La première édition ajoute : « Quoiqu'il fût innocent
2. Ici Schiller a supprimé un long morceau, qui, dans la première édition, commence l’alinéa suivant : « Cependant la trêve avec les Turcs touchait à sa fin; leurs mouvements devenaient de plus en plus suspects, et chaque jour rendait plus nécessaire un armement contre eux. Ce que l'empereur n'avait pu tirer des membres de la diète, il fallait maintenant qu’il cherchât à l’obtenir, par séduction, des états de ses propres domaines. Dans ces états, on le sait, régnait la même discorde religieuse, le même esprit de mécontentement que parmi les membres de l’Empire. Les mêmes difficultés devaient donc s’opposer à l’empereur. Les diverses provinces de la monarchie autrichienne refusèrent tic rien décider une à une, sans le concours des autres: mais une diète générale de tous les états pouvait aisément dégénérer en une périlleuse cou fédérât ton contre Matthias. Toutefois le besoin maintenant le dominait, et les états d’Autriche, de Bohême, do Moravie, etc., furent réunis à Lin/.. L’empereur ne négligea rien pour mettre en évidence la nécessité d’une guerre contre les Turcs. Quand vint le moment de prendre une résolution, les députés se trouvèrent sans pouvoir à cet effet. Cette diète autrichienne se dispersa donc sans fruit, comme la diète de l’Empire, et la fortune seule sauva l’empereur de l’extrémité où il était réduit. Les Turcs se inonttèreni eux-mêmes disposés à, etc. »