu’à son neveu. « L’aîné des princes de ma maison, dit l’orgueilleux prélat à l’ambassadeur de Sébastien, a épousé l’aînée des deux princesses'; au plus jeune convient la plus jeune. » Mais Charles IX, ce monarque jaloux de sa grandeur, ayant accueilli avec humeur la prétention hardie de son vassal , le duc de Guise se hâta d’apaiser sa colère en

I. Claude, la seconde fille de Henri II et l'ainéc de Marguerite, était mariée .\ Charles II, duc de Lorraine.

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498 HISTOIRE DES TROUBLES QUI PRÉCÉDÈRENT épousant sans retard la princesse de Clèves. Cependant voir un ennemi et un rival en possession de celle vers qui il ne lui était pas permis d'élever les yeux, dut blesser d’autant plus sensiblement l’orgueil du duc, qu’il pouvait se flatter de posséder le cœur de la princesse.

C’est sur le jeune Henri, prince de Béarn, que tomba le choix du roi : soit qu’il eût réellement l’intention de fonder par ce mariage une étroite union entre les maisons de Valois et de Bourbon , et par là d’étouffer à jamais les germes de discorde; soit qu’il voulût tromper par cette fausse apparence les soupçons des huguenots, pour les attirer d’autant plus sûrement dans le piège. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il fut fait mention de ce mariage dés le traité de paix, et, quelque grande que pût être la méfiance de la reine de Navarre, la proposition toutefois était beaucoup trop flatteuse pour qu’elle eût pu la rejeter sans offense. Mais, comme cette offre si honorable ne fut pas accueillie avec l’empressement que l’on eût désiré et qui semblait en rapport avec son importance, on ne tarda pas longtemps à la renouveler, et à dissiper, par des preuves répétées de la réconciliation la plus sincère, les craintives hésitations de la reine Jeanne.

Vers ce même temps, Louis de Nassau, frère du prince Guillaume d’Orange, était venu en France pour engager les huguenots à secourir leurs frères des Pays-Bas contre Philippe d’Espagne. 11 trouva l’amiral de Coligny dans des dispositions très-favorables pour accueillir cette invitation. Son penchant, aussi bien que les raisons politiques, portait ce héros vénérable à ne pas laisser succomber à l’extérieur la religion et la liberté qu’il avait défendues avec un si généreux courage dans sa patrie. Il était attaché passionnément à ses principes et à sa foi, et son grand cœur avait juré une guerre éternelle à l’oppression, en quelque lieu et contre quelques personnes qu’elle s’exerçât. Conformément à ces sentiments, il regardait toute affaire, dès que la foi et la liberté y étaient en jeu, comme sienne, et toute victime du despotisme spirituel et temporel pouvait compter sur son cosmopolitisme et son zèle actif. C’est un trait caractéristique du sage amour de la liberté, qu’il élargit l’esprit et le cœur, et étend leur sphère aussi bien pour la pensée

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