‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 347 sur 438 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

BüTTLER veut SC lever, il retombe sur son siège. Son dme est en proie à une violente agitation ; il essaye de parler et ne le peut. Enfin , il détache son épée du ceinturon et la tend à Piccolomini.

OCTAVIO

Que voulez-vous ? Remettez-vous !

Prenez !

OCTAVIO

Pourquoi ? Revenez à vous !

BÜTTLER.

Prenez ! Je ne suis plus digne de cette épée.

OCTAVIO

Recevez-la de nouveau de ma main , et portez-la toujours avec honneur pour le bon droit.

BÜTTLER.

J’ai pu trahir ma foi envers un empereur si généreux !

OCTAVIO

Réparez le passé! Détadiez-vous promptement du duc.

BÜTTLER.

Me détacher de lui!

OCTAVIO.-

Comment? Hésiteriez- vous?

BÜTTLER, éclatant d'une manière terrible.

Seulement me détacher? Oh! il ne doit plus vivre!

OCTAVIO

Suivez-moi à Frauenberg, où tous les fidèles se réunissent auprès de Gallas et d’Altringer. J’en ai ramené beaucoup d’autres encore à leur devoir: ils s’échappent dePilsen cette nuit.... BÜTTLER , après s’être promené çà et là , dans un état de violente agitation, rient à Octavio, avec un regard résolu.

Comte Piccolomini! l’homme qui a violé sa foi peut-il vous tiarler d'honneur?

Il le peut, quand son repentir est aussi sincère.

BÜTTLER.

Eh bienl laissez-moi ici.... sur ma parole d’honneur.

OCTAVIO

Quel est votre dessein?

LA MOHT DE WALLENSTEIN

BUTTLER

Liisscz-moi rester avec mon régiment.

OCTAVIO

Je puis me tier à vous. Dites-moi cependant ce que vous projetez.

BUTTLER

Les faits vous l'apprendront. Ne m'interrogez pas maintenant davantage! Ayez confiance en moi, vous le pouvez! Parle ciel! ce n'est pas à son bon ange que vous l'abandonnez! Adieu! ( Il sort. )

UN DOMESTIQUE apporte un billet.

Un inconnu a apporté ceci et il est reparti sur-le-champ. Ix‘s chevaux du prince sont déjà en bas. {U sort.)

OCTAVIO lit.

« Faites en sorte de partir. Votre lidéle Isolani. » .... Oh! que ne suis-je déjà loin de cette ville! Si près du port, me faudrait-il échouer? Parlons, partons! Il n'y a plus ici de sûreté pour moi. Mais où reste mon (ils?

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