‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 127 sur 372 · POUR LE THÉÂTRE NATIONAL DE MANNHEIM · texte numérisé non relu

POUR LE THÉÂTRE NATIONAL DE MANNHEIM

( Suit la liste des rôles et des acteurs qui les remplissent. )

L'action se passe en Allemagne, dans l'annéo où l'empereur Maximilien publia la paix publique perpétuelle. Vu la longueur de la pièce , on commencera à 5 heures précises.

[Suivent les prix des places , et dans le nombre il en est une de 8 kreutcers ou environ 30 centimes. Puis vient une sorte de proclamation compo-

1. Cette lettre, comme je l'ai dit plus haut, est également de Sehiller, aussi bien que l'avis qui la précède

LES BRIGANDS

sec. par Schiller et retouchée par Dalberg. Nous la donnons ici , telle quelle a été affichée; on trouvera dans la correspondance , dans une lettre à Dalberg du 12 décembre 1782, le morceau original envoyé par le poêle : )

l’auteur au public:

Les brigands, peinture d’une grande âme égarée, pourvue de tous les dons qui peuvent rendre excellent, et, avec tous ces dons.... perdue. Un feu effréné et de mauvaises liaisons corrompirent le cceur du malheureux jeune homme , l'entraînèrent d'abtme en abtme, A travers toutes les profondeurs du désespoir , jusqu’à ce qu'à la fin il se trouva à la tète d'une bande de meurtriers et d’incendiaires et entassa horreurs sur horreurs : sublime et grand toutefois, majestueux cl respectable, même dans le malheur, et, par le malheur, corrigé et ramené à l’excellent. Dans la personne du brigand Moor , on pleurera et haïra un tel homme; il inspirera horreur et amour. — Franz Moor , hypocrite rampant et sournois , démasqué, et emporté par l’explosion de ses propres mines. — Le vieux Moor , gâtant ses enfants et auteur de leur corruption et de leur malheur.— Dans Amalie, les tortures d'un amour romanesque et le supplice d'une passion tyrannique. — Le regard pénétrera aussi, non sans horreur, dans la vie intime de la perversité, et on remarquera combien peu toutes les dorures de la fortune parviennent à tuer le ver intérieur de la conscience.... et comme la terreur et l'inquiétude, le repentir et le désespoir talonnent du près le coupable. Que le jeune homme considère avec etîroi la fin des déportements effrénés, et que l'homme fait ne sorte point du spectacle sans en emporter cette leçon , que la sage main de la Providence sait employer aussi le scélérat comme instrument de ses plans et dénouer merveilleusement le nœud le plus embrouillé de la destinée.

LA

CONJURATION DE FIESQUE

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