‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 257 sur 438 · M.AX · texte numérisé non relu

M.AX

Ou’y a-t-il donc encore à reprendre en lui? Qu’il décide à lui seul ce que seul il comprend? Eli bien! il a raison, et sans doute il persistera. Que. voulez-vous! il n’est pas fait iiour s’accommoder et se tourner avec souplesse au gré d’autrui : c’est contre sa nature , il ne le peut pas. Il a reçu en partage une âme de souverain, et il occupe une place de souverain. C’est un bonheur pour nous qu’il en soit ainsi. Il y en a bien peu qui sachent .se gouverner, u.ser sensément de leur bon sens.... C’est donc pour tous un bonheur qu’il se rencontre une fois un homme qui devienne un centre , un point d’appui pour des milliers d’hommes.... qui soit placé là comme une colonne inébranlable à laquelle on se tienne et s’attaclie avec joie et conliance. Tel est Wallenstein, et quelque autre peut valoir mieux aux yeux de la cour.... mais lui seul convient à l’armée.

QUESTESBERG.

A l’armée ! Ah! oui.

MAX

Et c’est un plaisir de voir comme il éveille, fortifie, ranime tout autour de lui ; comme , dans son voisinage , toute force se manifeste , toute faculté a sur-le-champ plus nette conscience d’elle-méme! 11 tire de chacun la vertu propre à chacun, et la développe; il laisse tout homme demeurer entièrement ce qu’il est ; il se contente de veiller à ce qu’il le soit toujours à propos. De la sorte, il sait faire, des moyens de tous, ses propres moyens.

QUESTENBERG.

Qui lui refuse la connaissance des hommes, l’art de les employer? Seulement son rôle de maître lui fait complètement oublier son devoir de sujet. Il semble qu’il soit né avec cette dignité.

Ne l’est-il donc pas? Le ciel l'a doué de toutes les forces

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