‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 56 sur 438 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Sur la table de nuit deux flambeaux (diumés. -4u fond de la chambre ijuehiues Pages , endormis à genoux. Le liai, le haut du corps à demi déshabillé, se tient devant la table , un bras appuyé sur le fauteuil , dans une altitude pensive. Devant lui sont placés un mcdaUlon et des papiers.

LE ROI

Uu'dle ait eu jadis la tùlccxaltiie.... <jui peut le nier? Jamais Je n’ai pu lui donner d’amour.... et pourtant semblait-il qu’il lui manquât rien ? C’est démontré.... elle est liuisse. { A ces mots, il fait un mouvement , gui le rappelle à lui-même. Il lève les yeux et parait étonné.) Où étais-je? N’y a-t-il donc ici personne qui veille, que le roi ?... Uuoi ? les llambeaux sont déjà l éduits à ce point? Pourtant , il n’est pas encore jour, j’espère?... C’est fait de mon sommeil. Tiens la dette pour acquittée , Nature. Un roi n’a pas le temps de réparer les nuits perdues. .Maintenant je suis éveillé , et qu’il fasse jour! ( Il éteint les flambeaux et ouvre le rideau d’une fenêtre. — Peiulant gu il va et vient , il remarque les enfants endonnis et demeure pendant quelques instants en silence devant eux. Puis il tire la sonnette. ) Üoi't-on jieut-élre aussi dans mon anticliambie ?

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