SCÈNE IV
LES PRÉCÉDENTS; THECLA, qui s'avance rapidement,
THÉCLA
Éimrgnez-vous ce soin, ma tante. Il l’entendra mieux encore de ma bouche.
MAX recule.
Mademoiselle! Que m’avez-vous fait dire, tante Terzky?
THÉCLA , à la Comtesse.
Y a-t-il longtemps qu’il est ici?
LA COMTESSE
Oui, et .son temps est bientôt passé. Mais où êtes-vous donc restée si longtemps ?
THéCLA.
Ma mère a encore tant pleuré! Je la vois souffrir.... et pourtant je ne puis rn’empôcher d’être heureuse.
MAX, absorbé dans sa contemplation.
■Maintenant j’ai de nouveau le courage de vous regarder. Aujourd’hui je ne le pouvais pas. L’éclat des pierreries qui vous entourait me cachait ma bicn-aimée.
THÉCLA
Ce n’étaient donc que vos yeux, et non votre cœur, qui me voyaient ?
MAX
üli ! ce matin , quand je vous ai vue dans le cercle des vôtres, que je vous ai trouvée dans les bras de votre pière, me sentant moi-même étranger dans ce cercle.... comme, en ce moment, j’étais pressé du désir de me jeter à son cou, de le nommer mon père ! Mais son œil sévère imposait silence à ma vive et bouillante émotion , et j’étais effrayé par ces diamants qui vous entouraient comme une couronne d’étoiles. .Mais aussi pourquoi faut-il que, dès votre arrivée, il ait tracé autour de vous comme un cercle magique , qu’il ait paré l’ange tout d’abord pour le sacrifice et jeté sur votre ême sereine le triste fardeau de son rang? L’amour peut bien adresser son hommage à l’amour, mais un roi seul peut s’approcher d’un tel éclat.