SCÈNE VI
la malveillance. Purifiez votre cœur de la malice; jetez vos masques hypocrites; laissez tomber de vos mains coupables la balance du jugement. Comment? croyez-vous que cette comédie de concorde me cache la discorde envieuse qui ronge jusqu’aux liens les plus sacrés de votre vie? Est-ce que je ne connais pas chaque individu de cette foule, qui veut me paraître vénérable par le nombre et l'ensemble? Mon œil vous suit, invisible.... La justice de ma haine vit de vos vices, (/tu vieillard.) Tu t’arroges le droit de réclamer mon respect, parce que l’ûge a blanchi tes tempes, parce que le fardeau d’une longue vie a courbé ta nuque?... Eh! je n’en sais que plus sûrement que tu es aussi perdu pour mon espérance. Tu descends , les mains vides , du zénith de la vie; le but que tu as manqué dans toute la force de l'âge, tu n’y atteindras pas en te traînant sur tes béquilles.... Votre espoir était-il que la vue de ces innocents vermisseaux (montrant les enfants) parlât à mon cœur?... Oh! ils ressembleront tous à leurs pères ; tous ces innocents, vous les mutilerez d’après votre propre image; vous les détournerez du but de leur existence.... Oh! pourquoi êtes-vous venus ici?... Je ne puis.... Pourquoi êtes-vous venus me contraindre à cet aveu?... Je ne puis vous parler avec douceur. (Il sort.