I.E BRIGAND MOOR
Tout cc que lu voudras, mou père.... mais ceci, ne me le demande pas.
La scène suivante est ccllo de la mnrl du père et du meurtre d'Amalie. Schiller en cite dans la Critiyue ( vny. p. 191) le passade le plus remari|ual>le , qui est en même temps celui où les deux versions dilTèrcnt le plus. Elle se termine par l’allocution suivante de Moor aux brigands :
le brigand Moon, avec dignité.
Ne sentiez pas , quand Moor agit , c'est là mon dernier ordre.... Venez , formez un cercle autour de moi et écoutez le testament de votre capitaine mourant. (Il /Sx# un long regard sur la bantle.) Vous m’avez été fidèles , fidèles d'une foi sans exemple.... Si la vertu vous eût unis aussi étroitement que l'a fait le péché.... vous seriez devenus des héros, et l'humanité prononcerait vos noms avec délices. Allez et consacrez vos facultés à l’Étal. Servez un roi qui combatte pour les droits de l'humanité.... Que cette bénédiction soit mon dernier adieu. (A Schireizer et Kosinsky.) Vous, demeurez. ( Les autres brigands quittent la scène a pas lents el virement émus. )
Demeuré seul avec Schweizer et Kosinsky , jioüh reprend :
Donne-moi ta main droite, Kosinsky.... Schweizer, ta main gauche. (Il prend leurs mains , et , debout entre eux. il dit à Kosinsky : ) Tu es encore pur, jeune homme.... le seul pur entre les impurs. (A Sckueizer :) Cette main, je l’ai plongée profondément dans lo sang.... C’est moi qui l’ai fait. Par celte pression de la mienne, je reprends ce qui est de moi. Schweizer! tu es pur !... (Il élève avec ferveur leurs mains vers le ciel.) Père qui es aux deux ! Ici je te les rends.... Ils te seront attachés plus ardemment que ceux des tiens qui jamais ne sont tombés.... Je lo sais à n’en pas douter. ( Schweizer et Kosinsky, des deux cités de .Moor, se jettent, par devant lui , au cou l'un de l'autre. ) Pas maintenant.... pas maintenant, de grâce, mes amis. Épargnez mon courage dans cette heure décisive.... Un comté m’est échu aujourd’hui.... un trésor sur lequel nulle malédiction n'a encore étendu son aile de harpie.... Partagcz-lc entre vous , enfants ; devenez de bons citoyens , et si, pour dix dont j’ai causé la perte, vous faites un seul heureux, mon âme est sauvée.... Allez.... point d’adieu!... Au delà du tombeau nous nous reverrons ... ou peut-être aussi ne nous reverrons-nous pas.... Parlez! vite! avant que je m’amollisse. ( Tous deux sortent , en se couvrant le visage. )
LE brigand Moor seul , aiec beaucoup de sérénité.
Et moi aussi, je suis un bon citoyen.... Ne rttis-je pas accomplir la loi la plus affreuse? l'honorer? la venger? Je me rappelle avoir parlé, en venant ici, à un pauvre officier (au lieu de pauvre diable, qui est ilans la première version, p. 16k), etc.
Le reste comme dans l'édition originale.
LES BRIGANDS